IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: amour

Un possible amour

L’amour est impossible
A qui refuse
L’avalanche de feu
La soif incendiaire
Et le manque
Le manque lancinant
Car l’absence est inéluctable
C’est l’envers d’un sentiment qui nous élève
Pour mieux nous montrer notre petitesse

L’amour est impossible
A quiconque se croit grand
Indispensable
L’amour est improbable
Pour qui se sent coupable
D’être aimé sans mérite
 
Et pourtant il abonde
Comme le vent dans les steppes
Comme la lumière sur le visage d’un nouveau-né
Pourtant il sera donné à tous même
Aux mains fermées
L’amour caressera les ongles
Jusqu’à faire mal
Pour entrer
Pourtant il sera toute ivresse
De joie pour le nouveau soleil
D’espoir pour une nouvelle  terre
Humanité
 
L’amour devient possible
Comme le temps qui s’exauce
Devant des foules entières
Emportées
L’amour devient colère
Il devient lutte, et guerre
Sous nos contrées
 
En même temps
Quelque part
Un enfant
Apprend à chanter

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Rouge

Rouge de honte
Me suis levée
Foule discordes
Avortées
Plus vive que morte
J’ai balancé
Toute mon escorte
De gardes ailés
L’amour suprême
A mes côtés
Me guidait même
Révoltée
Pour des ratures
Sur le papier
Rien n’est plus sûr
Désormais
Trouer ma peau
A trop frotter
Chercher l’apôtre
Pour le sauver
Nombre d’indices
Sont ignorés
Diable, malices
De mijaurée
Je n’ai plus la force
De me terminer
Rien qu’une écorce
A décoller
A même la chair
J’ai embrassé
Toutes tes douleurs
Humanité
Comme un trésor
Trop bien caché
Le cœur déborde
Même attaché
Noire d’espérance
Me suis couchée
Trouble d’absences
Sans respirer

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Ma couleur préférée

Ma couleur préférée
C’est la couleur de la colère lorsqu’elle se couche
C’est une nuance un peu louche
Un peu chienne un peu louve
Ma couleur préférée
C’est la couleur des baisers de mon cher et tendre
Celle du ciel quand il gèle à pierre fendre
Celle des esprits que la nuit engendre
Ma couleur préférée
C’est la couleur du temps d’avant
Une couleur portée par le vent
Qui est mate dehors mais brillante dedans
Ma couleur préférée
C’est celle qui tombe des nuages
Lorsque l’atmosphère sent l’orage
C’est la couleur de la robe des anges
Ma couleur préférée
C’est la couleur de ton aura quand tu aimes
La teinte du sable en éden
Éclat brûlant mais frais quand même
C’est la couleur du sang d’un dragon
C’est celle qui baigne la cinquième saison
Celle qui délimite la folie de la raison
Ma couleur préférée
C’est celle dans laquelle j’ai trempé mon pinceau
Pour colorier nos sentiments nouveaux

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Patience

Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rêves
Pas de ces désirs éphémères et futiles et qui s’envolent à la première bouffée de vent pour laisser place à d’autres
Ni cette soif de possession que l’on appelle à tort amour
Il faut apprendre à tailler comme le fait l’orfèvre dans un diamant obscur
Et d’une gemme vulgaire exalter le précieux pour éviter la ruine de l’être
 
Je veille sur un joyau enfoui dans mes entrailles
Son éclat me parvient d’entre les failles sismiques alors je me rappelle pourquoi j’endure
Pourquoi même sous les claques du destin mon sourire perdure
Lui qui croyait avoir le privilège de l’ironie
Ma vie est mon message mais comme il est plus sage de savoir se taire
Nul ne saura de quels enfers je revins et reviendrai peut-être encore si je ne m’y perds
Peut-être auriez-vous peur de mon calme inexplicable
 
Étrange j’oscille entre la paix et l’attente perpétuelle du choc en retour
Voilà ce qui brise mes ailes
 
D’après leurs fables nous sommes tous coupables et condamnés à payer pour être nés
C’est tout juste si l’oxygène n’est pas taxé cela viendra respirer est déjà un privilège de riches
On se démène pour perpétuer un présent toxique c’est vrai que l’on consent activement à perpétrer notre statut de victimes
La complaisance est un fléau
On regarde nos défauts avec une feinte affliction
Mais combien songent à faire attention aux graines qu’ils sèment
Notre espérance de vie se gangrène pour quelques gestes pour un regard
Et c’est la haine qui crie victoire
J’ai si peur pour demain et le présent me rend si lasse
Le pire
C’est que je vois ce sentiment dans le miroir de vos regards
Nos chaînes nous harassent
Nous avons faim d’amour nous avons faim d’espoir
Et la soif de reconnaissance
Nous conduit à des actes que réprouve la conscience
Et lorsque tout le monde joue le jeu pourquoi chercher des preuves
Juste suivre le mouvement avec un acharnement qui nous crève
 
Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rêves
Creuser la roche des idées brutes et s’élancer de la falaise
D’où nos lendemains tombent ou s’élèvent

