IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Tag: corps

1 jour 2

Un jour de plus

Un jour de moins

Dans la solitude de l’Éternel



Telle L’Albatros du poĂšme

Mon handicap ce sont mes ailes

Envergure décalée

Je suis pas Icare elles sont pas juste collées

Blanches de peur ou Noires de colĂšre

M’en fous tant qu’elles t’envoient en l’air

Si tu te suspends Ă  mes vers

ᖮ℄⁅ᙈᖇàșź ᕍ⁅ ᖇᙈ⁅

Mon Verbe Plante Paroles en Terre

> Sainte MÚre, elle remercie ses tortionnaires ? Disposition légendaire et sans le moindre effort.

L’immobilitĂ© c’est la force

Pan! Terre!

istiNa 𓆃

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les rĂ©parer n’est pas aisĂ©
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants dĂ©licats oĂč l’amour se rĂ©vĂšle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élÚve la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent Ă  force d’ĂȘtre aimĂ©s

Accord

Corps force et
Contraint
Corps lié
Corps livre et
Dissimulé aux regards
Corps particulier en quĂȘte de standard
Corps que l’on voudrait faire sien
Corps que l’on empoisonne
Corps odorant
Corps suant
Corps chargés de fluides rouges
Blancs
Verts
Ainsi que de mystĂšres
Corps désobéissant
Au naturel interdit
Corps d’essence coupable
Du pĂ©chĂ© d’ĂȘtre chair
Corps exhumé enfin
De sa propre matiĂšre
Corps beau
Corps temple
ÉdifiĂ© par les idĂ©es qui t’habitent
Par les images qui te hantent
Corps spectacle
Corps refus
A l’acmĂ© de l’abandon
L’amour en actes comme unique salut
Tu te vois faire corps avec la Terre
En corps
Avec les étoiles
En corps
Avec l’univers
En corps, encore, encore…

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Des espoirs

Je suis désespérée. Je passe devant un miroir, je ne me reconnais plus
Je n’ai ni l’Ă©nergie ni la volontĂ© pour changer les choses
Je suis un mollusque fatigué
J’Ă©cris les larmes au bord des yeux, pour cultiver ma solitude
Entretenir mon jardin, préserver mon scribe intérieur
Le seul détail de mon existence
Qui m’illumine, silencieusement et discrĂštement
L’Ă©criture qui rĂ©chauffe un peu mon cƓur

Je vois flou Ă  travers la brume qui recouvre mes iris
Tant de beauté pervertie
Joliesse ou pureté approximative
Je me serais bien contentĂ©e de l’absolu
AccommodĂ©e d’un horizon splendide
A dĂ©faut d’un prĂ©sent Ă  saisir de toutes mes forces

Mon bonheur n’est que portions d’amusement
Divertissement l’apanage du siĂšcle
Le puits de mes émotions rempli de pluie de chagrin
Sur sa surface terne quelques Ă©lans d’amour
Se mĂȘlent aux relents de ma dĂ©vastation

Je songe Ă  la rudesse du coquelicot sauvage
Son insolence gracile
Et je me déçois d’ĂȘtre ce corps empĂątĂ©
A la colĂšre lourde et aux regrets pesants
Depuis quand ma plume a ce caractĂšre adipeux
Depuis que l’on m’a sauvĂ©e de la folie
En coupant les fils qui me reliaient au ciel
Qui pour moi n’existe plus
Juste une autre voûte à porter
Sans aucune valeur ajoutée

Et je me déchire dans les grandes largeurs
Et je danse comme si le sol était de feu
Dans mon esprit

Et je me libĂšre de toute soumission
Et je m’impose comme mission
De vivre

Voici que de l’eau chatouille mes joues
Je suis bien trop émotive
Pourtant reposĂ©e dans l’ombre de moi-mĂȘme
Ne serait-ce cette opposition constante
Et difficilement supportable
Aux lois iniques qui régissent cet univers
De la banalité du meurtre qui ne dit pas son nom
Au viol inqualifiable
En passant par toutes les petites cases de nos petites prisons
Nou.e.s sommes proies du désir
Victimes de la concurrence
Harcelé.e.s par des souvenirs
Nos rĂȘves sont dĂ©cadence
Des ĂȘtres Ă©puisĂ©s, harassĂ©.e.s par le temps
Priant pour un nouveau soleil mais sans élever la voix
Dieux, qui nou.e.s entendra?

