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Tag: prophétie

Vegan Is Peace

Mon propre regard me procure un afflux de paix. C’est que je me suis entraînée à y mettre tant d’amour

Il y a un filtre automatique je crois

J’ai dû me faire violence pour regarder les gens dans les yeux {symptôme autistique par exemple}

Aussi on m’a appris à baisser les yeux devant toute autorité

Et comme celle de Dieu, je l’ai vu partout…

Ma timidité a dû en faire souffrir

Autant que moi j’en doute, mais c’est pareil pour tout un chacun, on a parfois la sensation que le pire du pire est pour notre route

Toute comparaison est source de souffrances mais le savoir, est-ce que ça vous libère ? Moi oui

Cosmos

Son encre répand la lumière sur la nuit
Elle aurait froissé le cosmos
Si c’était une page blanche
Mais c’est une page noire

Elle traverse l’obscur redouté par l’ignare
Porteuse d’une vérité que personne n’ignore
Murmurée à son oreille par ces dieux qui régnèrent
Et règneront encore

L’Humanité ce navire, que l’on dirige vers
Qui veux-tu voir passer par dessus-bord
Cela dépend de qui tient la barre
En émergeant du brouhaha
La réponse t’éblouira

En dernier recours

A la base c’est une question, douloureuse, lancinante, ou comme un manque, un appel auquel la plume répond en quelques lignes qui semblent jaillir d’au-delà de soi…
Et la réponse est là, au bout d’un écrit dont l’essence est la même quelque que soit la nature du cri
Non tu n’es pas seule, à souffrir cette vie, à sangloter en silence sur son vide de sens et ça veut dire, ça veut dire qu’il y a tout un royaume auquel certains d’entre nous aspirent, qu’il y a tout un possible d’amour et de paix qui nous inspire.

Et si vous me sentez sombre, c’est qu’il y a tout un aspect de la lumière qu’ils ont mésestimé, celle qui jaillit des plus profonds désespoirs, celle qui brille dans les reflets du sang que nos ancêtres ont versé et qui s’écoule encore des plaies des peuples opprimés
C’est cet insolent éclat qui me fait tenir quand je suis déprimée
Et cette rage au cÅ“ur a la chaleur d’un incendie sur un charnier
Et la tendresse d’une prophétie qui promet des lendemains de justice

J’ai d’abord assumé l’étiquette de rebelle idéaliste ou atteinte de folie douce
Et puis on m’a collé le nom d’artiste dont je rêvais en douce
Face au quotidien si affligeant que même le sexe viril a fini par s’octroyer le droit de pleurer
Indignation bien calibrée que l’on délivre à intervalles réguliers et selon la consigne pour une conscience tranquillisée
On nous drogue à grande échelle pour s’assurer de notre silence face à ce qui vicie nos existences
Diverses substances sur ordonnance ou en vente libre garantissent le calme dans les rangs des quidam qui défilent au pas sur le macadam ou au rythme des trames souterraines
Et pour les esprits les plus faibles les sirènes du système dont ils sont le cœur de cible
Consommer pour posséder pour être plus que son voisin consommer pour écraser ou pour oublier que l’on est toujours dans le besoin
Achetez achetez tout est à vendre j’ai vu des âmes au rabais après avoir été conditionnées
Emballage charnel sous vide d’amour
Le plaisir oui le plaisir est à la portée de toutes les bourses pleines…

Après l’orgasme capitaliste reste à attendre le règne de la misère
Quand sur les ruines de nos civilisations liberticides soufflera le vent glacé de la mort
On nous demandera à nous les vivants pourquoi n’avez-vous pas crié plus fort
D’où la violence d’un chant contre la surdité d’où sourd l’absurdité de l’injustice toujours en tête de lice de leur progrès alors

Moi vivante mon verbe vivant nous ne laisserons pas taire l’ardente insoumission
Tant que mes frères vivront la voix des ghettos dégueulera son témoignage des temps présents
Et tant qu’il y aura certaines de mes sÅ“urs pour se taire je serai là pour clamer les sévices que ce système enterre loin de vos oreilles et de vos yeux

Nos messages engagés déjà se propagent et marqueront les âges
Nul ne pourra prétendre qu’il ne savait pas

