IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: guérison

Vegan Is Peace

Mon propre regard me procure un afflux de paix. C’est que je me suis entraînée à y mettre tant d’amour

Il y a un filtre automatique je crois

J’ai dû me faire violence pour regarder les gens dans les yeux {symptôme autistique par exemple}

Aussi on m’a appris à baisser les yeux devant toute autorité

Et comme celle de Dieu, je l’ai vu partout…

Ma timidité a dû en faire souffrir

Autant que moi j’en doute, mais c’est pareil pour tout un chacun, on a parfois la sensation que le pire du pire est pour notre route

Toute comparaison est source de souffrances mais le savoir, est-ce que ça vous libère ? Moi oui

Chercher la mère

Combien de fois
J’ai rêvé que tu me prennes dans tes bras mais tu as repoussé mes ET MOI ? Tu m’as rejetée si souvent quand j’avais si mal si froid

Tu n’as pas compris que je n’avais que toi avant de trouver la force en JAH  pour me montrer un peu la voix

Pour écouter quand je tentais de parler je me sentais jugée pour mon manque de foi et par deux fois 

J’ai dû partir de ce foyer où mon cÅ“ur semblait se noyer à défaut d’être familier

ÎstÎna 𓆃

Petite cuillère 🥄

Peut-être pas d’argent mais elle sera spéciale
La cuiller qui n’ira pas dans ma bouche
Mais dans cette masse brune ouverte
Le Ciel ne déplore aucune perte

L’éclairage constitue 77% de la transmission d’une I•mage

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les réparer n’est pas aisé
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants délicats où l’amour se révèle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élève la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent à force d’être aimés

Abnégation

Me demander l’abnégation
La meilleure chose que tu pouvais faire
Étant donné les conditions de ma présentation
Me disant investie d’une mission de guérison
J’ai accompli la trahison
En étant ignorante de ma propre prison
Une fois revenue à la raison j’étais poignardée sur mon propre gazon
D’où j’ai une vue imprenable sur l’horizon

SomOeil

Rien que pour trouver le sommeil
Il faut faire l’impasse sur
Les torrents de soucis que chaque jour nous assène
Chaque jour sous le joug du capital
La valeur accordée à l’enrichissement personnel
D’un certain nombre de privilégiés qui ne sont
Que des noix pourries dans la main du karma

Pour la plupart il s’agit de survivre
Ménager ses nerfs dans la jungle des compétitions
Qui s’accumulent comme s’accumulent les casquettes
Qui ne veut pas être premier
Se retrouve invisible
Enveloppé d’un brouillard incompréhensible À ceux qui luttent sans y arriver

S’extraire de la pensée du temps qui passe
De l’obsession de réussir
Sa vie ou de passer la semaine
Sans avoir à faire fonctionner ses méninges
Dans le seul but d’arracher au système
Quelques euros pour résoudre quelques-uns des problèmes
Les plus urgents

Que vont-ils inventer pour confisquer nos dernières ressources disponibles
Tout en nous observant en train de se faire la guerre
De se laisser diviser par des idées qui ne sont pas propres à nous
Mais à des concepts abstraits ou à des noms
Qui nous évoquent les nues

L’amour est inné
Qu’allons-nous inventer pour toucher notre dû
Est-ce à la vengeance que l’on veut se dédier ?
Alors que ce rêve perdure
Poétique prophétie qui ne peut que se dire
Porteuse d’espoir dans les temps les plus durs

Rien que pour trouver le sommeil
Réveiller la mémoire de cette force pure
La confiance absolue comme armure
Et la lumière
Douce comme une chanson qui se réverbère

Guérie

J’ai été malade de bonheur, mais je suis guérie. Je n’ai pas de mots pour traduire la joie. Je la vis sans paroles, sans discours, sans bruit… Ma gratitude est intérieure. Ma liesse était une explosion, désormais c’est un murmure. Je suis guérie. Mon allégresse était une chanson, maintenant c’est une caresse. Je suis guérie. Il me faudrait changer d’encre, celle qui coule dans mes veines est d’un noir profond. Je connais le bleu qui fait miroiter le ciel, mais j’ai tellement préféré me cogner aux montagnes, en planant… Je suis guérie. Je cueille les pâquerettes et ça me suffit.

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