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Les secrets de l’aube

Nous sommes à l’heure où l’aube se dénude
Et les serpents dressés sur leurs tendres carapaces
Dilapident le sermon.
L’heure est venue vous dis-je
Pour les secrets de l’aube

J’étais dans le ventre d’un crocodile mâle
D’une lame de ciseau je me suis accouchée
Un seul tranchant je lui donnais le nom de : Dieu
Serrant l’anneau de ma main qui n’était pas née
je l’appelais Amour, et commis 7 vÅ“ux à son encontre dont je vous parlerai
A moins que vous ne soyez là déjà
Car demain se promène au bord de l’eau
Et sur le sable les oreilles sont reconnaissables
Un empilement de nacre et ta narine fait chut…
C’est moi qui reviens

Si la mer est salée c’est que les sirènes ont tant pleuré l’inconscience des marins
Et pour les femmes restées au port
Si je suis partie, sans masque, sans fard
C’est pour avoir été sculptée trop tôt sur la proue de tous ces navires
ou trop tard – ce qui revient de même, c’est le coup du burin.
Et la femme qui ignore pour combien de cons vifs il lui faut cuisiner ce soir.
Met du sel dans l’eau

Les marins aiment prendre des risques stratégiques qui les font veiller tard et leur confère une aura d’importance
Pénélope d’où vient la force de ton sourire ?

D’une passade amoureuse un doux soir d’été
De l’odeur du chocolat de décembre
Du camélia en fleur
D’un prince imaginaire
Du bas-ventre et de sa douleur
D’ailleurs
De la pitié pour le crocodile maroquiné sur les plus belles avenue du monde

Sitôt jaillie du néant
On me fit avaler son chant pour le régurgiter tout le long de vos orteils et ce n’est pas une blague
Croyez-moi
Plus jamais vous ne marcherez pareil dans vos peaux de vache
C’est paisible, une vache
Son regard inquiet n’oppose aucune résistance
Aucune

Par souci d’urgence la lune est venue se poser sur ma langue
Croire avant qu’il ne soit trop tard
Pour savoir au petit matin
Quel jour reste à éclore
De cette nouvelle aube

Crocodile

Beauté

Devant la Beauté
En majuscule
Moi je recule
Oui j’en ai été digne un jour
Oui j’ai su inspirer l’Amour
Mais la grâce est éphémère
Mon heure est passée, j’en suis amère…

Devant la Beauté
De tes paroles
Mon cœur décolle
Et si je ne peux atteindre cet idéal
Je mourrai en vol

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Les amants insolents

On m’a demandé d’écrire un texte sur l’amour
Qu’une date dans un calendrier nous dise comment s’aimer
ça me fait doucement rigoler
Pourtant
Cette débauche de tendresse me donne aussi envie de sourire
Tant c’est bon quand on aime, de se le dire
Tant le silence du cœur nous fait souffrir

On m’a demandé d’écrire un texte sur l’amour
Je voulais l’appeler
Les amants insolents
Pour tous ceux qui s’aiment en dehors des normes
Hors des rôles préconçus
Nous sommes tous différents et pourtant trop se réfèrent
A un modèle unique pour aimer
Comme des déclarations à dates fixes

On m’a demandé d’écrire un texte sur l’amour
Une aubaine pour ma plume engagée
Une page vierge pour délivrer un si intime message
Que mon âme en est presque violée

Il ne suffit pas de se mettre à nu
Encore faut-il
Avoir faim de la chair dont l’absence te déchire
Se rendre vulnérable
Pour affirmer sa confiance en ce qui nous anime
Briser l’image d’Épinal et savourer le crime

Ils disent
Qu’après les regards qui embrasent
Les émotions qui fusent dans un cœur implosé
Par des rêves mis en orbite
Partis en fumée

Ils disent qu’une fois passée leur délivrance
L’habitude érode les sens
Que la magie trépasse que c’est une évidence
Ils disent que ça se remplace
Par une sorte de tendresse qui console notre chair
De sa déchéance au rang de corps habituel
Que la durée tempère l’incandescence
Que ce serait sagesse de l’accepter

J’ai oublié de modérer mes rêves il se pourrait que j’en crève
Parfois le rire de l’amour a des accents de fatalité

amants

Bouche bée

Bouche bée
Devant l’étendue des crimes commis de ma main de ma bouche
Je lutte pour ne pas m’abîmer dans la stupéfaction

Oui je suis devenue ce monstre d’amour et de solitude
Vibrant de plus en plus fort et d’aussi loin que s’étendent nos turpitudes
Je ne te perds pas des yeux

A chaque pleine lune
Je cueille l’élixir au cÅ“ur des ténèbres
Pour me guérir de ta morsure
Vampire
Que tout ce sang versé ne le soit pas pour rien

Si je suis devenue ce monstre d’amour et de solitude
Je n’aurai plus à te perdre à nouveau

À nouveau intacte après la mort
Peu m’importe ce que clament les marques sur mon corps
Il y a de la pureté dans chacune de ces larmes

Qui les retient ?

