Tu as tant de noms, tant de visages Nous Te connaissons depuis la nuit des âges Et Te vénérons sous une seule face
À la place d’une Pierre Noire Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis Comme un canari dans une serre atteint de folie Alors que les gaz s’échappent de la mine
Le Temps dit que C’est Ton cœur Ki prend la place de cette Arche sacrée Alliance protégée par les ailes d’Isis
Et tout retrouve sa place La prunelle dans l’iris Qui danse et se dilate à ton contact
La pierre tremble sur le sillon le son est chaud Émerge la voix de l’Oracle Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent la gorge Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits Comme le silence meurtri De la bête dans la reine Applaudissements nourris dans l’arène Mise à mort du 6 T’aimes Les amours de la Déesse en thème La Vérité que l’on sème, slame, Aïe aïe aïe I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame Que chacun·e garde son calme bien fourni
C’est peut-être ma dernière fournée
Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger
Cela n’a jamais été un passe-temps comme un autre.
Aller chercher l’extrémité de l’instant pour l’attirer à soi,
Tirer sur les temps morts, avouer sa solitude
En arabesques de Bic sur un carnet à spirales,
Encore un.
Cela n’a jamais été un hobbie anodin.
Plutôt un vertige longitudinal
Loisir un peu coupable un peu sale
Comme une masturbation silencieuse
Je cherche le scandale linguistique sur les lieux même de l’évasion théorique
En vain