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Chemins de textes

Tag: refuge

Anti…iste

Je viens mettre les points sur les I
Au travail maintenant
Sous le regard des aigles chouettes
Papillons fantastique et plantes fluorescentes
On peut amortir la descente
Sans précipiter en enfer
Nos rêves et les générations futures
Sans se déclarer la guerre
Mais en cessant de nourrir les armes
Pour nourrir les enfants
De faire exécuter des âmes
Pour le plaisir des grands
Peut-être pas besoin de tout mettre par terre
Juste changer quelques têtes et on sauve la piste

La misandrie sauvera pas la planète
Si chaque minette se met en tête
D’avoir un matou plutôt qu’une quéquette
Il va falloir vider les refuges p’têt
Car ces boules de poils ravagent l’écosystème
Et des animaux sont tués pour nourrir celui que tu aimes
Ça me fait aussi de la peine
Ces créatures errantes sous des pluies diluviennes
Affamées d’amour, en manque d’abri
À les voir si vulnérables le cœur bondit Comme un cabri

Ne nous égarons pas dans des parallèles scabreux
Le sujet c’est de sauver la Terre, ou l’amour,
Ou les deux

Mon arbre

Tu ne devais pas savoir en me donnant ce thème que j’ai un arbre, un arbre que j’ai élu, au bord de la Loire il y a quelques années. Je ne sais pas ce que c’est comme arbre, il a un tronc et des feuilles et des racines au sein desquelles je pouvais me loger. Je crois, j’ai l’impression d’y avoir grimpé mais… C’est flou, comme tous les souvenirs de cette époque. Il me semble bien pourtant avoir contemplé depuis une certaine hauteur le scintillement des pierres semi-précieuses que j’avais jetées dans le fleuve. Oui mon arbre fut le témoin de bien des égarements…
J’ai rencontré mon arbre lors d’une promenade solitaire. Je ne supportais guère que la nature et ses émissaires. Je trouvais refuge à son pied, tout au bord de l’eau… Et j’observais les oiseaux, les insectes vivre si libres que je les enviais. Ils n’avaient pas besoin d’amour eux. Ils n’avaient pas besoin de l’amour qui me détruisait.
Mon arbre est majestueux, il me prêtait sa force lorsque je m’appuyait contre son tronc. Mon arbre me manque parfois. Ou bien est-ce le souvenir des sentiments violents qui m’agitaient, et qui se reposaient seulement quand je rejoignaient mon arbre? Vivre en bord de Loire était un privilège. C’était trop bien pour moi, à croire que je m’étais trompée de vie. Cela ne pouvait pas durer. Mais mon arbre, lui, je l’ai mérité. Je l’ai caressé, écouté, je lui ai parlé… Peut-être m’a t-il sauvée. Car je retrouvais un semblant de raison lorsque je m’abritais sous son feuillage. Un zeste d’harmonie. Une accalmie dans la tempête de mes pensées. C’est cela la folie ? Je veux dire, c’est la tempête? Ou bien d’avoir un arbre, ou de se croire aimé?

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