Il y a des satisfactions si secrètes Des délices de l’âme que la plupart des hommes ne peuvent comprendre Ne serait-ce que la joie d’apprendre Fait de toute vérité une chose belle à entendre Je crains que mon sourire ne fasse que s’étendre Tant pis pour celleux qui ne peuvent comprendre Il suffit d’attendre
Je lui ai donné ma réputation avant de savoir ce qu’il pensait de moi Je conseille pas C’était pour briser des mythes qui n’existent pas Mieux prendre ce nouveau départ Mais tes actes sont compris en fonction de ton histoire Tu voudrais changer leur regard Il est peut-être trop tard La cane ne veut pas faire le canard En fonction des modèles que tous deux connurent Iels ont idéalisé différentes manières Mais le plus grave est l’amour que tous deux nièrent Lorsqu’iels avaient le plus à gagner Tout en sachant que chacun représentait pour l’autre Le haut du panier
Mais la rose est loin d’être fanée Le coeur reste fan de ses senteurs les plus fines La Vérité s’exprime même quand elle est aphone Qu’elle porte une auréole, une tunique safrane Ou une robe de guépard
J’étais venue pour donner mais j’aurais tout reçu La conscience que chaque jour est un nouveau départ Que nous faisons la paire malgré nos impairs Dès qu’on cesse de se faire peur, s’imaginant le pire Qui serait de ne pas t’avoir rendu tout cet amour Avant de Te voir partir
Je suis face contre terre Mes bras épousant la courbure de l’univers Je vois la Lumière divine dans ton regard Le futur c’est hier La musique surgit et nous soulage L’ego gît
Reste sage si tu ne veux pas que ça en jette Déjà la joie m’agite Bons baisers de ma part à tous les exégètes C’est la foi qui m’abrite Pour rien au monde je n’échangerais l’amour qui m’habite
Surtout quand le bruit des bottes Nous rappelle qu’il y a des anges qui se battent Pour que la Paix l’emporte Sa main dans celle de l’Amour auquel nous ouvrons la porte
Manger des super-aliments Se reconnecter avec les éléments Qui nous adressent médicalement Les voeux d’amour du Créateur
Faut voir le prix d’une amande Alors ce sont nos envies qu’on émonde Ne reste que la pure demande La gratitude qui n’attend pas demain Le pardon pour nos propres démons Et nos vibes angéliques qui se gèlent Au point de pulvériser les portes des geôles Pleines de radicaux libres Comme des baies de goji N’ont rien à mettre en gage que la substance d’un songe Je pense à eux quand je mange Et, si l’amour est magie, Si c’est à l’appel de la foi que Dieu réagit, Alors il est vain que l’attente se prolonge
J’ai la justice qui me démange Pour toustes celleux qui se sentent à la marge Qui accusent le démiurge La Lumière qui émerge j’en reçois les images Elle balaie les mensonges En réveillant celleux qu’elle dérange Par une caresse des phalanges
Je suis une éponge qui exprime ce qu’elle absorbe Quitte à mouiller la page Pour mes 42 piges, j’ai reçu pas mal de codes Je me suis offert un alphabet Pour reprendre au début Quant à ma tisane au moringa Je l’ai pas encore bue
Ayons pour nos échecs un peu plus d’indulgence La valeur de nos rêves est loin de l’indigence Nous pouvons réduire la plus cruelle engeance Au silence face à la beauté qui dévaste Les hordes d’iconoclastes Celleux qui fuient la lumière comme la peste Ne seront pas en reste Même s’ils ignorent que leur nom est sur la liste Que leur coeur sera leste Une société nouvelle où il n’y a plus de castes Telle une arche qui accoste Que le gardien nous voie fidèles au poste Que la bonté illumine la piste On verra qui a fait un festin de ses miettes Que le Retour n’est pas un mythe Prend un instant pour t’en remettre Un son brillant sur un ton mat Émoustillant la flamme intrépide Qui règne en tout bipède Ne crois pas que cette énergie se dilapide Quand elle vient à ton aide
