IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: société

Super

Manger des super-aliments
Se reconnecter avec les éléments
Qui nous adressent médicalement
Les voeux d’amour du Créateur

Faut voir le prix d’une amande
Alors ce sont nos envies qu’on émonde
Ne reste que la pure demande
La gratitude qui n’attend pas demain
Le pardon pour nos propres démons
Et nos vibes angéliques qui se gèlent
Au point de pulvériser les portes des geôles
Pleines de radicaux libres
Comme des baies de goji
N’ont rien à mettre en gage que la substance d’un songe
Je pense à eux quand je mange
Et, si l’amour est magie,
Si c’est à l’appel de la foi que Dieu réagit,
Alors il est vain que l’attente se prolonge

J’ai la justice qui me démange
Pour toustes celleux qui se sentent à la marge
Qui accusent le démiurge
La Lumière qui émerge j’en reçois les images
Elle balaie les mensonges
En réveillant celleux qu’elle dérange
Par une caresse des phalanges

Je suis une éponge qui exprime ce qu’elle absorbe
Quitte à mouiller la page
Pour mes 42 piges, j’ai reçu pas mal de codes
Je me suis offert un alphabet
Pour reprendre au début
Quant à ma tisane au moringa
Je l’ai pas encore bue

Et tics

Les gens qui ont pitié de notre qualité de vie
Sont les plus pathétiques
Même si ce n’était qu’une question d’esthétique
Je n’échangerais pas ma place contre leur carrière en toc
Souvent menée au mépris de l’éthique
Un rythme acharné pour se payer toutes ces choses
Qui leur permettent d’être médisants
Regarder de haut les “moins méritants”
S’imaginant qu’on les envie
Nous qui avons d’autres enjeux
Mais finalement
Certains font bien des monuments aux coffres-forts
Je m’épargnerai l’effort
Quand on est sans enfants on veut rendre ses parents fiers
Je n’en ai plus rien à faire
J’ai déchiré la facture, démasqué les acteurs;
Ma foi reste mon seul atout
C’est pourquoi quand je présente mon âme à la lune
Au soleil
Elle est toujours parée de ses plus beaux atours

Elle est toujours pareille
Malgré la violence qui l’entoure
La flamme de Vérité qui jamais ne vacille
Brille sur ton parcours

SomOeil

Rien que pour trouver le sommeil
Il faut faire l’impasse sur
Les torrents de soucis que chaque jour nous assène
Chaque jour sous le joug du capital
La valeur accordée à l’enrichissement personnel
D’un certain nombre de privilégiés qui ne sont
Que des noix pourries dans la main du karma

Pour la plupart il s’agit de survivre
Ménager ses nerfs dans la jungle des compétitions
Qui s’accumulent comme s’accumulent les casquettes
Qui ne veut pas être premier
Se retrouve invisible
Enveloppé d’un brouillard incompréhensible À ceux qui luttent sans y arriver

S’extraire de la pensée du temps qui passe
De l’obsession de réussir
Sa vie ou de passer la semaine
Sans avoir à faire fonctionner ses méninges
Dans le seul but d’arracher au système
Quelques euros pour résoudre quelques-uns des problèmes
Les plus urgents

Que vont-ils inventer pour confisquer nos dernières ressources disponibles
Tout en nous observant en train de se faire la guerre
De se laisser diviser par des idées qui ne sont pas propres à nous
Mais à des concepts abstraits ou à des noms
Qui nous évoquent les nues

L’amour est inné
Qu’allons-nous inventer pour toucher notre dû
Est-ce à la vengeance que l’on veut se dédier ?
Alors que ce rêve perdure
Poétique prophétie qui ne peut que se dire
Porteuse d’espoir dans les temps les plus durs

Rien que pour trouver le sommeil
Réveiller la mémoire de cette force pure
La confiance absolue comme armure
Et la lumière
Douce comme une chanson qui se réverbère

Un petit tour

Un petit tour
La piste est grande
Et le ciel assez vaste
J’en vois qui ramassent les pépites dévoilées par une plume iconoclaste
Je déplace ma foi sur un autre terrain
S’Il m’a donné la force de supporter la faim
Nous sortir tous du gouffre devient un jeu d’enfant
Que plus personne ne souffre enfin
De cette indifférence infecte
Qui n’est pas l’œuvre de Dieu mais le produit des humains

Et puisque j’aurai tout perdu
Puisque rien ne m’appartient
Je vous offre en mémoire cette lutte détraquée
Ces rythmes désaxés
D’un animal traqué
Traquée par la peur du cambrioleur
Par l’angoisse surréelle
Par les mensonges formels
Et libérée par les ailes d’un pigeon qui s’envole
Angoissée par la mort
Par son inexistence
Comme menacée par les nuages qui s’amoncellent