Combien de ces enveloppes grises dissimulent combien de lumiĂšre
Pour les dĂ©cacheter n’y-a-t-il que la mort?
Est-ce qu’on cesse de se ressembler aprĂšs un certain Ăąge
AprĂšs une certaine dose d’obstacles, de fureurs, de mirages?

Je voudrais inverser l’invention du miroir
Que nos reflets vivent nos vies de fantĂŽmes
Tandis que nou.e.s irions, réel.le.s, vivant.e.s,
Sur les collines du temps en quĂȘte de quelque essence
L’amour nou.e.s consumerait, oh oui, nous brĂ»lerions
Pour réchauffer la nuit
Nou.e.s laisserions sur place aprĂšs la combustion
De la poussiĂšre d’Ă©toile
Dont l’esprit crĂ©ateur ferait notre renaissance
Et dans l’Ă©ternitĂ©
Nou.e.s serions pour la terre toute reconnaissance

Je me doute
Que mes atermoiements sont condensĂ© d’ingratitude
Face au destin j’esquisse encore un sourire
Et je me délecte de ces moments rares
Arrachés au hasard
Si fine est l’Ă©toffe de ces instants prĂ©cieux
Comparée au quotidien velours de la mort

Je préférerais flotter sur la cime des jours
Et l’Ă©cume des nuits
Je voudrais que la vie se gagne une fois pour toutes
En triomphant de notre arrivée au monde
Dans le chaos organisé
Avoir la poésie en perspective et le revendiquer
Habiter le corps de ma folle jeunesse
Et accompagner jusqu’Ă  sa tombe
Une chair qui ne ferait qu’un avec mon esprit.

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Ce bijou

Mon corps est un bijou incompris
Qui cache un autre corps comme une gangue
Une lettre fictive dans une enveloppe parfumée
Qui ne serait adressĂ©e qu’Ă  moi-mĂȘme
Car seule je connais l’alphabet des scories
Qui parent mon corps dans ses formes invisibles

Ma chair est un silence éloquent
Autour d’un passĂ© de guerres sans victoires
Pour la seule cause qui unit nos nuits blanches
A l’heure oĂč trĂ©passent mes rĂȘves de gloire
De revoir ma candeur et son auréole

Ma jeunesse est un monument qui hésite
A se célébrer dans toutes les décadences
Tout en polluant la fontaine de jouvence
Ou Ă  se consacrer dans l’abstinence

Mes yeux sont des lacs d’incertitude
Au sommet de cette machine adipeuse
Qui autrefois voyait saillir ses os
S’attirant d’autres regards, d’autres reproches

Mon sang cet élément impur
Lui qui parfois ne fait qu’un tour
Quand on lui parle de sa couleur
Sur le commode ton de l’humour

Et que dire de ma chevelure
TantĂŽt jungle en fĂȘte, tantĂŽt parure
Mais toujours en dehors des normes
Du lisse et du sur-mesure

Mon temple a ses secrets inviolables
Bien que certains aient déjà essayé
Car mĂȘme du temps de sa superbe
Mon corps était un bijou méprisé.

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Mon corps

J’ai un corps de mensonges
et de piĂšges
de promesses et de fleurs vénéneuses

Son poison
Le nectar qui t’arrache aux Ă©toiles
pour te précipiter
sur la premiĂšre planĂšte venue

Mon corps nu
est la carte de tes peurs
dénué de bouclier
et ta lame
le silence de l’Ă©trange
Intangible

Une larme
a rougi le mécanisme de tes suaves caresses

J’ai un corps
coffre
Dont la clé réside dans tes égratignures

Les griffes sur ta peau
et les marques sur ton palpitant sacrifié

Ta parole secrĂšte
Saura-t-elle dénouer le ruban
qui entoure le cadeau empoisonné
de ma chair délivrée

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