IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Tag: amour

Sacerdoce

Ceci est mon sacerdoce
Et ses fruits sont tellement doux que je danse
Tout en marchant sur Ses traces
La sÚve qui palpite sous ton écorce
Je veux la boire Ă  la Source
Embrasse-moi et mĂȘme s’il y a eu crasse
Je serai heureuse comme une gosse
Pour certains la femme est une garce
Qui débarque dans leur vie fade
Et la corse
Mais pas de volaille farcie dans une recette végane
La compassion est la base de notre régime
C’est tout ce que j’aime
À grandes enjambĂ©es dans le poĂšme
Il est entré

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les rĂ©parer n’est pas aisĂ©
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants dĂ©licats oĂč l’amour se rĂ©vĂšle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élÚve la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent Ă  force d’ĂȘtre aimĂ©s

Je t’aime

Je voulais un amour au-delĂ  des fariboles romantiques
Les actes concrets valent plus que des promesses en toc
Et quand le prĂ©dateur passe Ă  l’attaque
Chaque belle parole est comme une estocade
Alors le silence peut ĂȘtre un cadeau
Pour justifier nos défaillances et nos rebuffades
Les principes ont bon dos
Tout le monde a sa propre vertu comme éthique
Ce qui explique les sacrifices AztĂšques
Les discussions, les émissions politiques
Et ton steak
Et s’il faut de la chair pour nourrir les porcs
Que le voile se déchire
L’industrie est cannibale et le moindre rapport
Nous coûte beaucoup trop cher
Cheptel élevé à coup de pilules roses
Réalité isolée comme en campagne rase
Ou croisiĂšre en zone grise
Que reste-t-il de l’insouciance, de la lĂ©gĂšretĂ© promises ?
C’est là que le coeur est balùze
Car le souffle qui entretient le brasier
Reste aussi vivant que les soleils qui se lĂšvent
Quand ton regard vient m’embrasser
Ta flamme ne brûle que pour rendre la pureté
Le superflu peut partir
On retiendra le plus important
Tu ne l’as pas laissĂ© par terre
Ce coeur suppliant, croulant sous la douleur
D’une solitude extrĂȘme
Cette illusion ultime
Tu l’as brisĂ©e par un “Je t’aime”

C’est lui

C’est lui qui a le plus grand cƓur, de tous ceux que j’ai connus.
C’est lui dont l’humour me porte aux nues;
Dont le regard me met Ă  nu,
C’est innĂ©.

C’est lui qui me rend dĂ©terminĂ©e,
Qui au réel me ramÚne.
Come on, sa plume est d’une qualitĂ© peu commune;
Et tous les enfants l’aiment.

Je vis tout de suite en lui une belle Ăąme,
MĂȘme assortie de son lot de problĂšmes
J’ai refoulĂ© le blĂąme
Jusqu’à ce qu’il fasse boom
Que la vérité explose en somme;
J’étais brimĂ©e par moi-mĂȘme.

J’ai fait un maximum pour tomber dans le piùge
Qui m’attendait là ;
La plage d’amour que sont ses bras
Car un piĂšge ce n’était pas.

C’est lui qui fait tout pour que j’ouvre mes ailes,
Pour que je me révÚle,
Pour que je me régale de la vie

Trop humble pour voir sa propre vertu,
Trop mystique pour rester sans répartie.

Son amour est mon répertoire,
Je l’emmùne presque partout.
Je dis presque, parce qu’au-delà de cette montagne

Il n’y a plus de moi
Ou de lui
Juste une conscience infinie de béatitude
Que connaissent celleux qui se sont élu.es,
Et dont l’ñme Ă  Dieu est liĂ©e,
Délivrée.

