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Noire

Je

Suis

Noire

Plus noire que ne le dit mon épiderme

Je suis noire

Comme issue de la conception des temps

Noire comme j’ai pris le soleil dans mes bras

Noire comme la nuit est la partie claire de mon regard.

Je suis noire

Comme le compagnon de route de l’inexplicable

Je suis noire

Comme l’est à jamais le plus proche étranger

Je suis noire

Comme le plus pur chemin de la connaissance

Noire

Comme à quoi sert l’espoir si on n’a pas d’ailes pour marcher

Noire comme la différence

Noire comme l’invisible

Noire comme on ne peut pas me rater

Je suis noire

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Tiède

Toi dis-moi quelle angoisse il me reste
Après avoir vaincu la peste
De quelle boue vais-je tirer la fleur de lotus
Quelle magie laissera sa trace
Il n’y a plus d’espoir
Les plaines arides ont laissé place
A un océan sans rêves

Dis-moi que faire d’un volcan tiède
Là où le diable de son haleine fétide
Fertilisait mes prières
Pour en faire des poèmes brûlants
Du bleu de l’amour
Et le Phoenix y a laissé ses plumes
Il ne vole plus au firmament
Avec son squelette j’écris
Tranquillement ce que sera demain

Dis-moi quelles larmes, quels gestes
Arracheront le ciel alors que la faim n’est plus
Les cafards rampent indifférents aux radiations nucléaires
Et je n’ai que de l’eau claire
Pour abreuver les muses qui ont soif d’ambroisie
Faudra-t-il un nouveau séisme
Pour que le cœur reprenne sa danse
Et le corps sa transe nubile
Dis-moi

Mais il est vrai que je me consume encore
Dans les couloirs de l’illicite
Et que je m’en félicite
Ai-je tort
Des sens la paralysie
D’essence le parallèle
L’explosion se fait attendre
Sans malice

J’étais un mythe, un prophète mort-né
Et je suis
A peine une poétesse sans ivresse
Revenue d’un nuage de promesses
Atterrissage sans parachute
Original

Tais-toi
Ne me dis pas par quelle fêlure
S’écoulera l’encre noire
Mon monde s’écroule encore
Sans bruit
Dans la fumée de nos esprits
Je fuis

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L’antre du chaos

Je fus plongée en plein cœur des enfers et j’irradie encore d’un espoir insolent

Les plus vils des hommes m’ont craché à la figure
tout le mâle que leurs couilles ont pensé
de la plus innocente des femmes
sans écorcher l’amour le plus puissant

En l’espèce humaine j’ai goûté à pleine langue l’abject et le sacré dans le même pli de peau
Mes poumons ont noirci à l’air de nos rancœurs et mon cul a blanchi comme l’argent des dealers
Mon con damné par l’Etat d’ignorance, j’ai plongé en prière pour ma survivance

Voilà de quelle autorité je parle aujourd’hui

Au temps de mensonges et de vanités crasses, tout faire pour sortir de la danse, à n’importe quel prix

Préférer la mort à cette ronde funèbre – comme si l’on pouvait mourir autrement qu’en pensée – vivre autre !

Une pousse de lotus dans l’antre du chaos

Un rayon d’argent jailli de tes yeux pers

Dans l’ovule du cyclone

Je suis

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