A la source
Une lueur dans l’éternel
Comme une flamme dans les ténèbres
Qui résiste à tous les vents
Tel un sourire dans le ciel
Je vais, je viens
D’une petite étincelle
Féconder le néant

Nous vivons sur les vestiges d’une civilisation perdue
Égarée quelque part dans les couloirs de l’administration
L’absorption des chocs est l’affaire des voitures
Et les humains douillets
Tètent au biberon de quoi ne pas grandir
Sous peine de dépasser son propre ordinateur
On baise comme on danse sur un rythme binaire
Et comme on parle on se respire
La conscience viendrait d’ailleurs?
Tous les mots qui font mouche sont dit sans réfléchir
Au contraire
Vous l’avez pris pour cible
Le miroir est traversé de part en part
Que cela nous transperce
Nous bouleverse de bonheur

Un, deux…

Je rappelle que tous ceux qui n’ont pas apprécié mon sens de l’humour
Étaient libres à tout instant d’arrêter la plaisanterie
Du moins de l’enrayer par un obstacle sérieux
Non à cette blague sordide qui impose à nos vies
Tant de traites à payer
De charges à assumer pour simplement jouir en échange
Non à l’emprise de la vertu sur le vice
Si l’un se fait juge il rend l’autre victime
Non aux cadences horaires
Ne comptez pas sur moi pour vos tortures régulières
C’est non
Non au pied bandé de la femme moderne
Non au piédestal
Je dis non au pied d’une stèle qui pourrait bien porter mon nom…
Je dis non au gaspillage de ces petits anges enchaînés sur des bancs scolaires
Je dis non à tout ce qui voudrait récupérer la colère
Je dis non à la dernière des organisations conventionnelles internationales non gouvernementales sans but lucratif
Parce qu’une telle entité existe déjà elle s’appelle Terre
Non à toute réunion de personnes en vue d’organiser de mécaniser de rationaliser le fonctionnement admirable de la nature
De telles prouesses nous mettent à l’écart
Et s’il faut qu’on compare ce qu’on fait sera pire
Pire que de dormir quand on a envie de dormir
Et laisser jouer les enfants dehors
Je dis non à l’obligation d’être conforme
Même à soi
Non au travail forcé des vers à soie
Et comme on est entre soi je vous le confie pour moi-même
A la question de savoir si j’aime
La réponse est oui

agents_stresseurs_2

Je slame

Avec toujours les larmes au bord des yeux
J’écris pour ne pas crier ne pas criser
Ce n’est vraiment pas aisé vous savez
D’être pour certains une sœur, une amie de cœur
Pour son amant une chatte parfois une mère
Pour son patron une perle et tant que fille
Ne pas décevoir son père
Dans la ronde de mes devoirs je m’oublie si souvent

Et je slame
Quand j’ai du vague à l’âme
Quand mes fusibles sont sur le point de cramer

Avec toujours la gerbe au bord des lèvres
J’écris pour ne pas crier ne pas criser
Quand je vois avec quel talent d’orfèvre
Ils font passer leurs calculs iniques
Leurs lois absurdes leurs occultes pratiques
Pour le bien de la République

J’écris pour ne pas vomir et chaque jour ça empire
Ils expédient sciemment des gens vers la misère
Tout en exploitant ouvertement les richesses de leurs terres
Et leur adressent la facture, faut le faire !
Dans la litanie du 20 heures qui égraine nos malheurs
Je renie si souvent ma carte d’électeur

Et je slame
Quand on nous prend vraiment pour des ânes
Que la cité a déjà commencé à cramer

J’ai du combustible pour le feu de votre colère
Avec toujours la flamme au bord du cœur
Je passe volontiers du pacifisme à la névrose
C’est avec un plaisir certain que j’explose en mille poèmes
Plus quelques débris de prose

Attention ça blesse
Il faut les ramasser avec des gants
Certains ne demandent qu’à faire couler le sang

L’hémorragie toujours au bout du stylo
Je ne demande aucun pansement
Juste le courage de faire ce pas en avant
De passer les bornes
Dans l’autre sens
J’ai longtemps été trop conne
Pour exploiter mon intelligence dans le bon sens
Celui des interdits

J’ai fait sensation dans un certain genre de délits qui accaparent d’autres sens
Mais insensée
J’en ai dévoyé jusqu’à l’essence

Il me manquait juste un peu de présence d’esprit
J’ai donné au-delà de toute décence
Il est temps pour moi d’esquisser une autre danse
Et je slame

Je grave mon rythme lyrique quelque peu erratique
J’imprime la voix tranquille de mon esprit indocile
Pour organiser nos espoirs en armées

Il paraît que ce monde n’est qu’une vallée de larmes
Et moi
Je slame

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