Anti…iste

Je viens mettre les points sur les I
Au travail maintenant
Sous le regard des aigles chouettes
Papillons fantastique et plantes fluorescentes
On peut amortir la descente
Sans précipiter en enfer
Nos rĂȘves et les gĂ©nĂ©rations futures
Sans se déclarer la guerre
Mais en cessant de nourrir les armes
Pour nourrir les enfants
De faire exécuter des ùmes
Pour le plaisir des grands
Peut-ĂȘtre pas besoin de tout mettre par terre
Juste changer quelques tĂȘtes et on sauve la piste

La misandrie sauvera pas la planĂšte
Si chaque minette se met en tĂȘte
D’avoir un matou plutĂŽt qu’une quĂ©quette
Il va falloir vider les refuges p’tĂȘt
Car ces boules de poils ravagent l’Ă©cosystĂšme
Et des animaux sont tués pour nourrir celui que tu aimes
Ça me fait aussi de la peine
Ces créatures errantes sous des pluies diluviennes
AffamĂ©es d’amour, en manque d’abri
À les voir si vulnĂ©rables le cƓur bondit Comme un cabri

Ne nous égarons pas dans des parallÚles scabreux
Le sujet c’est de sauver la Terre, ou l’amour,
Ou les deux

Des haltĂšres

j’avais soif
j’ai rempli une chope d’eau claire et l’ai posĂ©e en plein sur la trajectoire de la lumiĂšre
d’oĂč l’aurore borĂ©ale sur papier recyclĂ©
une des infinies beautĂ©s de l’univers

j’avais peur
au point d’essayer de contracter des assurances affectives
mais le vent n’a fait que m’Ă©bouriffer sans s’arrĂȘter sur moi
Ă  force
j’ai pu apprivoiser la malice d’Ă©ole
pour trouver mon repos dans l’incertitude

l’amour est ce chemin de vie qui ne t’a jamais appartenu
on entre en religion pour trouver le chef d’orchestre
et quand arrive la rencontre
on n’a plus rien Ă  redire

En sursis

L’espoir en suspension comme un lustre fragile
ConstituĂ© d’ailes de papillons brĂ»lĂ©s par la lumiĂšre
Diaphane chanson Ă©garĂ©e dans l’Ă©ther
ComposĂ©e des Ă©ternelles promesses de l’aube
ÉphĂ©mĂšre assurance d’un avenir radieux
Qui laisse mes noires prunelles éblouies pour de bon
Incapables de discerner l’illusion du prĂ©sent

Rayon doré qui transperce douloureusement ma chair
Une perle de joie prĂȘte Ă  se dĂ©verser tranquille
J’accouche dans la douleur de visions d’absolu
Le manteau de la passion m’enveloppant comme un suaire
Au sol les empreintes de mes carcasses passées
Au ciel les Ă©clats tout cassĂ©s de mes rĂȘves Ă©toilĂ©s
Diffusent leur lueur altérée par mes ombres

Une mélodie nocturne berce mon ùme mélancolique
Condamnée au tourment par un vieux sortilÚge
JetĂ© nĂ©gligemment d’une passerelle entre les mondes
A la lisiĂšre d’un horoscope taquin et brouillon
Une bulle éclate sereine au sein de ce mystÚre
Une goutte de sang jaillit du tronc d’un arbre noueux
Ma chair ira nourrir les roses carnivores

Murmure glacé du temps qui se faufile en douce
Incompressible défi pour la plume qui frémit
La touche nĂ©cessaire d’inconscience qui soulage
Et le regain de sens qui fait percer le jour
Un sourire monstrueux Ă  graver dans l’Ă©corce
Au firmament du désir un soleil de trop
Un bouquet qui expire de toute son élégance

Les priĂšres se consument au bord de lĂšvres closes
Et les espoirs s’Ă©teignent de leur richesse insoutenable
La force d’une volontĂ© dressĂ©e dans la tempĂȘte
Le dĂ©risoire d’une plainte par trop fardĂ©e d’ennui
Une flamme qui s’Ă©vapore dans l’attente doucereuse
Une louve qui tremble dans son profond sommeil
Un joyau qui scintille laborieusement

Illusions qui tombent en pluie sur des statues vivantes
Démence générale, folies particuliÚres
L’assistance magique de quelque somptueux hasard
Procure son réconfort aux marcheurs du chemin
Destinataire confiant d’une lettre Ă©garĂ©e
Jardinier solitaire aux récoltes secrÚtes
Êtres en luttes singuliùres et profondes

Rires surexposés aux caprices des astres
Cascades de sentiments sur les terres du déni
Racines aquatiques pour une cime céleste
A travers le miroir l’Ă©vasion programmĂ©e
A travers son unique, se découvrir pluriel.le
Se prendre pour une fleur en toute exhalaison
Se planter en beauté.

