Tu as tant de noms, tant de visages Nous Te connaissons depuis la nuit des âges Et Te vénérons sous une seule face
À la place d’une Pierre Noire Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis Comme un canari dans une serre atteint de folie Alors que les gaz s’échappent de la mine
Le Temps dit que C’est Ton cœur Ki prend la place de cette Arche sacrée Alliance protégée par les ailes d’Isis
Et tout retrouve sa place La prunelle dans l’iris Qui danse et se dilate à ton contact
La pierre tremble sur le sillon le son est chaud Émerge la voix de l’Oracle Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent la gorge Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits Comme le silence meurtri De la bête dans la reine Applaudissements nourris dans l’arène Mise à mort du 6 T’aimes Les amours de la Déesse en thème La Vérité que l’on sème, slame, Aïe aïe aïe I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame Que chacun·e garde son calme bien fourni
C’est peut-être ma dernière fournée
Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger
J’ai laissé dire des mensonges sur mon compte Parce que je pensais que le mensonge ne comptait pas Qu’il serait détruit par la lumière Sitôt que Dieu donnerait le départ
J’ai laissé faire des choses injustes Tant que je me croyais la seule victime Car je redoutais de commettre l’injustice Bien plus que de subir ce crime
J’ai silencié ma propre voix En me disant que le jour où Dieu l’exige Elle s’imposera d’elle-même Que nul ne devrait avoir à se battre Pour mériter l’attention
Ces tableaux pleins d’erreurs et d’approximations Je ne m’y reconnais pas Mais je conserve cette ligne éhontée comme Cassandre Un million de fois je suis sortie des cendres
Un million de fois j’ai accroché mon âme à l’absolu Pour l’y pendre Je sais trop bien comment redescendre