IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: conte

1 jour 2

Un jour de plus

Un jour de moins

Dans la solitude de l’Éternel



Telle L’Albatros du poème

Mon handicap ce sont mes ailes

Envergure décalée

Je suis pas Icare elles sont pas juste collées

Blanches de peur ou Noires de colère

M’en fous tant qu’elles t’envoient en l’air

Si tu te suspends à mes vers

ᖴ℄⁅ᙈᖇຮ ᕍ⁅ ᖇᙈ⁅

Mon Verbe Plante Paroles en Terre

> Sainte Mère, elle remercie ses tortionnaires ? Disposition légendaire et sans le moindre effort.

L’immobilité c’est la force

Pan! Terre!

istiNa 𓆃

Seigneur


Tu as tant de noms, tant de visages
Nous Te connaissons depuis la nuit des âges
Et Te vénérons sous une seule face


À la place d’une Pierre Noire
Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis
Comme un canari dans une serre atteint de folie
Alors que les gaz s’échappent de la mine


Le Temps dit que
C’est Ton cœur
Ki prend la place de cette Arche sacrée
Alliance protégée par les ailes d’Isis


Et tout retrouve sa place
La prunelle dans l’iris
Qui danse et se dilate à ton contact

La pierre tremble sur le sillon le son est chaud
Émerge la voix de l’Oracle
Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent  la gorge
Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits
Comme le silence meurtri
De la bête dans la reine
Applaudissements nourris dans l’arène
Mise à mort du 6
T’aimes
Les amours de la Déesse en thème
La Vérité que l’on sème, slame,
Aïe aïe aïe
I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame
Que chacun·e garde son calme bien fourni

C’est peut-être ma dernière fournée

Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger

Îstina 𓆃

Mausolée

La vie n’est pas un conte

Surtout, surtout ne pas tenter de raconter l’histoire.
Ne pas se complaire dans la succession de déboires
Qui se succèdent dans le noir
Tandis que l’on attend la lumière au fond du couloir…
ça ne marche pas comme ça.

La vie n’est pas un conte,
Même si l’on y trouve, pêle-mêle, des trolls, des sorcières, des dragons
Et des épreuves dont on ne sort pas toujours vainqueur
La vie n’est pas un conte,
Elle manque cruellement de princes d’ailleurs

Surtout, ne pas oublier la magie
Les branches porteuses de piécettes dorées
Les signes divins dans la nature
Le soleil qui se mêle de nos baisers
Ce n’étaient que des hallus tout ça
Un papillon est resté un quart d’heure sur mon doigt
J’ai vu courir Pégase dans un champ au milieu de la nuit
Mais la vie n’est pas un conte
Et dieu n’existe pas

Surtout ne pas oblitérer le cauchemar
Déambuler seule dans cette maison vide
A respirer l’abandon
Brûler des livres qui me poussent au suicide
Faire des cendres de mes propres poèmes
La vie n’est pas un rêve
Ni même une prière
Pourtant j’en ai déroulé des livres saints
Avant d’accepter que de réponse il n’y a point

nabolo-blague-roi-crapaud

Regarde

Regarde ce que tu m’as fait
J’étais unifiée
Et tu m’as désossée
J’étais une princesse
Et tu m’as faite souillon
Comme un conte à l’envers
Une parole à terre

J’étais l’innocence
Tu m’as rendue fêlure
Pour sûr
J’étais faite pour tes bras
Je n’étais pas prête pour toi

Regarde
Mes compagnes d’infortune
Hurlent à la lune

J’étais une lionne fière
Me voici une mouche
J’ai souvent raté le coche
Tu m’as faite écorchée
J’étais vive
Et tu m’as statufiée
Regarde ce que tu m’as fait
De tes yeux
Qui ne m’ont jamais vue
Constate de ta main blême
Fantomatique
Les contours de mon corps
N’ont plus rien d’érotique
Je suis en verre pilé
J’étais un vase sacré
Salaud tu m’as brisée
A fait de moi la risée
De ceux qui se respectent
Ordure tu me débectes
J’étais toute empathie
Je ne suis plus que pitié
Mortelle et vide de grâce
Indigne

Les mots s’effacent
La honte a pris la place
Ma muse en est morte de tristesse
Non mais regarde
Regarde ce que tu m’as fait
Et regarde ce qui reste
Une empreinte farouche
Un cœur mis sous serrure
La volonté d’en rire
Un témoignage secret
Regarde ce que tu m’as fait
Regarde

felee

Mon héroïne

Cousue de fil pourpre, cette histoire est tragique comme les légendes du temps où les dieux n’avaient pas encore inventé la miséricorde
Cela se passe à l’ère du feu nucléaire de la fission atomique, lorsque l’humanité se perd dans les méandres de la peur
Mon héroïne a le visage d’un ange mais la nature reprend ses droits dans son corps qui dérange l’ordre établi
Elle est bien trop jolie pour que sa vie ne le soit
Y a pas de princesses dans les royaumes où tournent les caves y a que des Cendrillon sans souliers
Elle si bête et pure suit les mauvais bergers
En l’écoutant la tristesse m’a submergée
En la moitié d’un demi-siècle deux embryons déjà sont morts dans ses entrailles
Souvent ses rêves se drapent de deuil et se recueillent devant ces tombes où le mépris sème des bombes
Mon héroïne sombre dans le remords chaque fois plus fort

Mon héroïne est libre elle vit sa vie comme ça lui plaît et en paye le prix
Il y a de l’insolence dans ses ruisseaux de larmes
De sombres éclats de rire au fond de ses nuits blanches
Et en suivant le balancé de ses hanches, le monde flanche
Elle a fini par trouver le bonheur en y mettant beaucoup de cœur et encore plus d’acharnement
Seulement de temps en temps il y a ces crises de larmes

Au bord du chemin, mon héroïne a laissé rêves de gosses, désirs de femme
Elle a cueilli les frustrations, accumulé les drames
Sans se trouver
À la faveur des astres écarlates
Le plaisir écarte ses scrupules et découvre sur ses lèvres les couleurs de la fièvre
Mon héroïne est libre… comme le pigeon voyageur
Mon héroïne aime marcher la nuit et elle connaît le goût du bleu au coin des lèvres
Tous les talents de Shéhérazade ne l’auraient pas sauvée quand il rentrait bourré pour une petite virée dans son enfer intime

À chacun sa drogue
Mon héroïne gémit sous les coups de boutoir de celui qu’elle adore
Prête à tout pour changer le décor de ce conte hardcore
Depuis peu elle  connaît la valeur marchande de son corps
Elle en a sucé des crapauds pour trouver son prince mais en vain
Elle a suivi des signes et des mauvais devins
Elle en a commis des bévues
Son corps démantibulé comme un automate au bout des pines de ses matons            Comme un air de déjà vu
Son sommeil est peuplé de rêves d’évasion
Mais tout l’enchaîne
Jusqu’au silence
Elle savoure parfois la paix quand ses pensées s’élancent
Seulement de temps en temps il y a ces crises de larmes
Finira-t-elle dans le caniveau elle qui avait un port de reine
Sa beauté dévorée par les hyènes

Mon héroïne est libre elle vit sa vie comme ça lui plaît et elle en paye le prix
Il y a de l’insolence dans ses ruisseaux de larmes
De sombres éclats de rire au bout de ses nuits blanches
Et en suivant le balancé de ses hanches… le monde flanche

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