IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: amour

Réplique

Pour ne pas devenir
Une simple réplique de ce qu’on a connu
J’ai cultivé le doute
Et la perplexité devant l’obstacle
Ne jamais reculer devant l’inconnu
J’explore
Sans jamais trouver de terrain conquis
L’amour se cherche partout
Où la douleur s’écrit
Où nos peines se crient
Où l’espoir réside même en un frémissement

Quelque part
Une mère en détresse lève les yeux vers le ciel
Vers qui se tourner pour la faim de l’enfant
Quelle est cette sorte de gouvernement
Qui laisse mourir les gens ?
Que valent nos vies au regard des puissants
Qui décident pour nous
Des détails de nos existences ?

De loin
Ils semblent faits du même pinceau
Tous ces tableaux intimes
Les étreintes, les disputes et les je t’aime
Obéissent à quelques lois
Qui veulent que l’on possède ou que l’on quitte
Quelle est cette sorte d’amour
Dont un obscur modèle délimite les contours ?

Je suis confuse
Et l’impossible m’appelle de plus en plus fort

duvet

Pardonnez-moi

Pardonnez-moi si je m’isole
Je ne fuis pas des êtres
Mais des situations qui me désolent
Des dialogues de muets
Des ballets d’éclopés qui me tirent des larmes
Au son des chants lugubres qui annoncent demain
On dirait que tous se préparent
A finir comme gibier d’un macabre festin

Pardonnez-moi si je résiste
Je secouerai ces entraves jusqu’à épuisement
Il y a des créatures qui ne supportent pas l’enfermement
Qui se laisseraient mourir plutôt

Pardonnez-moi si je m’éloigne
Il faut de la distance pour apprécier les êtres
Et puis mon exigence est intacte
Pour que brûle le feu des retrouvailles il faut savoir partir
Alors je vous quitte incessamment
Car je ne suis que matière incandescente
Et ces espaces où l’on se cherche sont imbibés d’amour

Si vous saviez comme la tendresse me dévore
Mon âme se parcelle
Et dans ces bouts de miroirs
J’aperçois mon unique
Je l’ai rencontré maintes fois et je sais qu’en chacun de vous
Il y a une part de lui

Pardonnez-moi si je m’envole à tire d’elles
Il est grand temps que je me fasse la belle

Déraison

Nulle raison de t’en vouloir
Il n’y a que folie d’avoir voulu croire
Que dans l’ombre de tes phrases j’irais me reposer 

Nulle raison n’est venue pervertir mon âme quand je t’ai suivi
Nulle raison n’apaise encore mon cÅ“ur aujourd’hui 

Et ce sont tes paroles qui viennent écorcher le soyeux velours
Dont j’avais enveloppé notre a. 

velours miracle bleu marine 520 - Mail

Athée

Athée convertie
Esprit averti
Rage endormie
Larmes serties
Certifiées véritable
Authentique douleur
D’avoir noyé son cÅ“ur
Nouvelles couleurs
Pour des émotions pures
Je n’ose plus leur donner le nom d’amour
Tout comme je me refuse
A séparer l’obscurité de la lumière

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Je me souviens

Je me souviens
Du silence
Avant que mon ego ne vienne souiller la page blanche des conceptions de mon imaginaire
Il y avait le silence
L’espace de tous les possibles
J’y voyais
Des histoires d’amour et tous leurs adieux qui n’en finissent pas
J’entendais
Le son de ta voix
Frémir d’un appel dont je ne reviens pas
Alors que j’empruntais cette route dénuée de souvenirs
Je me souviens de ma candeur virginale
Je me souviens que le parcours était semé d’embûches
Et que je n’en ratais aucune
Je me souviens que j’avais le sens de l’humour
Mais surtout

