Couleur préférée
Noir Lumière
Origine mystère
Flamme et tombeau
Nuit osirienne
Reflet de l’ombre sacrée dans chaque atome de mélanine
Absorption pleine et entière
La vérité la plus claire
Noir Lumière
Origine mystère
Flamme et tombeau
Nuit osirienne
Reflet de l’ombre sacrée dans chaque atome de mélanine
Absorption pleine et entière
La vérité la plus claire
Je viens mettre les points sur les I
Au travail maintenant
Sous le regard des aigles chouettes
Papillons fantastique et plantes fluorescentes
On peut amortir la descente
Sans précipiter en enfer
Nos rêves et les générations futures
Sans se déclarer la guerre
Mais en cessant de nourrir les armes
Pour nourrir les enfants
De faire exécuter des âmes
Pour le plaisir des grands
Peut-être pas besoin de tout mettre par terre
Juste changer quelques têtes et on sauve la piste
La misandrie sauvera pas la planète
Si chaque minette se met en tête
D’avoir un matou plutôt qu’une quéquette
Il va falloir vider les refuges p’têt
Car ces boules de poils ravagent l’écosystème
Et des animaux sont tués pour nourrir celui que tu aimes
Ça me fait aussi de la peine
Ces créatures errantes sous des pluies diluviennes
Affamées d’amour, en manque d’abri
À les voir si vulnérables le cœur bondit Comme un cabri
Ne nous égarons pas dans des parallèles scabreux
Le sujet c’est de sauver la Terre, ou l’amour,
Ou les deux
Pour moi, toi et moi c’est pareil
Si cette idée te fait partir en vrilles,
C’est que quelque part tu penses que je ne brille pas assez
La vérité est opaque lorsque l’ego s’y pique L’orgueil devient une planque
Mais on s’y sent traqué
Si je te regarde dans les yeux
Je vois des étoiles
Si tu te sens pris dans une toile
Elle s’appelle constellation
Je me borne à faire des constatations Corruption et trafic d’influences
Chocs quantiques et clairsens aiguisés
Mes chakras me permettent de traverser la barrière de glace
Et je me retrouve en face du plus bel être qui m’ait été donné de rencontrer
Pour moi, toi et moi c’est pareilÂ
Si cette pensée te rend fébrileÂ
C’est que quelque part tu crois que tu ne brilles pas assez

Écoute mon rythme
Et si tu n’arrives pas à danser
Ne corrige pas mon rythme
Allonge-toi sur le sol
Et prête ton cœur à ce dialogue
Qui a lieu entre mon ventre
Et la Terre
Laisse-toi guider par ce rythme
Et si tu n’arrives pas à comprendre
Ne discipline pas mon rythme
Tourne tes yeux vers le Ciel
Et expose aux étoiles tes iris
Pour y cueillir cet amour foudroyant
Qui a désincarné
Mon rythme
Syncope martelée
Soupir embué
Invocation tantrique
Prière de la dernière heure
Déhanché sursaut soudain
Abandon lascif
Expiation par le mouvement
Grâce de l’oubli
Retour à l’origine
Avant la répartition des choses
Même le chaos était musical
À présent dans le silence
Mon rythme s’aligne à ton oreille vitale
Aucun son ne dérange
Mon absence est totale
Ils peuvent être raffinés comme un tableau de Degas
Les jeux de l’ego ne font que des dégâts.
Se demander où l’idée de Dieu a pris naissance,
C’est tenter de visualiser les limites du cosmos
Quand tout est en expansion
Même la portée de nos remises en question
Pour nous faire douter de nous-même il y a des forces en faction
À tous niveaux des frictions causées par nos frustrations
Avoir conscience du Tout se prendre pour une fraction
Et celleux qui nous reprochent d’entrer ou pas dans l’action
Depuis le temps qu’on les observe avec attention
Empêché.es de bouger par leurs imprécations
Tout en vivant dans la peur de nos réactions
Enchaîne…
Les âmes pour mieux les délivrer
C’est ce qu’ils disaient
Des métaphores de chair, de fouet, de sang
Des réalités auxquelles ne peuvent pas échapper
Tous les enfants
Une croix en marche pour les crucifier tous
Pour appliquer Résurrection dès la Pâques prochaine
Et voir se consumer sans haine
Les mensonges que les nations exercent sur elles-mêmes
Même si je prétends faire le mime
Depuis que je suis môme,
Moi j’aime
Et si certaines idées vous ont rendu.es blêmes,
Ce n’est qu’un poème

On les voit sur leurs pistes de ski
Où il n’y a presque plus de neige
J’en imagine avec un carnet Moleskine
En train de disserter sur notre rage
On les voit quand des enfants meurent dans les mines
Multiplier les trajets au-dessus des nuages
On les voit nous désigner les mêmes ennemis
Nous gaver insidieusement de leurs odieux messages
De sorte que celleux d’entre nous qui ont la chance de partir en voyage
Emportent des préjugés dans leurs bagages
On les voit détruire des tonnes de nourriture
Pour protester contre la vie dure
Mais c’est pire
Je veux voir détruits ces abattoirs
Et c’est pas de la littérature
Comment peut-on voir et accepter ce qu’on inflige
À ces créatures
Pour une question d’agrément, de plaisir
Et s’offusquer de la cruauté de la guerre ?
Celleux qui aimaient la violence ont dû la subir
Pourtant la paix c’est pas la mer à boire
On est là pour guérir
Et les miracles ne sont pas rares
Sur ce, je vous laisse, car il est tard
Et on n’est pas près de dormir

On ne peut reculer ni revenir en arrière
Quand on a entendu l’appel de la lumière
Pour mieux la transformer on chérit la matière
On perçoit l or subtil caché dans la poussière

Si tu peux t’aimer dans la non-existence
Si tu peux t’aimer quand tu es au plus bas
Si tu peux t’aimer quand l’amour fait silence
Qu’est-ce qui peut te faire peur à toi ?
Si tu peux t’aimer avec tous tes torts
Te prouver que tu es là pour toi
Si tu peux être dans la peine ou en proie au remords
Et quand même sentir que cela est bon pour toi,
Si tu peux t’accorder patience et tendresse
Quand fatigue, tristesse éclipsent la joie
Tout en te souvenant de ces jours d’allégresse
Que l’avenir réserve à celleux qui y croient,
Alors même au milieu des drames et tempêtes
Tu seras apaisé.e par la douceur de ta foi
Donc garde bien cette parole en tête
Tu aimes le monde entier lorsque tu t’aimes, toi

Osiris végète sur le Nil
Embarqué par le cycle du temps
À l’heure la plus sombre
Un chant s’élève déjÃ
Célébrant la fin des ténèbres
Présentation brève de ma fièvre de joie
La douceur de sa main qui caresse ma joue
La musique qui me raconte tout
Y compris les épreuves dont nous voyons le bout
Déjà je ne vois que des âmes debout
Les concepts s’emboîtent une fois bout à bout
Maintes révélations sont déjà prêtes
Mais quelque peu confisquées par les prêtres
Le temple qui m’a vu naître est dépourvu de portes
Les pensées les plus vastes y entrent et en sortent
À l’intérieur demeure le vortex que j’emprunte
Et le soleil qui me répond par la fenêtre
