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Chemins de textes

Tag: foi

Vegan Is Peace

Mon propre regard me procure un afflux de paix. C’est que je me suis entraînée à y mettre tant d’amour

Il y a un filtre automatique je crois

J’ai dû me faire violence pour regarder les gens dans les yeux {symptôme autistique par exemple}

Aussi on m’a appris à baisser les yeux devant toute autorité

Et comme celle de Dieu, je l’ai vu partout…

Ma timidité a dû en faire souffrir

Autant que moi j’en doute, mais c’est pareil pour tout un chacun, on a parfois la sensation que le pire du pire est pour notre route

Toute comparaison est source de souffrances mais le savoir, est-ce que ça vous libère ? Moi oui

Départ

Dès le départ, on m’a donné les bons livres pour trouver en moi-même
Tout l’amour qui m’était refusé
Béatitude impossible à partager
Gracieusement offerte par une vie d’expériences souffrantes et de solitude

Réputation

Je lui ai donné ma réputation avant de savoir ce qu’il pensait de moi
Je conseille pas
C’était pour briser des mythes qui n’existent pas
Mieux prendre ce nouveau départ
Mais tes actes sont compris en fonction de ton histoire
Tu voudrais changer leur regard
Il est peut-être trop tard
La cane ne veut pas faire le canard
En fonction des modèles que tous deux connurent
Iels ont idéalisé différentes manières
Mais le plus grave est l’amour que tous deux nièrent
Lorsqu’iels avaient le plus à gagner
Tout en sachant que chacun représentait pour l’autre
Le haut du panier

Mais la rose est loin d’être fanée
Le coeur reste fan de ses senteurs les plus fines
La Vérité s’exprime même quand elle est aphone
Qu’elle porte une auréole, une tunique safrane
Ou une robe de guépard

J’étais venue pour donner mais j’aurais tout reçu
La conscience que chaque jour est un nouveau départ
Que nous faisons la paire malgré nos impairs
Dès qu’on cesse de se faire peur, s’imaginant le pire
Qui serait de ne pas t’avoir rendu tout cet amour
Avant de
Te voir partir

Je suis face contre terre
Mes bras épousant la courbure de l’univers
Je vois la Lumière divine dans ton regard
Le futur c’est hier
La musique surgit et nous soulage
L’ego gît

Reste sage si tu ne veux pas que ça en jette
Déjà la joie m’agite
Bons baisers de ma part à tous les exégètes
C’est la foi qui m’abrite
Pour rien au monde je n’échangerais l’amour qui m’habite

Surtout quand le bruit des bottes
Nous rappelle qu’il y a des anges qui se battent
Pour que la Paix l’emporte
Sa main dans celle de l’Amour auquel nous ouvrons la porte

Super

Manger des super-aliments
Se reconnecter avec les éléments
Qui nous adressent médicalement
Les voeux d’amour du Créateur

Faut voir le prix d’une amande
Alors ce sont nos envies qu’on émonde
Ne reste que la pure demande
La gratitude qui n’attend pas demain
Le pardon pour nos propres démons
Et nos vibes angéliques qui se gèlent
Au point de pulvériser les portes des geôles
Pleines de radicaux libres
Comme des baies de goji
N’ont rien à mettre en gage que la substance d’un songe
Je pense à eux quand je mange
Et, si l’amour est magie,
Si c’est à l’appel de la foi que Dieu réagit,
Alors il est vain que l’attente se prolonge

J’ai la justice qui me démange
Pour toustes celleux qui se sentent à la marge
Qui accusent le démiurge
La Lumière qui émerge j’en reçois les images
Elle balaie les mensonges
En réveillant celleux qu’elle dérange
Par une caresse des phalanges

Je suis une éponge qui exprime ce qu’elle absorbe
Quitte à mouiller la page
Pour mes 42 piges, j’ai reçu pas mal de codes
Je me suis offert un alphabet
Pour reprendre au début
Quant à ma tisane au moringa
Je l’ai pas encore bue

Quelqu’un

J’ai quelqu’un à aimer c’est ma grande récompense
La Grâce du don ne fait que croître avec le temps qui passe
J’aurais pu aussi bien être dans un cloître
Mes pas restent guidés par le plus doux des pâtres
Ma plume fut forgée pour écrire des épîtres
À Ton Royaume où résident les Maîtres
Tant d’amour en nous qu’on ne sait plus où le mettre
On en a assez pour le bourreau et la marâtre
Pour celleux qui nous poursuivent quand la mer s’écarte
Assez pour rebattre des cartes
Je Suis avant de penser
Les philosophes qui vous répondent dans une langue morte
Se marrent de celleux qui restent devant la porte
Se mirent et se possèdent de telle sorte
Qu’iels apprécient leur sort
S’usent sur des soucis mais se resservent
Tandis que l’étau de soie se resserre
Iels s’obstinent dans l’illusion qui rassure
Suçant des mensonges brillants comme des diamants de pacotille
Des bonbons pour calmer l’ego qui vacille

Mais vient l’heure du Soleil
Et nous voilà sur le seuil
Toustes autant que nous sommes
Le Royaume nous accueille
Présent qui attendait depuis que la Conscience veille
Attendait que tu ouvres les yeux et réalises la merveille
Que Tu Es.