solitude

Mon bien-aimé

Encore une fois je tombe en prière
Tout en tentant de faire affleurer la lumière
Depuis les profondeurs de mes troublantes questions
Qu’est-ce que l’amour?
N’est-ce pas cette force qui nous soulève?
N’est-ce pas cette source qui nous abreuve?
Plus qu’un signal déposé sur nos lèvres par un autre
L’amour est parfois si loin de ces étreintes sauvages
Et que peut-on donner quand on ne connaît pas soi-même
Son vrai visage?
C’est un cÅ“ur unifié
Que je veux tourner un jour vers mon aimé-e
C’est d’une âme sincère que je lui dirai tout en un silence sans fin
Qu’est-ce que l’amour?
Si tu as besoin de ma main dans la tienne
C’est que tu n’as pas appris à marcher seul
Je ne veux pas d’un voyageur bancal
Si tu as besoin de mon regard pour te grandir
C’est que tu n’as pas encore trouvé le miroir
Où ta splendeur se révèle
Dans mes yeux
Ne lis-tu pas l’infinie puissance de ton âme?
Si tu as besoin que mes mots te rassurent
Déchiffre plutôt la pudeur de mes gestes
Et ne me retiens pas
Sache
Que quelque soit la cage où tu veux me blottir
J’en meurs assurément
Qu’est-ce que l’amour?
N’est-ce pas un poème que je te dédie?
Toi dont je ne veux pas comme mari
Car mon bien-aimé a la splendeur du soleil
L’assurance d’un roi
Mon aimé n’a pas besoin de moi
Il est partout où la peur n’est pas
Il me fait rire seule parfois on me croit folle
Il m’inspire mes fièvres et mes refus
Il ne m’a jamais déçue il est partout où je lui ouvre les bras
Mais toi
Tu ne le connais pas cela me rend si triste
Qu’est-ce que l’amour?
Je crois savoir que c’est plus vaste qu’un toi et moi
Il a les limites que tu donnes à ton âme
Et je vole sans fin pour en trouver le fond
Libre je vole
C’est si bon d’être seule
Entre mon bien-aimé et moi
Il y a l’univers en personne

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Mon trésor

Chaque mot a sa place. Chaque refus son port d’attache. Chaque silence son décor. Chaque note a son temple.

Tout résonne dans le métal. La terre est mate et creuse, elle absorbe.

J’habite dans un écho, sur la tige d’une fleur, une escalade fragile
Je suis là où tu me cherches avec d’autres yeux
Je suis une page vierge, un cauchemar
J’ai piétiné mes impatiences, couru au-devant de la fontaine
Pour choisir ma place au fronton de l’hospice
J’ai tenu bon, moi et ma chair tendre, friable
Résistant comme on pouvait au vent violent du destin
Il s’en est fallu de peu que tout ne se déchire
Pour la dernière fois
Un ultime appel une dernière résistance
Vaincue

Faire étalage de sagesse à la boucherie des sciences
C’était le programme
Voilà qui est fête dira le maraudeur
En quête d’émotions folles
La machine éteinte
Le bol résonne dans l’atmosphère céleste
Mon cÅ“ur n’est que brisure de poussière
Et ma foi est fragile
Comme ma main tremble sur ces pages où je me révèle
Futile
Et grave comme une nuit sacrée
La nuit où je t’ai rencontré
Toi le non-dit, le fuyant, le saint homme
Qui m’échapperait quand bien même
Tu serais mien
Toi l’impossible le promis le futur
Et le passé enfui
Enfoui sous des couches d’armures
Des tonnes de doutes qui hésitent
On a voulu me voler ma flamme
Quelques mains ont brûlé de parjure
Mon trésor était bien protégé
Et me voilà dans ma grotte
A le regarder briller pour quelque voyageur
Qui se sera perdu sur le chemin des anges

Mon trésor
Est une flamme froide
Un volcan frigide
Une étoile glacée par l’attente
Avec un cœur de lave

Mon trésor
Est un enfant oublié le long d’une route
Apprivoisé par un renard
C’est
La languissante mélancolie du crépuscule
Qui chante les heures ardues
Ou le fil a failli se rompre
Un peu plus
C’est un miroir halluciné
Une calebasse de terre dorée
Contenant de l’eau de jouvence
Du sang sacré

Mon trésor n’appartient à personne
Et tout le monde le connaît mais j’ai veillé sur lui
Avec la patience d’une louve
Et la gravité suave qu’on parfois les reines
Au seuil de leur vie.
Une goutte une onde voyageant dans l’espace
Dans l’océan des ombres
Stratège de l’impossible
Prodige de la mesure
Une perle de peu qui résiste au pire
Allant d’un pas peu sûr
Sur un chemin de sable
Et dans ce luxuriant désert
Les contraires nous font rire
Ah si je pouvais remplacer
L’ajout par le choix
Je serais noire ou blanche
Tour à tour
Riche ou pauvre
Pour de bon
Et je trouverais grâce aux yeux de ce monde
Armée d’une définition
Délicate impossible armée florale
A la guerre des parfums
J’exhale

pousse