IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Tag: écriture

1 jour 2

Un jour de plus

Un jour de moins

Dans la solitude de l’Éternel



Telle L’Albatros du poĂšme

Mon handicap ce sont mes ailes

Envergure décalée

Je suis pas Icare elles sont pas juste collées

Blanches de peur ou Noires de colĂšre

M’en fous tant qu’elles t’envoient en l’air

Si tu te suspends Ă  mes vers

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Mon Verbe Plante Paroles en Terre

> Sainte MÚre, elle remercie ses tortionnaires ? Disposition légendaire et sans le moindre effort.

L’immobilitĂ© c’est la force

Pan! Terre!

istiNa 𓆃

Cosmos

Son encre répand la lumiÚre sur la nuit
Elle aurait froissé le cosmos
Si c’était une page blanche
Mais c’est une page noire

Elle traverse l’obscur redoutĂ© par l’ignare
Porteuse d’une vĂ©ritĂ© que personne n’ignore
Murmurée à son oreille par ces dieux qui régnÚrent
Et rĂšgneront encore

L’HumanitĂ© ce navire, que l’on dirige vers
Qui veux-tu voir passer par dessus-bord
Cela dépend de qui tient la barre
En émergeant du brouhaha
La rĂ©ponse t’éblouira

Comme en rĂȘve

Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus de malheurs ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus de souffrances ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus de souvenirs ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus de dĂ©sirs ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus d’espoirs ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus d’amour ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai plus d’illusions ?
Comment vais-je pouvoir Ă©crire si je n’ai mĂȘme plus de mots ?

Comment vais-je pouvoir

Comment vais-je

Bien.

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A croire

A croire que je ne me construis que dans l’adversitĂ©
J’abandonne un corps chĂ©ri pour de nouveaux visages
Me laissant pĂ©nĂ©trer d’une nostalgie sans Ăąge
Partant vers d’autres Ă©cueils, d’autres rivages
Je ne t’oublierai pas

J’avancerai tes Ă©pines enfoncĂ©es dans ma chair
AprÚs avoir taggé ta carapace
Aux couleurs de ma révolte et de ma tendresse

A croire que je provoque la solitude
Par l’intransigeance d’une religion sans foi
Il n’y a pas de place pour la tiĂ©deur
Dans la forteresse des idéaux tangibles
Au pied de laquelle gisent bien des egos fragiles

Je volerai tes ailes plantées dans la colonne
AprĂšs avoir perdu des plumes
Dans des luttes érotiques au dénouement conforme

A croire que je ne sais plus aimer
Je ne fais que renier le sacrifice
Toute concession me semble une défaite
Bien qu’en ton absence je n’aie que toi en tĂȘte
Mon orgueil a vaincu les restes de ma crainte

Je nagerai dans la fleuve de ton souvenir
AprÚs avoir inscrit sur tes écailles
Des bribes de mon histoire torturée et furieuse

Serai-je encore heureuse

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Encore

Je viens de lĂ  oĂč le sens est une grĂące accordĂ©e Ă  l’ĂȘtre par un souffle d’origine inconnue
Ici il faut se battre pour chaque phrase, il faut se saigner pour se mettre Ă  nu
J’Ă©tais l’innocence mĂȘme, habillĂ©e de vertu
Les loups m’ont eue, ils ont tirĂ© Ă  vue
J’Ă©cris au chevet de mon corps regrettĂ©
MĂȘme mon enveloppe n’est plus ce qu’elle Ă©tait

Mon Ăąme est une loque abĂźmĂ©e, trop souvent s’est jetĂ©e dans l’abĂźme
Des restes de chair amoncelées, une sorciÚre pour en faire un poÚme
Je viens de lĂ  oĂč la souffrance inspire ses errances Ă  un ange de papier
Ici il faut tricher pour vivre et sourire pour ne pas pleurer
Rien ne dit qu’au bout du chemin surgit la dĂ©livrance
Le goĂ»t de l’espoir est rance, je prĂ©fĂšre ĂȘtre en transe
Tout en serrant les poings je ferme les yeux et je pense

