IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: forêt

They didn’t know about spring

Oh some have been overcome by melancholy ⋆ °Story Without Ending⋆ °While the torrent of Life Continues to gush ⋆ °Without failing ⋆ °Smashing with joy⋆ °The rocks rich in achievements⋆ °Of regrets of memories ⋆ °To which our imagination gives a price⋆ °Beings who leave us in the heart of winter⋆ °Without a sigh⋆ °Deep down happy to be resigned to the fact⋆ °That Nature has failed⋆ °Almost relieved to have been found wanting⋆ °A little more and it came back, faith⋆ °Inviting itself just like the first time⋆ °All skinny and dressed in dazzling promises⋆ °So Ethical as she was⋆ °So big was her smile⋆ °Her smile run away⋆ ° Pious stake in the back⋆ °Rather than considering that you were all wrong

ÎstÎna 𓆃

Dans la forêt

Oh certain·es ont été vaincus par la mélancolie 𓂃Histoire Sans Fin ð“‚ƒAlors que le torrent de la Vie ð“‚ƒ Continue à jaillir ð“‚ƒ Sans faillir 𓂃  Fracassant de sa joie ð“‚ƒ Les rochers riches d’acquis 𓂃 De regrets de souvenirs 𓂃 À qui notre imagination donne un prix𓂃
Des êtres nous quittent au cÅ“ur de l’hiver 𓂃Sans un soupir 𓂃Contents au fond 𓂃 De s’être résignés au fait que La Nature a failli 𓂃Presque soulagé  de l’avoir prise en défaut 𓂃Un peu plus et elle revenait, la foi 𓂃S’invitant tout comme la première fois𓂃Toute étique et vêtue de promesses éclatantes𓂃Si Éthique qu’elle fut𓂃Si grand que fut son sourir𓂃 Tu C’as fait fuir𓂃Alors pieux dans le dos𓂃Plutôt que d’envisager que tu avais tout faux

ÎstÎna 𓆃

La forêt

C’était dans la forêt
La pluie battait son rythme sur les feuilles des cahiers de ma mémoire
Et c’est dans cette forêt que tout a commencé

Claquant mes pieds nus sur les chemins d’acier
J’ai dansé
Et l’appel a surgi, tremblant, vulnérable
Plongeant d’un seul souffle jusqu’aux cimes des arbres
Pour atteindre enfin ce totem végétal
Qui seul pouvait m’entendre
M’étreindre
M’attendre

C’était dans la forêt
Que j’ai dénoué une à une mes puissantes racines
En tremblant de légèreté devant l’immense
Devant la pugnace densité de mon existence entêtée
Impuissante à stopper le fouet de la réalité
Dans cette forêt
J’ai pleuré sur le sang de mon dos strié
Dans cette forêt
J’ai sué mon âme ébahie de douleur
J’ai vomi mon cÅ“ur halluciné
J’ai questionné l’indifférence des saisons face au cycle incessant de mes raisons et déraisons
Dans cette forêt
J’ai su
J’ai compris
Et je me suis perdue à force de suivre les sentiers balisés

C’était dans la forêt
La pluie battait son rythme sur les feuilles des cahiers de ma solitude
Je me suis dressée nue contre les turpitudes
Et les ronces, les épines, ont mis à feu mes pauvres habitudes
Me laissant brûler vive sous un déluge de colère
D’amertume
Le jour brillant
Ne pouvait rien contre mes ténèbres
Et la nuit venue
Elle ne pouvait rien contre ma lumière
De toute ma finitude, je me dressais, fière
Palpitant de syncope en syncope
Vibrant d’un espoir atroce
Comptant sur ma chair les marques laissées par les crocs de ces bêtes féroces qui m’attaquent par milliers
Et moi dans cette forêt
M’habillant de leurs peaux
Me camouflant sous leurs odeurs
J’attends
Rageusement
Que vienne enfin mon heure
J’avale leur venin, je le fais élixir
Du creux de mes mains vides je fais naître des empires

La pluie bat son rythme sur les feuilles des cahiers où s’animent mes désirs
J’y ai élu domicile
Immuable et versatile
Dans la forêt des mots
cerisier