IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Délices

Il y a des satisfactions si secrètes
Des délices de l’âme que la plupart des hommes ne peuvent comprendre
Ne serait-ce que la joie d’apprendre
Fait de toute vérité une chose belle à entendre
Je crains que mon sourire ne fasse que s’étendre
Tant pis pour celleux qui ne peuvent comprendre
Il suffit d’attendre

Réputation

Je lui ai donné ma réputation avant de savoir ce qu’il pensait de moi
Je conseille pas
C’était pour briser des mythes qui n’existent pas
Mieux prendre ce nouveau départ
Mais tes actes sont compris en fonction de ton histoire
Tu voudrais changer leur regard
Il est peut-être trop tard
La cane ne veut pas faire le canard
En fonction des modèles que tous deux connurent
Iels ont idéalisé différentes manières
Mais le plus grave est l’amour que tous deux nièrent
Lorsqu’iels avaient le plus à gagner
Tout en sachant que chacun représentait pour l’autre
Le haut du panier

Mais la rose est loin d’être fanée
Le coeur reste fan de ses senteurs les plus fines
La Vérité s’exprime même quand elle est aphone
Qu’elle porte une auréole, une tunique safrane
Ou une robe de guépard

J’étais venue pour donner mais j’aurais tout reçu
La conscience que chaque jour est un nouveau départ
Que nous faisons la paire malgré nos impairs
Dès qu’on cesse de se faire peur, s’imaginant le pire
Qui serait de ne pas t’avoir rendu tout cet amour
Avant de
Te voir partir

Je suis face contre terre
Mes bras épousant la courbure de l’univers
Je vois la Lumière divine dans ton regard
Le futur c’est hier
La musique surgit et nous soulage
L’ego gît

Reste sage si tu ne veux pas que ça en jette
Déjà la joie m’agite
Bons baisers de ma part à tous les exégètes
C’est la foi qui m’abrite
Pour rien au monde je n’échangerais l’amour qui m’habite

Surtout quand le bruit des bottes
Nous rappelle qu’il y a des anges qui se battent
Pour que la Paix l’emporte
Sa main dans celle de l’Amour auquel nous ouvrons la porte

Super

Manger des super-aliments
Se reconnecter avec les éléments
Qui nous adressent médicalement
Les voeux d’amour du Créateur

Faut voir le prix d’une amande
Alors ce sont nos envies qu’on émonde
Ne reste que la pure demande
La gratitude qui n’attend pas demain
Le pardon pour nos propres démons
Et nos vibes angéliques qui se gèlent
Au point de pulvériser les portes des geôles
Pleines de radicaux libres
Comme des baies de goji
N’ont rien à mettre en gage que la substance d’un songe
Je pense à eux quand je mange
Et, si l’amour est magie,
Si c’est à l’appel de la foi que Dieu réagit,
Alors il est vain que l’attente se prolonge

J’ai la justice qui me démange
Pour toustes celleux qui se sentent à la marge
Qui accusent le démiurge
La Lumière qui émerge j’en reçois les images
Elle balaie les mensonges
En réveillant celleux qu’elle dérange
Par une caresse des phalanges

Je suis une éponge qui exprime ce qu’elle absorbe
Quitte à mouiller la page
Pour mes 42 piges, j’ai reçu pas mal de codes
Je me suis offert un alphabet
Pour reprendre au début
Quant à ma tisane au moringa
Je l’ai pas encore bue

Indulgence

Ayons pour nos échecs un peu plus d’indulgence
La valeur de nos rêves est loin de l’indigence
Nous pouvons réduire la plus cruelle engeance
Au silence face à la beauté qui dévaste
Les hordes d’iconoclastes
Celleux qui fuient la lumière comme la peste
Ne seront pas en reste
Même s’ils ignorent que leur nom est sur la liste
Que leur coeur sera leste
Une société nouvelle où il n’y a plus de castes
Telle une arche qui accoste
Que le gardien nous voie fidèles au poste
Que la bonté illumine la piste
On verra qui a fait un festin de ses miettes
Que le Retour n’est pas un mythe
Prend un instant pour t’en remettre
Un son brillant sur un ton mat
Émoustillant la flamme intrépide
Qui règne en tout bipède
Ne crois pas que cette énergie se dilapide
Quand elle vient à ton aide