Je viens de lĂ  oĂč les racines Ă©clatent le bitume pour faire pousser des fleurs d’amertume
Et les perles jaillissent des yeux quand la mélancolie nous rapproche des cieux
Ici je cherche la voie des rĂȘves en fuyant le sommeil
J’ai beau ouvrir les yeux plus rien ne me rĂ©veille
Je viens de lĂ  oĂč le verbe est flamme et la musique t’embrase
DorĂ©navant c’est l’ennui qui m’embrasse
OĂč sont passĂ©s les volcans, les tempĂȘtes et les cyclones
Je voudrais bouffer de la rage au petit déj
Cracher ma colĂšre part tous les pores
Je viens de lĂ  oĂč le combat incessant rend la vie hardcore
Et j’en veux encore

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Les mots

Parce que les mots sont vivants
Ils sont la partie de moi qui frémit
Quand je me fais statue

Ils sont mon ventre qui hurle
Quand ma colĂšres s’est tue

Ils sont toutes les réponses
Lorsque je ne sais plus

Parce que les mots sont couleur
Lorsque mon encre est noire

Parce que les mots sont rythme
Et que je suis montagne

Que le verbe est léger
Quand la gravité me gagne

Et les mots sont mémoire
Lorsque je suis oubli

Et les mots sont lumiĂšre
Lorsque je deviens nuit

Parce que les mots sont richesse
Quand je suis démunie

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Ouvrage

Je t’Ă©crirai
Avec des mots dont l’innocence reste Ă  prouver
En m’appliquant avec candeur
Tout ce que contient mon cƓur

Je te donnerai
Un ticket pour un voyage sans fin
A moins que l’un de nous ne descende du train
Contraint et forcé

J’essaierai
De ne plus laisser la rime primer sur l’intention
De ne pas heurter sans faire attention
Ton cƓur de cristal

Et je recommencerai
Jusqu’Ă  ce que le poĂšme soit ciselĂ©
Délicat

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Vengeance

Forgée dans la souffrance
Mon écriture
Se nourrit pourtant de censure
Vous ne saurez jamais ce qui motive ma colĂšre
Tout comme ces hommes mal éduqués
Ne sauront pas ce que cache mon sourire

A force de prendre pour acquise
La jouissance promise par mes formes voluptueuses
Ils n’ont pas compris
Qu’il n’y a pas de diffĂ©rence entre la femme vertueuse
Et la catin de l’oubli

Et si le don de soi était une hérésie
Tout donner de ses richesses aux plus démunis
En sortir grandi
Tout donner de son amour
Pour finir
A un cheveu de la souillure

J’en ai marre
De rassurer des hommes qui se croient tout permis
De leur ouvrir ma forteresse
Pour éviter le conflit
Et de les voir se comporter en territoire conquis

Ils n’ont rien compris mais je n’ai rien perdu
Je suis un terrain vierge
Un peuple exterminé
Qui brûle de délivrer les secrets de ses apocalypses
Mais ils
Elles
Ne veulent pas apprendre mon langage
De peur de découvrir au passage
Qu’ils ne sont innocents de rien
Je ne fais que passer par lĂ  merci
A mes ennemis intimes
Votre ignorance
Est le terreau de mon absence
J’habite un corps saturĂ© de vengeance
En forme de tendresse inexplicable

forteresse

Voyage

J’aurais tout donnĂ© pour vivre la bohĂšme
Partir sur les routes et dans l’air du temps
Faire des rencontres fortuites

Mais je voyage immobile au gré de ma plume

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Utopie

LĂącher la crise
L’Ă©tat de stress
Dont certains se nourrissent
Dont j’ai fait mon ivresse

Avancer vers la paix
N’intĂ©resser personne
Perdus en cours de route
Les vampires

Mon sang n’Ă©tait pas pur

Mon sang…
ÉtalĂ© sur les murs
De notre nid d’amour
Je m’en souviendrai toujours

Ceci n’est pas une fin
Écrivit-elle en vain
Ceci marque le début
Du 23Úme décan
Horoscope décati
Prévisions assombries
Horizon sale

Pourquoi…

J’attendrai tes excuses
Dans le paradis blanc
Je présenterai les miennes
Par pure convenance
Ou bien
Je tiendrai ma revanche
Dans l’illusoire oubli

Existe-t-il un équilibre ?

Écrire est une utopie

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