A croire que je ne me construis que dans l’adversitĂ©
J’abandonne un corps chĂ©ri pour de nouveaux visages
Me laissant pĂ©nĂ©trer d’une nostalgie sans Ăąge
Partant vers d’autres Ă©cueils, d’autres rivages
Je ne t’oublierai pas
J’avancerai tes Ă©pines enfoncĂ©es dans ma chair
AprÚs avoir taggé ta carapace
Aux couleurs de ma révolte et de ma tendresse
A croire que je provoque la solitude
Par l’intransigeance d’une religion sans foi
Il n’y a pas de place pour la tiĂ©deur
Dans la forteresse des idéaux tangibles
Au pied de laquelle gisent bien des egos fragiles
Je volerai tes ailes plantées dans la colonne
AprĂšs avoir perdu des plumes
Dans des luttes érotiques au dénouement conforme
A croire que je ne sais plus aimer
Je ne fais que renier le sacrifice
Toute concession me semble une défaite
Bien qu’en ton absence je n’aie que toi en tĂȘte
Mon orgueil a vaincu les restes de ma crainte
Je nagerai dans la fleuve de ton souvenir
AprÚs avoir inscrit sur tes écailles
Des bribes de mon histoire torturée et furieuse
Serai-je encore heureuse
