IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tag: absolu

1 jour 2

Un jour de plus

Un jour de moins

Dans la solitude de l’Éternel



Telle L’Albatros du poème

Mon handicap ce sont mes ailes

Envergure décalée

Je suis pas Icare elles sont pas juste collées

Blanches de peur ou Noires de colère

M’en fous tant qu’elles t’envoient en l’air

Si tu te suspends à mes vers

ᖴ℄⁅ᙈᖇຮ ᕍ⁅ ᖇᙈ⁅

Mon Verbe Plante Paroles en Terre

> Sainte Mère, elle remercie ses tortionnaires ? Disposition légendaire et sans le moindre effort.

L’immobilité c’est la force

Pan! Terre!

istiNa 𓆃

Antique

L’air que je respire provient d’une autre époque
D’un temps d’héroïsme et de victoires sur soi-même
D’une ère de hautes valeurs d’idéaux et de foi
Mes poumons ne tolèrent qu’un souffle universel

J’inspire le vent des cimes d’où le monde se contemple
J’exhale dans ces grottes qu’habite la solitude
Je médite mon passage d’un univers à l’autre
Je parle au chant qui coule et je ris aux nuages

Car le soleil qui me réchauffe vient d’un futur lointain
Qui voit régner la paix et pleuvoir sur les peuples
Une divine abondance sans d’autre prix à payer
Qu’une gratitude ultime qui nous rend généreux

Ma plume anachronique vient d’un oiseau mythique
Féroce comme un phénix qui donnerait conférence
Se consumant d’amour devant son auditoire
Pour que ses cendres inspirées délivrent son histoire

Étrangère à ce siècle d’intelligence blasée
Où tout le monde a compris mais reste malheureux
Croit que la quête s’arrête quand on trouve la révolte
Et se croit plus solide que le rire du cristal

J’ai vu toutes leurs excuses pour ne pas écouter
J’ai entendu leur peine d’avoir fermé les yeux
J’ai proposé de l’eau pour cellui qui a soif
Et vu des gens mourir de s’être détournés

Je transporte mon époque de contes et de mystique
Où les ondes modernes se mêlent aux vibrations
Sachant que ces images nommées imaginaire
M’ont sauvé plus sûrement que toute autre équation

Feu aux Racines

Pour finir
Je suis pieds nus
Plantes à terre
Devant moi le tortillement immobile
D’un serpent de bois d’ébène
Dessin sinueux de cendres végétales et fossiles

J’insiste sur les mèches qui résistent
En brûlant des papiers
Sur lesquels j’ai inscrit des vœux
Afin que les esprits des éléments
Terre .. feu ō taire
Les portent à l’Atman qui Réalize
Ou les disperse dans l’atmosphère
Que tout un chacun respire

Une prière
Qu’elle soit commune commande
Ou trainée d’espoir dans l’air
Inspire
Élève nos vœux jusqu’à cette endroit de la Konscience
Où la foi se régénère,
Où la créativité se libère

Dans la prière nous sommes tous
Sœurs et frères car
C’est l’appel à notre Être de Lumière
Depuis notre être de chaire


Ouais ça déchire frère et non
C’est pas cher
Peuchère

Départ

Dès le départ, on m’a donné les bons livres pour trouver en moi-même
Tout l’amour qui m’était refusé
Béatitude impossible à partager
Gracieusement offerte par une vie d’expériences souffrantes et de solitude

Retour à la base 🛸

Des faires

Faire les choses par amour d’autrui, conduit à d’inévitables déceptions

Fini le cœur confus, le fruit est confit
Au bord de dégueuler du kéfir
Affolant les fols et farfadets qui veulent me croire en enfer
Effarant les furieux peu curieux par la facilité avec laquelle
On peut se défaire de ses fers
En cessant de défendre
Ce dont le monde n’a rien à faire

IstIna 𓆃

À l’heure où la cascade devient colonne de feu

La poésie n’a pas d’histoire
Lorsque notre univers s’est écartelé pour accoucher de lui-même
C’est la poésie qui décida d’attendre
Avant de créer le temps

La poésie n’a pas d’histoire
Elle se révolutionne en continu
S’efface pour faire place à sa lumière
S’expose pour faire face
S’explose pour faire trace
Et recommence

Elle ne demande pas de salaire
La poésie est vitale comme l’air que l’on inspire
Et ne se nourrit que d’elle-même
Comment payer l’arbre qui te donne le fruit ?
La poésie est pure, accessible à qui veut la voir
D’autres la confondent avec une sorte de discipline
Où l’on marque des points à l’usage de formules
Le visage du style, l’adresse de la rime
Font l’esthète grandiose, plus rarement l’artiste

Iels ont recours à son nom pour ennoblir ce qu’iels aiment
Mais iels ne la comprennent pas
La poésie n’a soif de rien certainement pas d’argent
C’est un geste sublime qui donne la vie et la mort en même temps
C’est une idée plus qu’une image
C’est un principe plus qu’une idée
C’est la cause et conséquence de toute forme de beauté

Comme une spirale mathématique
Ou la couleur d’un soleil qui s’étale et s’éteint
Sur l’horizon languide
Reflétant nos valeurs et nos espoirs permis

La poésie te demande un effort
Car elle s’adresse à ton meilleur
A ta soif nécessaire
Une fois posée sur ta langue elle sublimera même tes douleurs
On ne l’apprend pas on naît
Avec la poésie dans le coeur
Peu importe à quel âge

Elle seule te consolera sur ta dernière couche
L’amour est son enfant
Et Dieu sa conséquence

Elle dessine ton sourire quand le néant te touche
Préserve ton désir de beauté
Quand on veut te faire croire qu’il y a plus important

C’est une peau autour d’un sens
Pour le profane aléatoire
Si elle t’a fait l’honneur de te prêter la vie
Tu ne cesses de rendre grâce
Au point que tourmenté-e par des forces adverses
Tu renonces d’un souffle à tout ce que tu es
Pour lui faire plus de place en ton âme

Tendresse brûlante et d’une banalité poétique.

ÎstÎna 𓆃

Illustration IA

Enfin

Enfin
Péter le câble nécessaire
Le soleil brille sur mon départ
Tout comme le ciel crevait pour laver mon âme
C’était encore hier

Marcher vers le levant
En chemin
Écrire des airs et des chansons
Joie exaltée par la peur
De l’inconnu

Se tenir nue sous mon étoile
Elle me réserve un sort
Toi qui demeure au sein du Très-Haut
Ou qui n’existe pas
Quelque soit ton nom j’acclame ta volonté

Je serai
La poétesse qui marche
J’arpentai les mots
En suivant l’absolu à la trace

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