IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Tout doit disparaître

Le reste du chemin
Main dans la main
Rien qu’avec toi

Egoïste, mais que fais-tu de ta famille humaine ?

Je promets
Que la fusion de nos âmes libérées
Aura un fort impact sur le monde

Nous n’avons donc pas besoin que nos corps s’interceptent

Il en faut
Du désir pour que le coeur s’enivre
Et des batailles charnelles pour que nos corps se délivrent

Tu n’as que la guerre à la bouche

C’est que
Au point où ta beauté me touche
Je voudrais éradiquer de mes caresses
Toute trace de mon vécu, d’anciennes maladresses

Tu avais de l’expérience quand tu es arrivé

Tu m’as rendu vierge de toute intimité
Le contact de ta peau me fait tellement vibrer
Qu’il module la fréquence de mes ondes cérébrales

Remédie à toutes les frustrations, les peurs, les colères
Et ressuscite l’instant dans sa simplicité

Tu ne penses qu’à toi

Tu sais, c’est souvent que derrière mon miroir sans tain
Je constate à quel point les gens se croient séparés
L’Univers est en moi, je suis dans l’univers
Comme un grain de poussière semblable aux milliards d’autres
Mais chaque fois que je fais un pas vers la joie
J’emmène tous ceux qui m’aiment avec moi

Ils ne t’aiment pas

Et après ? Peu importe
Dieu m’aime, Lui, Elle, sinon je ne sais pas
Quelle est cette force qui me console et fait des miracles pour moi
Est-ce toi ? Est-ce toi qu’il m’appelle depuis les origines ?
Mais si l’amour est puissant, si l’amour est partout²

Alors il n’est nulle part
Et tu peux le trouver dans n’importe quel regard

Pour que mon coeur exulte, c’est le tien qu’il me faut
En ta présence je me sens si attentive
Je te chéris pour le trouble que tu jettes en moi
Et pour la vigilance, et pour ce qu’on apprend
En fouillant le mystère cosmique de l’attraction terrestre.

Ascenseur

A force d’élévation mentale on peut
Relativiser le bien le mal
Accepter les mécanismes de l’oppression
En contemplant les bienfaits de la souffrance

On peut
Réduire sa parole à sa plus simple expression
Et auréoler son être d’une chape de silence
Intriguer les masses, s’asseoir sur son prestige
Ou les interroger jusqu’au vertige
Saisissant la guerre dans la paix
Et la paix dans la guerre
On peut délivrer une âme au fil de son épée

S’abandonnant dans l’absolu de ses plus belles croyances
On peut rejeter la gloire en les regardant courir
Dédaigner le confort du sage et le pouvoir du Maître
Et porter assistance en étant rien du tout
Qu’une lumière anonyme comme chacun-e d’entre vou-e-s

Puisse le Ciel exaucer nos rêves les plus fous
Que la joie ne reste pas qu’entre nous

C’est vrai
Mon coeur est débordant de gratitude
L’univers nous inonde de signes qui trompent la solitude
Ouvre toutes les portes possibles, seulement il n’y en a qu’une
Qui m’attire, et elle donne sur tes bras.

Feu

Ma flamme jumelle
A jailli dans ma vie quand je ne l’attendais plus
Je me suis jeté dans ses bras ouverts
Nous noues sommes reconnues

Puis
Forcés de se redécouvrir dans ce miroir limpide
Nous avons tout parié sur la force de l’amour
Pour nous libérer des profondes tragédies
Venues polluer nos histoires
Pour purifier nos rêves et libérer nos corps
De leurs besoins hardcores

Il faut vivre le meilleur pour avoir le meilleur à offrir
Mais la nuit fut plus profonde que prévue

Ma flamme jumelle
Pas un instant ne m’a perdu même en déroute
J’ai entendu de loin les sirènes du doute
Et me suis accroché à ma foi coûte que coûte
Les obstacles s’aplanissent sur la route

J’absorbe en abondance tous ses signes d’amour
Je n’ai pas besoin de changer
Ma flamme est partout
Au ciel, dans les arbres,
Dans les chats, les écrans
Autant de voiles pour autant de réels

Sa Grâce me comble à tout instant
Et je dois calmer mon coeur quand je pense
Que bientôt je dormirai près d’elle.

