IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: bataille

1 jour 2

Un jour de plus

Un jour de moins

Dans la solitude de l’Éternel



Telle L’Albatros du poème

Mon handicap ce sont mes ailes

Envergure décalée

Je suis pas Icare elles sont pas juste collées

Blanches de peur ou Noires de colère

M’en fous tant qu’elles t’envoient en l’air

Si tu te suspends à mes vers

ᖴ℄⁅ᙈᖇຮ ᕍ⁅ ᖇᙈ⁅

Mon Verbe Plante Paroles en Terre

> Sainte Mère, elle remercie ses tortionnaires ? Disposition légendaire et sans le moindre effort.

L’immobilité c’est la force

Pan! Terre!

istiNa 𓆃

une oasis a déjà vaincu le désert on a des arts et des ors les garder pour _20241101_191611_00011039066774386875298.

Je me souviens

Je me souviens
Du silence
Avant que mon ego ne vienne souiller la page blanche des conceptions de mon imaginaire
Il y avait le silence
L’espace de tous les possibles
J’y voyais
Des histoires d’amour et tous leurs adieux qui n’en finissent pas
J’entendais
Le son de ta voix
Frémir d’un appel dont je ne reviens pas
Alors que j’empruntais cette route dénuée de souvenirs
Je me souviens de ma candeur virginale
Je me souviens que le parcours était semé d’embûches
Et que je n’en ratais aucune
Je me souviens que j’avais le sens de l’humour
Mais surtout

Je me souviens
Du silence
Lorsque je criais à l’aide
Étais-je muette ou entourée de sourds
Je me souviens que je ne croyais qu’en l’amour
Et que j’ai tout donné pour ça
Je me souviens
Du silence
Avant de mourir
Ou de renaître
Tout en clamant des chants de bataille
Le jour c’était la lutte et la nuit la guerre
Je me souviens du silence
De l’extase
Lorsqu’avec la mort et le cosmos réunis
Je dansais sans mon corps
Et je chantais de la voix de l’univers
Je me souviens
En silence
Du temps où je savais me souvenir

univers mystique bis

Mon territoire intérieur

Mon territoire intérieur
A longtemps été régi par la terreur de lois implacables
Pour les briser mes instincts se sont rendus coupables
Rebelles à la dictature de l’ordre
Mon territoire intérieur est souvent envahi par des ennemis
Auxquels il livre une lutte sans merci
Une politique martiale est appliquée pour préserver ses maigres acquis
Une illusion de cohésion
Aux dépens de l’imagination brimée
Il paraît que c’est une question de survie

Mon territoire intérieur
Est un champ de bataille
Mobilisés par la peur
Ses soldats ne font pas de détail
Ils surveillent le moindre surgissement d’émotions
Désir, plaisir ou colère
Tout est prétexte à suspicion
Feu nourri de défiance qui trouve sa justification
Dans d’affligeantes expériences
Il faut faire plus attention
Fait le ministre de la raison
Étouffons la rage dans l’œuf
Ne laissons pas s’exprimer les passions
Il faut bâtir un ordre tout neuf
Finies les vaines excitations
Qui s’agitent dans nos veines
Et nuisent à la production!
Voyez comme le chaos menace!
Il faut stabiliser, karcheriser, faire place nette
Sinon la voie des poètes
Conduira notre État à sa perte

Car mon territoire intérieur
A son propre gouverneur
Qui a des ambitions sécuritaires
Il veut faire taire
Toute velléité d’improvisation
Ne se sent bien que devant un parcours programmé
Sans charme
Il voudrait tout calculer
Jusqu’aux histoires de cul
Forçant les sens à prendre du recul
Trahissant l’essence de la jouissance

Mon territoire intérieur a soif d’avenir
Faim de devenir
Heureusement subsistent dans mon sang
Des éléments résistants qui répondent PRESENT
C’est pas toujours facile
Ils ont la vie dure
Dans les circuits lymphatiques ils s’organisent pour que la révolte perdure
Avec un rêve comme solution
Organisant des attentats à la raison
Assez spectaculaires
Pour que le dictateur toujours bigot
Les menace de l’enfer

Alors mes idées tremblent de doute
Et je ne sais plus quoi faire de mes prières
Qui m’ont si souvent guidée sur la route
Mais cette atmosphère de tribunal les dégoûte
Une nouvelle ère qui a des airs d’Inquisition
Les préjugés s’installent, en attendant d’être à la rue
Le jour du renvoi brutal des sales idées reçues

Dans mon territoire intérieur il y a une lutte pour le contrôle
D’un côté des valeurs droites, bien éduquées
Où tout est clairement rangé, divisé
De l’autre
Des concepts plus basanés
À qui l’on donne le mauvais rôle
Pour eux la vie n’est pas toujours drôle
Alors parfois dans leurs rangs l’armée de l’ordre enrôle
Avec le maniement des armes
Leur enseigne le mépris
Puis s’étonne quand ça crame
Les crimes gratuits se multiplient
Dans mes neurones c’est la folie
Mon corps se déchaîne
De la scène au lit
L’oreille absorbe, l’œil lit
La peau luit de colère dans la nuit

Certains mots trahissent le père Patrie
En composant des phrases de kamikazes
Déphasés, les amis du pouvoir tremblent de peur
Les autres peignent sur les murs de mon territoire intérieur
Des fresques en couleur
Qui crient douleur
Qui traduisent la rage au cœur
Qui visent à réveiller le bonheur anesthésié de sa torpeur

C’est que les gaz des armes lacrymales ont parfois une issue fatale…
Certains rues de mon territoire intérieur sont jonchées de cadavres…
Les morts provoquent des soulèvements de la mémoire
C’est qu’ils n’acceptent pas d’avoir dû se taire
Mais ma police intérieure ne devrait pas instrumentaliser leur colère…

La terre se réchauffe
C’est mon territoire intérieur d’en bas qui brûle
Du feu de l’enfer
Il faudra s’y faire

Il y a des fractures
Des plaies jamais cicatrisées
Dont jaillit le jus de la démence
Voyez comme ça danse
Sur les brasiers

Aux quatre coins de mon territoire intérieur
La chair a flambé
Sur les trottoirs fumant le cœur encore vibrant
Projette un rayon d’espoir
Obscure incandescence
Promesse d’une autre Histoire
Pourvu qu’il nous reste la force d’y croire

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