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Chemins de textes

Tag: désert

Angst

Lasse de faire violence à mon esprit
afin de le contenir dans les limites érigées par
la culture et ses chemins artificiels
censés te mener tout droit aux paradis autorisés

Lasse de briser mon cœur qui souvent
embrasse et se blesse sur des couteaux
acérés par l’amertume d’un puits impossible à combler

Quand le souffle qui modèle les dunes du désert
se heurte aux vanités immuables que peut-être avec un peu d’espoir
les tempêtes viendront ébranler

Comme je souhaite être une tempête

Et comme c’est vanité

 

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La face cachée de l’espoir

Si je suis revenue
De ce pays brûlant où l’amour brille par son absence
Ce n’est pas pour tempérer ma soif d’absolu
Ni pour guérir ma fièvre

Si je suis à nouveau
Cette créature anormale
Qui se nourrit d’éther et de désir
Que l’on m’aime que l’on me blâme
Cela doit m’être égal
Et ça l’est

Si je suis revenue ce n’est pas pour me fondre dans un moule
J’ai payé trop cher le prix de ma liberté
J’ai trahi ma chair
Est-ce pour rien
Est-ce pour me choisir un nouveau maître

A ce stade
On ne croit plus aux promesses comme on n’en fait plus
C’est pas l’envie qui manque
J’en guérirai pourtant

Dans la confusion comment distinguer les liens des chaînes ?

Est-ce qu’il y a des promesses en attente
Dans les dortoirs du paradis
Est-ce la face cachée de l’espoir ?

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Reine

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Je ne sais plus les règles les barrières j’ai brisé les chaînes
Et j’essaye de me frayer un chemin dans cette immensité
Mon chemin est déjà tracé
C’est une piste de sable dans le désert des individualités
Qui devient plus nette chaque fois que le vent se met à souffler
Mon chemin
C’est une suite de vagues qui traversent l’océan
Ou bien dans les étoiles une constellation inconnue
Je suis fille d’une terre qui brûle alliance de feu et de sang
Et les reflets des océans sont la paix de mon âme
Je suis enfant de chair née du désir et du vent
J’ai sur mon front une couronne de soleil sertie de joyaux de sang
Reine d’un royaume sans nom
L’immensité sans substance est si lourde à porter
Mon âme, que fais-tu mon âme qu’attends-tu pour voler?
Sois pure
Est-ce que le soleil attend avant de se lever?
Et la mort comme la vie ne laisse jamais passer son heure
Quand viendra mon heure?
Je veux voler, rayonner et saigner
Et que ceux qui ont des yeux voient mon éclat et mon sang
Et que ceux qui ont des oreilles écoutent ma parole et ma voix
Il y a la révolte dans mon chant
Il y a la mort, il y a la vie
Il y a l’espoir qui ne me quitte pas et pénètre chaque jour un peu plus douloureusement mon cœur comme une lame
Il y a la haine dans ma voix
La haine et la souffrance et l’amour
Mais l’espoir est présent dans chacun de ces mots que je martèle comme des poings
Car je suis reine
Et je n’ai rien à faire dans cette prison dont j’ai posé moi-même quelques barreaux
Oui ma cellule j’en ai bâti les remparts
Poussée par le fouet – voyez les cicatrices
La peur au ventre je ne savais plus quoi faire
De mes mains ensanglantées j’ai pris ces pierres et en ai fait une tour tout autour de moi
Oui mais voyez je suis reine
Et je n’ai plus peur
Et j’irai marcher dans le désert jusqu’à trouver ma route
La source limpide coule déjà en moi comme le chant de la Vérité
Je suis reine
Et j’irais danser avec les étoiles et les planètes dans une valse avec l’univers
Très bientôt je danserai
Et j’irai voler dans la profondeur des mers sur les ailes des papillons de l’éther
Du chuchotement de l’herbe me parviennent des secrets
Je suis fille de la terre du feu et du ciel
Regarde comme mes yeux sont sombres
Regarde comme mon cœur est rouge
Ma vie est grise et mon histoire est sale et banale
Mais tout à coup tout cela s’illumine
Dans un éclair
Mon royaume est infini il s’étend plus loin que ce que vous êtes
L’espoir est mon royaume
La douleur est mon royaume
J’écris ce que je possède
Je possède ce que j’écris
Rien ne s’arrête jamais de naître ou de mourir
Je suis souveraine de ces mots qui apparaissent sous ma plume
Si jeunes et si fragiles encore
Invulnérables
Je vis de ces mots qui se précipitent sous ma plume
Ils sont pour l’instant petits et dérisoires
Mais si grand est leur pouvoir