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Chemins de textes

Tag: souvenir

Merci

Merci pour
Les émotions pures
Pour que le souvenir dure
Le passé se murmure
Écrire du fond de l’enfer
Revenir pour se taire
Fière
Et laisser sa dignité choir
Son cœur
Virer au noir
Prier pour la gloire
Et puis ne plus y croire
Il va pourtant falloir
Un soupçon d’espoir
Et puis se battre encore
Plus fort
Pour un rien, une semence
Un reste de démence
Zeste d’incohérence
Un geste, une danse
Une errance
Une musique de fous
Et puis c’est tout

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Je me souviens

Je me souviens
Du silence
Avant que mon ego ne vienne souiller la page blanche des conceptions de mon imaginaire
Il y avait le silence
L’espace de tous les possibles
J’y voyais
Des histoires d’amour et tous leurs adieux qui n’en finissent pas
J’entendais
Le son de ta voix
Frémir d’un appel dont je ne reviens pas
Alors que j’empruntais cette route dénuée de souvenirs
Je me souviens de ma candeur virginale
Je me souviens que le parcours était semé d’embûches
Et que je n’en ratais aucune
Je me souviens que j’avais le sens de l’humour
Mais surtout

Je me souviens
Du silence
Lorsque je criais à l’aide
Étais-je muette ou entourée de sourds
Je me souviens que je ne croyais qu’en l’amour
Et que j’ai tout donné pour ça
Je me souviens
Du silence
Avant de mourir
Ou de renaître
Tout en clamant des chants de bataille
Le jour c’était la lutte et la nuit la guerre
Je me souviens du silence
De l’extase
Lorsqu’avec la mort et le cosmos réunis
Je dansais sans mon corps
Et je chantais de la voix de l’univers
Je me souviens
En silence
Du temps où je savais me souvenir

univers mystique bis

Phoenix

Ceci est ma lettre du fin fond du silence
L’ennui me brûle la peau
Ici les roses ont un parfum vénéneux
Et l’espoir est si ténu
 
Sur la route
Je place un manifeste d’une joie implacable
Je suis revenue
Pour une seconde ou pour mille ans
Là où le souvenir a fait cramer mes rêves
Aux limites du refus, de la fièvre
Je ne partirai plus
 
Ceci est un appel déchiqueté et tremblant
La dernière soif de l’alcoolique
Le secret de l’alcôve
Un reste de tentation démoniaque
Un chant qui s’élève de toute son arrogance
 
Je ne suis plus morte, enfin
Je ne suis plus morte.

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