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Feu aux Racines

Pour finir
Je suis pieds nus
Plantes à terre
Devant moi le tortillement immobile
D’un serpent de bois d’ébène
Dessin sinueux de cendres végétales et fossiles

J’insiste sur les mèches qui résistent
En brûlant des papiers
Sur lesquels j’ai inscrit des vœux
Afin que les esprits des éléments
Terre .. feu ō taire
Les portent à l’Atman qui Réalize
Ou les disperse dans l’atmosphère
Que tout un chacun respire

Une prière
Qu’elle soit commune commande
Ou trainée d’espoir dans l’air
Inspire
Élève nos vœux jusqu’à cette endroit de la Konscience
Où la foi se régénère,
Où la créativité se libère

Dans la prière nous sommes tous
Sœurs et frères car
C’est l’appel à notre Être de Lumière
Depuis notre être de chaire


Ouais ça déchire frère et non
C’est pas cher
Peuchère

3 par 3

Métisse

Assise au soleil
Réceptive telle une antenne émotive
Attentive aux vibrations qui guideront ma plume
Pour je l’espère vous transmettre une nouvelle émotion
Je suis tranquille
Docile
Et les images défilent
Visions du cosmos qui s’enfilent
Comme des perles sur un fil
Où nuit et jour se succèdent en un battement de cil

L’alliance des contraires
Je suis faite de cette matière première
Du Nord et du Sud
Du noir et du blanc
Pour un brun qui rappelle la couleur de la terre Mère
On a tous en soi un petit bout d’univers
Un soupçon d’infini dans un grain de poussière
Filiation divine ou bien humain mystère
Nos atomes des étoiles nous font frères
Il y a de quoi en être fiers
N’être qu’une humble créature
Mais terrain d’un combat qui dure
Entre le paradis et l’enfer

Et dire que je rêvais mon cœur pur

Je suis condamnée à m’asseoir
A même le mur qui sépare
Les deux versions d’une même histoire
A voir les victimes comme les barbares
Manipuler le devoir de mémoire
Je ne sais plus lesquels croire
Et j’en passe ds heures
A démêler en moi les leurres les erreurs
Liés à la conscience d’une race prétendument supérieure
Et j’en pleure
Des traces laissées par les ravages d’un esclavage encore ancré dans nos cœurs
Où est ma place ?
Nous sommes trop peu à porter ce drapeau d’un peuple imaginaire
Où nous serions tous unis et sœurs et frères
Trop peu à vivre et à saigner pour cette chimère
Et puis mon temps est éphémère
Et la bêtise humaine m’atterre
De rage ma plume se fait amère

Jeter un regard sur la Terre
Poser les yeux sur toutes ces guerres
Quand on y cherche de la lumière
Trop d’espérance est une torture
La cruauté de l’Homme serait dans sa nature ?

Et dire que je rêvais mon cœur pur