Ce blog résiste comme un biloba Qui porterait fièrement l’épi tête Si telle genre était Son épithète Et pis… Tête !
Tète la Voie Lactée Les mamelles de Mama Wa NDOMBI Jeu ? P’têt Que c’est le JE qui engendre les planètes Et arrange ta tête en régie
Pour le contexte Arrange-toi avec ta magie Pour contact Tactiques dystopiquement stylistiques Ou tactiles Comme caresser la branche qui te nourrit Au lieu de scier Celle sur laquelle tes enfants sont assis
Tu as tant de noms, tant de visages Nous Te connaissons depuis la nuit des âges Et Te vénérons sous une seule face
À la place d’une Pierre Noire Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis Comme un canari dans une serre atteint de folie Alors que les gaz s’échappent de la mine
Le Temps dit que C’est Ton cœur Ki prend la place de cette Arche sacrée Alliance protégée par les ailes d’Isis
Et tout retrouve sa place La prunelle dans l’iris Qui danse et se dilate à ton contact
La pierre tremble sur le sillon le son est chaud Émerge la voix de l’Oracle Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent la gorge Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits Comme le silence meurtri De la bête dans la reine Applaudissements nourris dans l’arène Mise à mort du 6 T’aimes Les amours de la Déesse en thème La Vérité que l’on sème, slame, Aïe aïe aïe I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame Que chacun·e garde son calme bien fourni
C’est peut-être ma dernière fournée
Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger
Ô Je veux être køm toi, eau Eau du Kongo, eau du Nil, eau de l’Amazone Eau de la Source et eau de la Seine Eau ki régénère et ki purifie Je me love en toi et tu épouses jusqu’à mon souffle Eau vive ki chante Ki chante la joie en charriant nos troubles Vers l’oubli Køm les cailloux ki roulent dans son lit Eau kalme propice à refléter l’humeur du Ciel Eau troublée par le limon de la mémoire Oh, polluée par les déchets de nos psychés Je veux être purifiée, køm toi agua En traversant des couches de sédiments au cours de cycles millénaires Ou être évaporée par une flamme sincère Pour être absorbée, réutilisée par l’Univers Pourvu ke Je sois tienne, Ō Mamba, ke J’incarne ta fluidité et ta douce transparence Ka Mon passage les saletés se décollent Se dissolvent Et par la Grâce de Nzambe Ke soient lavées les mains ki m’ont Guidée Kar tu coules comme le Pardon, Eau Tu désaltères nos âmes køm Tu vivifies les fleuves dans nos veines L’intelligence de nos cellules Eau, Je te loue car ta valeur est sans prix Iel le sait trop bien Cellui ki n’a pas de puits tout près Je veux être køm toi, eau Désaltérer d’amour la gorge du pèlerin du désert Lui rendre la mémoire Ke Je porte en moi depuis des millénaires
Pour finir Je suis pieds nus Plantes à terre Devant moi le tortillement immobile D’un serpent de bois d’ébène Dessin sinueux de cendres végétales et fossiles
J’insiste sur les mèches qui résistent En brûlant des papiers Sur lesquels j’ai inscrit des vœux Afin que les esprits des éléments Terre .. feu ō taire Les portent à l’Atman qui Réalize Ou les disperse dans l’atmosphère Que tout un chacun respire
Une prière Qu’elle soit commune commande Ou trainée d’espoir dans l’air Inspire Élève nos vœux jusqu’à cette endroit de la Konscience Où la foi se régénère, Où la créativité se libère
Dans la prière nous sommes tous Sœurs et frères car C’est l’appel à notre Être de Lumière Depuis notre être de chaire
Ouais ça déchire frère et non C’est pas cher Peuchère
Dès le départ, on m’a donné les bons livres pour trouver en moi-même Tout l’amour qui m’était refusé Béatitude impossible à partager Gracieusement offerte par une vie d’expériences souffrantes et de solitude
Faire les choses par amour d’autrui, conduit à d’inévitables déceptions
Fini le cœur confus, le fruit est confit Au bord de dégueuler du kéfir Affolant les fols et farfadets qui veulent me croire en enfer Effarant les furieux peu curieux par la facilité avec laquelle On peut se défaire de ses fers En cessant de défendre Ce dont le monde n’a rien à faire
quand la conscience respire
après une retenue
qui se compte en années ou bien en millénaires
quand la conscience respire
les poumons deviennent arbre
l’arbre devient oiseau
et l’oiseau devient pierre
quand la conscience respire
tu deviens le firmament qui surplombe la colère
tout en veillant sur l’anguille
la murène et le jasmin
et te piquant aux aiguilles qui t’aiment dans les bottes de foin
quand la conscience respire
c’est la planète qui tourne
c’est le jour qui se fait nuit
et la nuit accessible
c’est l’antique confusion que murmurent les contraires
qui sombre dans cette eau que rien ne peut altérer
c’est le sort qui se rattrape
lancé depuis un temps qui n’existait pas encore
quand la conscience respire
c’est le faire qui devient souple
c’est le dire qui devient terre
c’est l’amour qui se fond et la mort que l’on désarme
sans pour autant lui retirer sa qualité première
sans même le vouloir
et tu as pied dans l’abysse
et te cogne parfois au ciel
et tu te sens penaud-e de découvrir si tard
la vraie hauteur de l’humanité
dépouillé-e de toute fierté alors tu piques un fard
sans te cacher
quand la conscience respire
tu prends de grandes goulées de peur que ça ne s’arrête
jusqu’à ce que chaque moment soit un horizon de paix
jusqu’à ce que tu réalises médusé-e
qu’en fait rien n’a changé