Imagine… qu’on fasse ce rêve ensemble… un rêve d’unité d’espoir par tous partagé
Et si tu n’en veux pas … tremble…

J’aurais pu finir ce texte sur une menace mais souvenez-vous, je suis celle qui écrivais des prières
Mon innocente candeur m’a joué bien des tours et malgré tous mes détours en dernier recours je ne suis que les voies confirmées par l’amour

Elles me conduisent parfois à marcher aux côtés d’une armée aux ailes noires comme à tremper ma mine dans des ruisseaux d’hémoglobine
Mais souvenez-vous je suis l’enfant issue de l’union des contraires et cette double nature m’amène à des émotions contre-nature où l’enfer et la foi pour un même combat marchent ensemble
Et si ça te dépasse… tremble
Car quand je prophétise de mes lyriques caresses d’autres préparent déjà le fatal assaut
En première ligne des cÅ“urs fêlés comme le mien assez fous pour faire fi de leur vie afin d’affronter l’infâme
Les faits que d’autres acceptent nous semblent infects on affûte notre verbal venin pour que ça vous affecte et mettre fin à l’humaine défection
Je suis celle qui a toujours rêvé de révolution et qu’importe les risques que j’encours
En dernier recours je ne suis que les voies confirmées par l’amour

rêvolution

J’imagine

Tandis qu’irrésistiblement avancent les pions assassins des temps présents
Je tisse un filet de mes mots
Pour que l’on se souvienne de ces jours
Qui emportent l’Histoire dans une marée de sang
On vomit nos griefs en rafales
Dans l’espoir de toucher votre âme de quelque rime perdue
Pour votre plus grand mal
Nous n’avons de sagesse que celle qui poussa sur ce lit de démence
Dans les terrains vierges de la pensée
Sur nos visages
Les sillons laissés par les relents d’un mauvais sort
Et sur la langue
Une prière prête à prendre son essor
Pour aller grossir les tomes des évangiles du millénaire
Cela fait si longtemps que les poètes prophétisent l’éclipse de la raison
La fuite des saisons
Rythmée par le nombre d’innocents régulièrement massacrés
Cela fait si longtemps que ça gronde en silence
Tel le bruissement d’une forêt millénaire
Qui plonge ses racines dans des eaux rances
Et c’est toujours demain que surgissent les colombes
Que se taisent les bombes
C’est toujours demain
Qu’il fera bon d’être humain

A ceux qui n’en peuvent plus d’attendre
A ces nuques qui se plient
A ces genoux fléchis
Qui par milliers implorent la fin des jours opprimés
Ces veines qui se vident
Ces yeux qui appellent de toute la force qu’ils n’ont plus
Pour que se tournent enfin vers eux nos faces livides d’indifférence
Mépris programmé par nos préoccupations de propriétaires
Pour de mesquins progrès qui nous paraissent prioritaires
S’étourdir en consommant pour atténuer sa conscience de l’enfer
Ces ailes qui se brisent
Ces enfants qui se taisent
Dans le paysage familier de l’horreur
Avec la vie se transmet la terreur d’exister
De temps à autre être atteint par d’attrayantes images
Où des humains évoluent dans d’autres paysages
D’abondance de biens qui se produisent et qui se jettent avec la même cadence folle
Et dans son dénuement
Rêver de tout plaquer pour entrer dans la danse
Du monde civilisé
J’imagine d’où peut jaillir la rage des justes
J’imagine qu’il y a un monde à prendre
Et qu’il nous attend là
Au bout de quelques pas que nous ferions ensemble
Quelques pas qui suffiraient pour que la terre tremble
C’est écrit dans les livres qu’on a si bien appris
Déjà des foules de sont levées et sur la foi de mots dits
Ont fait plier des empires
Puisse la parole éventer son plus bruyant secret
Par sa force
Des foules se sont levées à la face des tyrannies les plus veules
J’imagine juste que l’Histoire se répète comme elle nous a habitués à le faire
Car l’être humain ne supporte jamais les fers
Si longtemps
Que la colère finit par se taire

Ces vies qui se brisent
Et de ces corps brimés
Cette force qui naît
J’imagine

colombe