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Chemins de textes

Tag: coeur

Mon bien-aimé

Encore une fois je tombe en prière
Tout en tentant de faire affleurer la lumière
Depuis les profondeurs de mes troublantes questions
Qu’est-ce que l’amour?
N’est-ce pas cette force qui nous soulève?
N’est-ce pas cette source qui nous abreuve?
Plus qu’un signal déposé sur nos lèvres par un autre
L’amour est parfois si loin de ces étreintes sauvages
Et que peut-on donner quand on ne connaît pas soi-même
Son vrai visage?
C’est un cœur unifié
Que je veux tourner un jour vers mon aimé-e
C’est d’une âme sincère que je lui dirai tout en un silence sans fin
Qu’est-ce que l’amour?
Si tu as besoin de ma main dans la tienne
C’est que tu n’as pas appris à marcher seul
Je ne veux pas d’un voyageur bancal
Si tu as besoin de mon regard pour te grandir
C’est que tu n’as pas encore trouvé le miroir
Où ta splendeur se révèle
Dans mes yeux
Ne lis-tu pas l’infinie puissance de ton âme?
Si tu as besoin que mes mots te rassurent
Déchiffre plutôt la pudeur de mes gestes
Et ne me retiens pas
Sache
Que quelque soit la cage où tu veux me blottir
J’en meurs assurément
Qu’est-ce que l’amour?
N’est-ce pas un poème que je te dédie?
Toi dont je ne veux pas comme mari
Car mon bien-aimé a la splendeur du soleil
L’assurance d’un roi
Mon aimé n’a pas besoin de moi
Il est partout où la peur n’est pas
Il me fait rire seule parfois on me croit folle
Il m’inspire mes fièvres et mes refus
Il ne m’a jamais déçue il est partout où je lui ouvre les bras
Mais toi
Tu ne le connais pas cela me rend si triste
Qu’est-ce que l’amour?
Je crois savoir que c’est plus vaste qu’un toi et moi
Il a les limites que tu donnes à ton âme
Et je vole sans fin pour en trouver le fond
Libre je vole
C’est si bon d’être seule
Entre mon bien-aimé et moi
Il y a l’univers en personne

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Morcelé

T’étais tout morcelé
Avec ta fierté dans une pièce
Ton cœur dans l’autre
Ton idéal sur le palier
Et tes idées stockées dans des boîtes extérieures
Ta sécurité dans une case
Tes espoirs conjugués
A tous les temps sauf celui du présent

Et je te dis voilà
Tout est dans le même point

Et tu me dis j’ai peur
De cet isolement ?

Tu étais égaré
Te voilà retrouvé
Et de peur d’être heureux
Tu insistes pour signer encore quelques chèques
Pour payer des dettes imaginaires

Je t’ai donné de l’air
Et tout ce que tu respires
Tu veux le vivre ailleurs

Sois sans pitié avec ta peur
Elle ne te mérite pas

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Un jour

Je ne m’en suis jamais remise. J’avais mis mon cœur sur l’autel, ma vie dans une boîte, je te l’avais offerte. J’avais réuni mes rêves d’enfance, pour te les dédier dans toute leur splendeur. Je suis tombée dans le romantisme absolu. Je fus exaltée au-delà du possible, rien qu’à l’idée de ta présence, de notre avenir à tous les deux… Bien sûr de l’eau a coulé sous les ponts, bien sûr la lune m’a soufflé d’autres contes… Mais aucun n’a la magie de nos premiers émois, et tes orteils contre les miens, sous les draps… Je ne m’en suis jamais remise. Il faudra que je pleure de temps en temps, pour des motifs futiles, afin de vider l’océan que tu as fait naître en mon âme, l’océan de tendresse, de baisers éperdus… Il faudra que j’aime à nouveau, du moins que j’essaye, mais un miracle peut-il se trouver deux fois? Je ris parfois, encore, mais mon rire n’a plus rien du cristal, j’écris mais mes mots assemblés ne seront plus jamais poèmes… De tels impacts laissent des séquelles.Tu m’as sûrement oubliée, mais un jour tu m’as dit je t’aime, et moi, je ne m’en suis jamais remise.

th (27)

Respect

Si le malheur est bruyant
Alors le silence
Est gage de bonheur
J’en remplirai les siècles
Je ferai taire mon cœur
Si la mort est repos
Alors je meurs sans cesse
De t’avoir retrouvé
Et je renais sans bruit
Dans le plus grand secret
Si la musique est liesse
Je t’offrirai la paix
De la sérénité
Devant la force de notre amour
Même les instruments se taisent
Par respect

th (6)