Quelqu’un

J’ai quelqu’un à aimer c’est ma grande récompense
La Grâce du don ne fait que croître avec le temps qui passe
J’aurais pu aussi bien être dans un cloître
Mes pas restent guidés par le plus doux des pâtres
Ma plume fut forgée pour écrire des épîtres
À Ton Royaume où résident les Maîtres
Tant d’amour en nous qu’on ne sait plus où le mettre
On en a assez pour le bourreau et la marâtre
Pour celleux qui nous poursuivent quand la mer s’écarte
Assez pour rebattre des cartes
Je Suis avant de penser
Les philosophes qui vous répondent dans une langue morte
Se marrent de celleux qui restent devant la porte
Se mirent et se possèdent de telle sorte
Qu’iels apprécient leur sort
S’usent sur des soucis mais se resservent
Tandis que l’étau de soie se resserre
Iels s’obstinent dans l’illusion qui rassure
Suçant des mensonges brillants comme des diamants de pacotille
Des bonbons pour calmer l’ego qui vacille

Mais vient l’heure du Soleil
Et nous voilà sur le seuil
Toustes autant que nous sommes
Le Royaume nous accueille
Présent qui attendait depuis que la Conscience veille
Attendait que tu ouvres les yeux et réalises la merveille
Que Tu Es.

Sacerdoce

Ceci est mon sacerdoce
Et ses fruits sont tellement doux que je danse
Tout en marchant sur Ses traces
La sève qui palpite sous ton écorce
Je veux la boire à la Source
Embrasse-moi et même s’il y a eu crasse
Je serai heureuse comme une gosse
Pour certains la femme est une garce
Qui débarque dans leur vie fade
Et la corse
Mais pas de volaille farcie dans une recette végane
La compassion est la base de notre régime
C’est tout ce que j’aime
À grandes enjambées dans le poème
Il est entré

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les réparer n’est pas aisé
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants délicats où l’amour se révèle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élève la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent à force d’être aimés

Et tics

Les gens qui ont pitié de notre qualité de vie
Sont les plus pathétiques
Même si ce n’était qu’une question d’esthétique
Je n’échangerais pas ma place contre leur carrière en toc
Souvent menée au mépris de l’éthique
Un rythme acharné pour se payer toutes ces choses
Qui leur permettent d’être médisants
Regarder de haut les “moins méritants”
S’imaginant qu’on les envie
Nous qui avons d’autres enjeux
Mais finalement
Certains font bien des monuments aux coffres-forts
Je m’épargnerai l’effort
Quand on est sans enfants on veut rendre ses parents fiers
Je n’en ai plus rien à faire
J’ai déchiré la facture, démasqué les acteurs;
Ma foi reste mon seul atout
C’est pourquoi quand je présente mon âme à la lune
Au soleil
Elle est toujours parée de ses plus beaux atours

Elle est toujours pareille
Malgré la violence qui l’entoure
La flamme de Vérité qui jamais ne vacille
Brille sur ton parcours

Abnégation

Me demander l’abnégation
La meilleure chose que tu pouvais faire
Étant donné les conditions de ma présentation
Me disant investie d’une mission de guérison
J’ai accompli la trahison
En étant ignorante de ma propre prison
Une fois revenue à la raison j’étais poignardée sur mon propre gazon
D’où j’ai une vue imprenable sur l’horizon

Alchimie

On ne peut reculer ni revenir en arrière
Quand on a entendu l’appel de la lumière
Pour mieux la transformer on chérit la matière
On perçoit l’or subtil caché dans la poussière