IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

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Seigneur


Tu as tant de noms, tant de visages
Nous Te connaissons depuis la nuit des âges
Et Te vénérons sous une seule face


À la place d’une Pierre Noire
Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis
Comme un canari dans une serre atteint de folie
Alors que les gaz s’échappent de la mine


Le Temps dit que
C’est Ton cœur
Ki prend la place de cette Arche sacrée
Alliance protégée par les ailes d’Isis


Et tout retrouve sa place
La prunelle dans l’iris
Qui danse et se dilate à ton contact

La pierre tremble sur le sillon le son est chaud
Émerge la voix de l’Oracle
Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent  la gorge
Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits
Comme le silence meurtri
De la bête dans la reine
Applaudissements nourris dans l’arène
Mise à mort du 6
T’aimes
Les amours de la Déesse en thème
La Vérité que l’on sème, slame,
Aïe aïe aïe
I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame
Que chacun·e garde son calme bien fourni

C’est peut-être ma dernière fournée

Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger

Îstina 𓆃

Mausolée

Pirate ﹏𓊝﹏☸

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Lapis Lazuli

On m’ordonne de plonger dans l’abysse
Je compte sur mon lapis lazuli
Et sur l’ancre que j’ai au doigt

Et j’oublie toujours que j’ai failli mourir
De cette violence gratuite
Le pardon m’est si naturel
Ils sont devenus fous de n’avoir pu expier

Sans toi
J’aurais été piégée par la droiture du démon
La vertu ignorée, l’innocence méprisée
Plonge dans l’hébétude les cœurs les plus sincères

Combien de génies brûlés à l’hôpital
Combien d’amoureux fous qui furent gavés de mensonges
S’accrochent au sentiment de propriété
Comme si le reste n’était qu’un songe

Combien de cobayes si mal rémunérés
Qu’ils ignorent jusqu’à la valeur de leurs souffrances
Et les bêtes dépecées sur la mousse des bois
Symbolisent l’absurde d’une vie aux abois

Je suis là, entre la chenille et la vaste sacrée
Je suis cette femelle née pour qu’on l’utilise
Je suis la larme reniée après la mort
Le verre de trop ravivera le goût de la rupture

Trop de coïncidences comme si j’étais en ligne directe avec Dieu
Avec les voix de celleux qui m’aiment derrière l’écran ou à distance
Reflets de mon émoi quand le présent se révèle
Indices miraculeux sur la conduite à suivre

Je visualise

Ma propre mise à mort paraît scénarisée
Mais personne ne connaît l’âge de ce calendrier
Pour circonscrire l’infini au bleu de ton regard
Il me fallait ce soir.

“J’aime ma vie”

Est-ce qu’on veut retrouver l’humeur belliqueuse

Pour étouffer ma jubilation dans l’œuf
Il y aura toujours un volontaire.