Je me souviens
Du silence
Lorsque je criais à l’aide
Étais-je muette ou entourée de sourds
Je me souviens que je ne croyais qu’en l’amour
Et que j’ai tout donné pour ça
Je me souviens
Du silence
Avant de mourir
Ou de renaître
Tout en clamant des chants de bataille
Le jour c’était la lutte et la nuit la guerre
Je me souviens du silence
De l’extase
Lorsqu’avec la mort et le cosmos réunis
Je dansais sans mon corps
Et je chantais de la voix de l’univers
Je me souviens
En silence
Du temps où je savais me souvenir

univers mystique bis

Prélude

J’écris pour un amour dont les préludes ont balayé mes certitudes
Élucider nos silences sans éluder leur importance
Disséquer le nÅ“ud de l’absence
L’examiner dans tous les sens
Jusqu’à son terme
De ta présence être enfin pleine
J’écris le souvenir d’instants si puissants que je m’en remets à peine
J’écris pour que tu saches que tes soupirs
M’arrachent encore des lambeaux de mon être ancien
Ode à la mémoire d’un présent constamment renouvelé
Témoignage tout droit venu d’un futur qu’il nous reste à inventer
J’écris l’impact de tes yeux dans les miens
L’onde de choc qui se propage dans ma terre intérieure
Pour qu’émerge un continent vierge des ravages de la peur
Le cœur en exergue
Je crie en toutes lettres ce secret
Qui dans le creux de nos lèvres s’est inscrit
Avec l’exactitude des vérités
Qui ont subi l’épreuve de la vie

baiser

Et l’amour

J’ai mis le feu à mes mémoires
C’était mon grand soir
Comme si, phœnix au cœur tendre
Mes mots allaient renaître d’un tas de cendres
Et à travers mes mots, mon image
Et à travers mon image, mon âme
Et l’amour en dernier recours

J’ai effacé toutes mes empreintes
Comme si le voyageur égaré
Ne pouvait que se perdre davantage en suivant mes pas
Et à travers mes pas, ma route
Et à travers ma route, mon destin
Et l’amour… L’amour ?

J’ai voulu disparaître
Sans mettre fin à mes jours
M’anéantir pour mieux renaître
Et à travers la mort, une vie
Et à travers la vie, un jour
Et à travers le jour, une seconde
Et l’amour ne veut plus dire toujours

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Vandales

De notre doute exquis entachons la mémoire
L’attente n’est jamais qu’un espace qui renonce
Et l’âge une formalité de jouvence
Où trône l’Un-certain nous irons nous asseoir

De l’écueil du temple extirpons les grimoires
Vains amoncellements de semonces ramassées
Legs de furies et de quêtes sans issue
Pour gribouiller les pages en trépidant d’espoir

Au feu les insipides, les mornes écritoires
Qui d’un honneur factice légitiment la tristesse
Relatons, gorge haute, l’amour et ses prouesses
Il auront beau jeu de dire
Vandales !

grimblur

Dans ma mémoire

Dans ma mémoire
L’amour est ce liquide brûlant
Cette lave incandescente
Qui t’arrache à tes certitudes
Rend le confort méprisable
Et le luxe désuet

Dans ma mémoire
Il s’agit d’un trouble enviable
Comme un virus souverain
Qui te fait trembler comme un arbre sans racines
Et pourtant ancré au plus profond
Là où le désir pousse et se renouvelle

Il n’y a rien de plus terrifiant et de plus sacré
Que cet élan vers le corps de l’autre
Qui rend toute révolution possible
Et la tiédeur infecte

J’aimerais perdre la mémoire
Pour me donner une chance
D’imprimer à mon cœur un rythme tranquille
D’abreuver mon âme avec le nectar des dieux
Un sentiment nouveau et pourtant ancestral

Ah si l’amour était un oiseau
J’en détruirais des cages…

livre-envol

Froideur

Il faisait froid
Il faisait seul
J’ai voulu entrer dans ton cÅ“ur
La porte était fermée
Tu avais jeté la clé
Alors j’ai embrassé la porte
Et puis je suis tombée
Épuisée
Il faisait froid
Il faisait seul
J’ai voulu entrer dans ton cÅ“ur
La porte était fermée
A jamais

porte