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Fi d’elle

Sur mes lĂšvres de velours
Dépose ton empreinte fraßche comme la pluie
Humide comme la rosĂ©e sur le pĂ©tale froissĂ© de l’aurore

Sur mes reins
Impose ton impact léger comme la neige
Qui tombe un dimanche soir sur une vallée perdue
Assourdissant vacarme

Pour te dĂ©saltĂ©rer je t’offrirai des larmes que la joie fit couler

Sur ma peau
PromĂšne ta paume Ă  l’Ă©tonnement perpĂ©tuel
Et que tes doigts tambourinent délicatement
Pour annoncer leur arrivĂ©e solennelle dans l’antre de la joie

Que ma plume fébrile
Se fasse l’Ă©cho de la magie nocturne
Et psalmodie la promesse que je fis au désir
De ne pas t’appartenir

J’appartiens Ă  la lune aux collines aux Ă©toiles
Et tu es l’ocĂ©an, mes formes se dĂ©voilent dans ton reflet

J’appartiens au silence Ă  la nuit ou au temple
OĂč je t’ai vu t’agenouiller
Pour implorer le salut que je méprise
Dans une jouissance volubile

De ma langue
Je chanterai les secrets que tu n’as jamais pu formuler sans t’effrayer de leur puissance

Et mon ventre sera
Un lit pour ta riviĂšre
Et tu t’Ă©rigeras
En totem funéraire
Et puis nous crĂšverons
De fatigue et d’ivresse
Et nous nous en irons
Libres de toute promesse

Avec pour unique allégeance
La fidĂ©litĂ© que l’on doit Ă  nos sens

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De l’amour vĂ©ritable

A celleux qui cherchent la sĂ©curitĂ© dans l’amour
Je dirai que l’amour est un chemin tumultueux
Sur ce flot d’incertitude qu’est la vie

A celleux qui veulent apprivoiser l’amour
Je dirai que l’amour est un roseau sauvage
Que l’on ne peut dompter sans le dĂ©naturer
Et le départir de sa beauté originelle

A celleux qui cherchent Ă  enfermer leur amour
Je dirai que cette émotion ne souffre aucune cage
Et que les liens qu’on lui attache ne font que nous Ă©loigner de l’amour

Car l’amour est un torrent que l’exigence assĂšche
Pour y tremper ses lĂšvres il faut se mettre Ă  genoux

Et l’amour est une montagne dont on n’atteint jamais le sommet
Il faut lever les yeux vers elle tout en sachant
Que notre vie ne suffira pas Ă  en faire l’ascension

Son chemin est parsemé de petites attentions
Mais les gestes les plus tendres ne font pas l’amour
Tout comme il ne suffit pas de se couvrir de plumes pour s’envoler

A celleux qui veulent attraper l’amour
Je dirai que l’amour est l’ultime abandon

A celleux qui veulent se souvenir de l’amour
Je dirai que l’amour est l’oubli de soi
Il se fait et se défait en dehors de toute volonté

Enfin Ă  celleux qui veulent se protĂ©ger de l’amour
Je souhaite qu’au sein de leur forteresse
Se dissimule une graine d’amour qui percera la pierre
Car l’amour est la goutte d’eau qui vient Ă  bout de l’incendie
Et la flamme qui fait reculer la vague de la solitude

A celleux qui voient l’amour comme un remĂšde
Je ne sais pas quoi dire
Sinon

Que bien des amours portent en elles le poison
Les chaĂźnes et les prisons

Que seul le véritable amour libÚre
Et que l’amour libĂšre seulement les ĂȘtres vĂ©ritables.

liberte.73179

Toute

Toute la lumiĂšre du monde
Gùchée par un silence
Toutes les détresses du monde
Sauvées par une larme
J’espĂšre que je lui manque
Celui que j’aimerai
Autant que je l’attends
Enténébrée de joie

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