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Chemins de textes

Tag: voyageur

Antique

L’air que je respire provient d’une autre époque
D’un temps d’héroïsme et de victoires sur soi-même
D’une ère de hautes valeurs d’idéaux et de foi
Mes poumons ne tolèrent qu’un souffle universel

J’inspire le vent des cimes d’où le monde se contemple
J’exhale dans ces grottes qu’habite la solitude
Je médite mon passage d’un univers à l’autre
Je parle au chant qui coule et je ris aux nuages

Car le soleil qui me réchauffe vient d’un futur lointain
Qui voit régner la paix et pleuvoir sur les peuples
Une divine abondance sans d’autre prix à payer
Qu’une gratitude ultime qui nous rend généreux

Ma plume anachronique vient d’un oiseau mythique
Féroce comme un phénix qui donnerait conférence
Se consumant d’amour devant son auditoire
Pour que ses cendres inspirées délivrent son histoire

Étrangère à ce siècle d’intelligence blasée
Où tout le monde a compris mais reste malheureux
Croit que la quête s’arrête quand on trouve la révolte
Et se croit plus solide que le rire du cristal

J’ai vu toutes leurs excuses pour ne pas écouter
J’ai entendu leur peine d’avoir fermé les yeux
J’ai proposé de l’eau pour cellui qui a soif
Et vu des gens mourir de s’être détournés

Je transporte mon époque de contes et de mystique
Où les ondes modernes se mêlent aux vibrations
Sachant que ces images nommées imaginaire
M’ont sauvé plus sûrement que toute autre équation

Voyageur

Malgré la lassitude
Je me force à écrire
Comme le voyageur à bout de forces dans le désert
Je vois un poème comme une oasis
Nos larmes se diluent à la source du verbe
Je sens monter la puissance
A mesure que mon âme se dilate
Je prends appui sur son évanescence
Puissent mes paroles se voir pousser des ailes
De sorte qu’elles vous emmènent là où la vie est belle
Et la douleur un souvenir
Je ne veux pas mourir sans avoir donné ma sève
Sans avoir vécu mes rêves

En dépit des pleurs qui ont coulé
Je suis sérénité
Tel le voyageur à bout de forces dans le désert
Je crois à ce mirage
Qu’il soit illusion ou bien salut cela n’a aucune importance
Je crois en mes images le reste n’a aucun sens
Puisqu’on est voués à s’égarer dans des dédales de miroirs
Où notre ego cent fois blessé nous incite à la censure
Et la crainte de souffrir devient notre pire ennemi
Je viens briser tous ces reflets
Munie d’une intention pure
Pour qu’on ait plus peur les uns des autres
Pour propager l’amour dont nous sommes les apôtres

Tel le voyageur à bout de forces j’étais à terre
Et je me suis relevée quand je l’ai vu
Et si je marche et si j’ai encore la force d’avancer
C’est que ce rêve
J’y ai cru

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