IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: patience

Vegan Is Peace

Mon propre regard me procure un afflux de paix. C’est que je me suis entraînée à y mettre tant d’amour

Il y a un filtre automatique je crois

J’ai dû me faire violence pour regarder les gens dans les yeux {symptôme autistique par exemple}

Aussi on m’a appris à baisser les yeux devant toute autorité

Et comme celle de Dieu, je l’ai vu partout…

Ma timidité a dû en faire souffrir

Autant que moi j’en doute, mais c’est pareil pour tout un chacun, on a parfois la sensation que le pire du pire est pour notre route

Toute comparaison est source de souffrances mais le savoir, est-ce que ça vous libère ? Moi oui

Bonté

Je ne vois que bonté
Même là où mon ego est heurté
Je bénis chaque entaille à ma fierté
L’orgueil n’est pas une vaine perte
Chaque être porte son cri d’amour
Il n’y a que la peur qui nous emporte à croire
Qu’il n’est pas là toujours
Dans chaque geste, chaque regard, chaque discours
Chaque parole, même les erreurs de parcours
Car rien ne peut distraire la Vérité qui suit son cours
Et c’est pas grave si t’as raté des cours
Il y aura toujours un.e Enseignant.e à ton secours
Ouvre bien ton coeur pour lui offrir ce rôle
À l’autre en face de toi, qu’il soit dur, qu’il soit drôle
Qu’il soit vague ou pertinent, car Jah est au contrôle
Apprend à écouter car dans cette intention
Se rejoignent tous les pôles
Ainsi Je serai ton épaule
Ton parapluie, ton armure, ton filtre à particules
Et dans la patience ton école
Tu verras que l’amour jamais ne recule
Que l’Ascension est inévitable, sonore ou tranquille
Que la Vie t’aime même quand elle te bouscule
Te voici dans un vol sans escale
Qui t’emporte au plus Haut du Ciel

Délices

Il y a des satisfactions si secrètes
Des délices de l’âme que la plupart des hommes ne peuvent comprendre
Ne serait-ce que la joie d’apprendre
Fait de toute vérité une chose belle à entendre
Je crains que mon sourire ne fasse que s’étendre
Tant pis pour celleux qui ne peuvent comprendre
Il suffit d’attendre

PaScience

Avec le ciment de la patience
On peut construire des ponts ou des citadelles
Pour réunir ou protéger
Surmonter des rivières de malentendus
Fortifier son cœur

Avec le sable de la patience
On dessine des plages où s’allonger tranquille
Pendant que les vagues du temps nous lèchent les orteils
Et que la menace du regret percute le rivage

Le vent de la patience peut déplier nos voiles
Comme il caresse l’espoir déraisonnable
Et apaise la brûlure des plus justes courroux

Quand patience devient l’abri où nos larmes se soignent
Et l’autel où nos armes se signent
Une fois les rêves remis en liberté

Subsistent une fois la confiance rendue
Les signes d’une victoire que l’on n’attendait plus.

25c8c192f5255de115c39e281e2d9793

(Illustration : labyrinthe de sel de Motoi Yamamoto)

Profite

Profite de l’ivresse pour glisser quelques mots
Quelques lignes de fuite qui n’auront pas de suite
Quelle que soit la portée de cet hymne nostalgique
De cet aveu transi à force de musique
Profite de l’instant où nous sommes égarés
Pour planter une étoile dans mon panier percé
En brûlant les icônes d’un futur dépassé
Par une jeunesse furieuse de son destin tracé
Pas de sens, pas de but, pas d’espoir effaré
Pas même une douleur à faire réparer
Pas l’ombre d’une artiste pour les récupérer
Juste une âme de poète à la plume cassée

Profite de ta fortune quelle que soit sa couleur
et si vient la sécheresse, creuse dans ton cœur
Quand couleront le sang les larmes et la sueur
Vois-les comme des preuves de ta divine ardeur
Et puisque Dieu est mort, abandonne la peur
L’enfer n’a pas de portes autres qu’imaginaires
Profite de ta faiblesse pour te laisser défaire
Tes craintes et tes angoisses d’être à la hauteur

Puisque plus rien ne reste, puisqu’on fait tous semblant
Profite de tous ces masques pour te faire un visage
Avec de la sagesse dehors, de la rage dedans
Et un soupçon de foi qui dessine une image
Profite de l’inconnu pour être vrai-e enfin
Profite du quotidien pour manier la surprise
Profite du fait que tu n’as pas d’emprise
Pour lâcher tous tes doutes au long de ce chemin
Profite de la misère pour créer ton trésor
Dans un outrage au temps inventer tes valeurs
Profite de l’éternel pour renaître à chaque heure
Et dans un sursaut profite de la mort

Je suis juste assez saoule, assez grise, assez lâche
Pour m’échapper un peu de ce qui nous attache
Pour profiter de la nuit à ma manière étrange
Je suis juste assez noire pour que cela dérange
Je suis juste assez femme pour détester le rose
Et assez remontée pour que la bombe explose
Je profite d’une tribune pour un texte mal osé
J’en profite pour me taire, et ce silence m’enterre
Je profiterai d’un lapsus pour étreindre ma colère
Profite de mon mutisme pour étaler ta prose
Car mon verbe rêve de tendres ecchymoses
Profite de ma patience qui tremble et qui attend
Profite de ma douceur tant qu’il est encore temps

111102_4862p_verre-vin-rouge_sn635

Patience

Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rêves
Pas de ces désirs éphémères et futiles et qui s’envolent à la première bouffée de vent pour laisser place à d’autres
Ni cette soif de possession que l’on appelle à tort amour
Il faut apprendre à tailler comme le fait l’orfèvre dans un diamant obscur
Et d’une gemme vulgaire exalter le précieux pour éviter la ruine de l’être
 
Je veille sur un joyau enfoui dans mes entrailles
Son éclat me parvient d’entre les failles sismiques alors je me rappelle pourquoi j’endure
Pourquoi même sous les claques du destin mon sourire perdure
Lui qui croyait avoir le privilège de l’ironie
Ma vie est mon message mais comme il est plus sage de savoir se taire
Nul ne saura de quels enfers je revins et reviendrai peut-être encore si je ne m’y perds
Peut-être auriez-vous peur de mon calme inexplicable
 
Étrange j’oscille entre la paix et l’attente perpétuelle du choc en retour
Voilà ce qui brise mes ailes
 
D’après leurs fables nous sommes tous coupables et condamnés à payer pour être nés
C’est tout juste si l’oxygène n’est pas taxé cela viendra respirer est déjà un privilège de riches
On se démène pour perpétuer un présent toxique c’est vrai que l’on consent activement à perpétrer notre statut de victimes
La complaisance est un fléau
On regarde nos défauts avec une feinte affliction
Mais combien songent à faire attention aux graines qu’ils sèment
Notre espérance de vie se gangrène pour quelques gestes pour un regard
Et c’est la haine qui crie victoire
J’ai si peur pour demain et le présent me rend si lasse
Le pire
C’est que je vois ce sentiment dans le miroir de vos regards
Nos chaînes nous harassent
Nous avons faim d’amour nous avons faim d’espoir
Et la soif de reconnaissance
Nous conduit à des actes que réprouve la conscience
Et lorsque tout le monde joue le jeu pourquoi chercher des preuves
Juste suivre le mouvement avec un acharnement qui nous crève
 
Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rêves
Creuser la roche des idées brutes et s’élancer de la falaise
D’où nos lendemains tombent ou s’élèvent

Screen-shot-2011-08-05-at-2.13.17-PM