Et tics

Les gens qui ont pitié de notre qualité de vie
Sont les plus pathétiques
Même si ce n’était qu’une question d’esthétique
Je n’échangerais pas ma place contre leur carrière en toc
Souvent menée au mépris de l’éthique
Un rythme acharné pour se payer toutes ces choses
Qui leur permettent d’être médisants
Regarder de haut les “moins méritants”
S’imaginant qu’on les envie
Nous qui avons d’autres enjeux
Mais finalement
Certains font bien des monuments aux coffres-forts
Je m’épargnerai l’effort
Quand on est sans enfants on veut rendre ses parents fiers
Je n’en ai plus rien à faire
J’ai déchiré la facture, démasqué les acteurs;
Ma foi reste mon seul atout
C’est pourquoi quand je présente mon âme à la lune
Au soleil
Elle est toujours parée de ses plus beaux atours

Elle est toujours pareille
Malgré la violence qui l’entoure
La flamme de Vérité qui jamais ne vacille
Brille sur ton parcours

De Charybde en syllabes

J’ai rencontré sur les plaines de sable
Au chevet d’une fontaine à nos sens tarie
Le possible abandon d’une issue véritable
Au caractère insolvable de ma vie

Croyant me contenter d’un accord à l’amiable
Entre les plus palpables de mes soucis
Et la nécessité d’idéaux recyclables
C’est l’essence d’un style que j’aurais trahie

A l’orée du discours de ma plume serviable
Pointe une révolte qui n’est pas d’ici
Contre une justice à logique variable
Dont certains se gargarisent et vous remercient

D’où je tiens que mon slam serait trop aimable
Quand la rime agréable vous sourit
C’est que nues, mes idées ne seraient pas sortables
Vu l’intransigeance de leurs partis pris

Tout en tentant de piéger l’innommable
Par le biais d’un rythme défini
Révéler ce dont je suis encore capable
Ce en dépit de mon miroir terni

Dans les scories de ce mélange instable
Qui lira l’incroyable pari
Se délivrer d’une tension immuable
Tout en servant l’exigeante poésie

Quand sur le point de péter un câble
De mon feutre noir je me saisis
C’est pour vous faire don de tout ce qui m’accable
Dans l’atmosphère d’un instant ébahi

J’ai bien des thèmes dans mon cartable
C’est bien de rage dont mon cœur est pétri
Plutôt que de raconter l’insoutenable
J’ai opté pour un soupçon de magie

Planter mon verbe dans ces terres arables
Que représente l’auditoire de la nuit
Habitué à se nourrir de fables
Ou de contes au réalismes sans merci

Je sais trop bien le caractère jetable
De ces poèmes qui sonnent l’hallali
Cris d’une jeunesse trop souvent malléable
Echo d’un peuple dont nous sommes la lie

Pour un sauveur né dans une étable
Combien de crimes dont la foi est le lit
Combien d’élans, de pensées discutables
D’idéaux si naïvement salis

Pardonnez mon caractère irritable
J’ai trop souffert pour avoir cru en Lui
En quête de signes indubitables
De notre place acquise au paradis

Je ne pensais pas ma foi si friable
Je ne voyais pas mon horizon si petit
Je ne voulais qu’être une femme épousable
Qui aurait trouvé Dieu en son mari

Au terme de cet aveu méprisable
-j’ai vu un ange qui a ri-
Je vous prie de vous montrer charitables
Au vu du conditionnement acquis

Pour conclure ce texte interminable
Sur la ténacité des sentiments mal appris
La profondeur des émotions délectables
Qui me gagnent lorsque je gagne Paris

Arrêtons-nous sur les normes applicables
Qui procurent confort et raideur réunies
Car si mon chant a des accents variables
C’est pour mieux savourer le vers dans le fruit

Partant sur des images fumeuses indémodables
Me voici aux confins de la philosophie
Défiant le désert, l’oasis, l’infaisable
Me drapant de mystère comme l’indienne d’un sari

J’ai façonné de mes mains l’édifice incassable
Et fantasque d’un personnage inaccompli
Et quand je brise les règles que j’avais définies
C’est pour mieux m’évader sur l’ultime syllabe.

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Un chant

Cette fois me voilà seule
Je contemple égarée les morceaux de ma vie en pièces
Je n’ai plus d’autre choix que de donner vie à ma poésie

Je suis passée de l’autre côté du mur des interdits
Par soif de connaissance je viens de sacrifier
Les plus beaux rêves que j’aie jamais construit
J’ai pourtant le sentiment que je n’avais pas d’autre choix
J’ai encore dans les larmes comme des éclats de foi
Pour une mystique sans Dieu

Parce que ma vie est peu de choses
Je n’aurai pas tout perdu si l’expérience échoue
Car même dans un palais doré couchée sur un lit de roses
J’aurais rêvé d’ailleurs
J’aurais poussé la logique à bout pour démasquer les tabous

S’élancer du sommet de la falaise avec pour seule protection la conviction que des ailes me pousseront
Aujourd’hui mon cœur est de pierre tendre
Je caresse les contours de la solitude
Pour tenter d’en saisir l’amplitude
Évaluer le prix à payer pour prendre de l’altitude

Voilà. Je viens de tout donner
A une amante dont le visage reste à jamais caché
Et que l’on appelle parfois liberté
Son chant transperce toutes les âmes sans frontières

Parfois en l’un de nous elle se plaît, se plante et nous possède

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