J’ai quelqu’un à aimer c’est ma grande récompense La Grâce du don ne fait que croître avec le temps qui passe J’aurais pu aussi bien être dans un cloître Mes pas restent guidés par le plus doux des pâtres Ma plume fut forgée pour écrire des épîtres À Ton Royaume où résident les Maîtres Tant d’amour en nous qu’on ne sait plus où le mettre On en a assez pour le bourreau et la marâtre Pour celleux qui nous poursuivent quand la mer s’écarte Assez pour rebattre des cartes Je Suis avant de penser Les philosophes qui vous répondent dans une langue morte Se marrent de celleux qui restent devant la porte Se mirent et se possèdent de telle sorte Qu’iels apprécient leur sort S’usent sur des soucis mais se resservent Tandis que l’étau de soie se resserre Iels s’obstinent dans l’illusion qui rassure Suçant des mensonges brillants comme des diamants de pacotille Des bonbons pour calmer l’ego qui vacille
Mais vient l’heure du Soleil Et nous voilà sur le seuil Toustes autant que nous sommes Le Royaume nous accueille Présent qui attendait depuis que la Conscience veille Attendait que tu ouvres les yeux et réalises la merveille Que Tu Es.
Ceci est mon sacerdoce Et ses fruits sont tellement doux que je danse Tout en marchant sur Ses traces La sève qui palpite sous ton écorce Je veux la boire à la Source Embrasse-moi et même s’il y a eu crasse Je serai heureuse comme une gosse Pour certains la femme est une garce Qui débarque dans leur vie fade Et la corse Mais pas de volaille farcie dans une recette végane La compassion est la base de notre régime C’est tout ce que j’aime À grandes enjambées dans le poème Il est entré
Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer Dont certains furent brisés Les réparer n’est pas aisé Mais parfois il suffit d’un baiser Un souffle d’amour dans ta façon de respirer Une parole de douceur ou un geste sensé Une intention d’aider qui n’est jamais futile Un regard acéré pour recoudre le fil Un sourire pour réchauffer mes ailes Juste ta présence est belle La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle Ces instants délicats où l’amour se révèle Dans sa puissance subtile Sentir ta vibration élève la mienne Ta compréhension si fine Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom Il y a en chacun·e quelques corps brisés Et les miens ressuscitent à force d’être aimés
Les gens qui ont pitié de notre qualité de vie Sont les plus pathétiques Même si ce n’était qu’une question d’esthétique Je n’échangerais pas ma place contre leur carrière en toc Souvent menée au mépris de l’éthique Un rythme acharné pour se payer toutes ces choses Qui leur permettent d’être médisants Regarder de haut les “moins méritants” S’imaginant qu’on les envie Nous qui avons d’autres enjeux Mais finalement Certains font bien des monuments aux coffres-forts Je m’épargnerai l’effort Quand on est sans enfants on veut rendre ses parents fiers Je n’en ai plus rien à faire J’ai déchiré la facture, démasqué les acteurs; Ma foi reste mon seul atout C’est pourquoi quand je présente mon âme à la lune Au soleil Elle est toujours parée de ses plus beaux atours
Elle est toujours pareille Malgré la violence qui l’entoure La flamme de Vérité qui jamais ne vacille Brille sur ton parcours
Me demander l’abnégation La meilleure chose que tu pouvais faire Étant donné les conditions de ma présentation Me disant investie d’une mission de guérison J’ai accompli la trahison En étant ignorante de ma propre prison Une fois revenue à la raison j’étais poignardée sur mon propre gazon D’où j’ai une vue imprenable sur l’horizon
On ne peut reculer ni revenir en arrière Quand on a entendu l’appel de la lumière Pour mieux la transformer on chérit la matière On perçoit l’or subtil caché dans la poussière