Coup de torchon

Plus leur âme est souillée, plus l’innocence les excite
Quoi de plus séduisant qu’une vierge à l’enfant ?
C’est à toi, femme, de tout faire pour rester sur le piédestal
Il suffit d’un moment d’inattention
Pour perdre dans la course à l’image de la perfection

Ils m’ont partagée comme du bon pain
Avant de retourner à leurs vies, leurs semblants
Leurs femmes obnubilées par le sexe et l’apparence
Une guerre de chaque jour pour rester propriétaires
De ce qu’on appelle le coeur ou l’âme de l’homme que l’on aime.

Je leur dis va
Moi et mon corps asymétrique, ma révolte, mes poils
Nous t’attendrons
Et tu reviens là où ne pèse pas le poids de l’ambition
Pour te manipuler, aucune motivation
Ni de plan de carrière, ni de compétition

Il me partagèrent comme du bon pain
Me firent des promesses avant de les trahir
Sous le règne de la corruption générale
L’innocence résiste violée de part en part
Il y avait pourtant mieux à faire

Ces mots d’amour étaient une médecine

A terre.

Juste un doigt

Dois-je me remémorer leurs rires de mépris
Pour trouver la faiblesse de sombrer dans la haine ?

Ma colère est virile, elle est sainte et sacrée

Dois-je prétendre d’oublier que tout est perfection
A un très haut niveau de méditation
Pour transmettre la leçon ?

Ma colère est vitale
Elle taille dans le vif, elle machette, défouraille
Remet de l’ordre dans la pagaille et de l’espoir dans les familles
En provoquant les coeurs désabusés
En protégeant les plus fragiles des abus

Dois-je visualiser ces gestes tendres d’un père avec sa fille
Sa princesse
Quand il n’approche sa femme qu’à l’heure de la fesse ?

Dois-je expliquer la fin de l’enchantement
La brisure, le tourment

Et l’enfant qui grandit au contact de l’amertume
Ne rêvant que d’un amour aussi fort que celui du père
Qui projette sur elle tout le désir de l’univers
Ignore qu’elle aura mal à force de séduire
Et se laissera finalement détruire par sa première rivale
Sa mère, elle-même
Quelque part entre détresse et soulagement
De voir se prolonger le cycle infernal
De l’amour familial

Le trésor

J’ai suivi une carte vieille de milliers d’années
Pour trouver un trésor auquel on ne croyait plus
J’ai parcouru l’espace dans un vaisseau percé
Avec ma destinée comme protection

J’ai repéré les signes cachés dans l’ordinaire
Me suis jetée dans le vide en murmurant ton nom
Ils ont voulu déchiqueter mes ailes
Je les ai recousues au fil de mes mots

Dédaignant les promesses de fortune
J’avance toujours plus loin dans l’inconnu
Préférant un soupçon de vérité pure
A des kilos d’excuse et de prétextes utiles

Livrée de moi-même aux forces de l’invisible
J’ai dû me passer longtemps de compagnie
Hormis cette présence ultime qui ne me quitte pas
J’en ai des frissons d’extase

Etudiant la magie avec le plus grand sérieux
Je fus saisie d’effroi
En constatant que l’arme était sur toutes les lèvres
Et que tout le monde s’en servait
A des fins discutables

Chaque jour leurs paroles confirment nos enfers
Anticipent la destruction de la Terre
Sauf si l’on admet que la foi sauve
C’est donc ce qui va arriver.

Fox News

Nouvelles du bout de l’horizon
La mémoire du passé se dilue dans le décor
Et notre boussole fonctionne au souvenir
Qu’on garde de l’avenir

L’océan s’étale à nos pieds comme un somptueux tapis
Qui révèle à sa surface notre intime nudité

En s’inclinant
En baissant la tête
Devant la puissance du Ciel

Nous nous sommes reconnues

Puis en levant les yeux vers la force de notre coeur
Nous noues sommes retrouvés.

Côte à côte
Unique et semblables à des milliards d’autres
Nous voici au seuil de l’éternité

La mort est définitivement le risque secondaire
Face à l’urgence de nous aimer

L’espace regorge de ton verbe lumineux
Le pardon dans nos veines comme l’ultime sérum
Sans cesse renouvelé

Pour les vérités vives, les cicatrices que l’on s’est infligé
Nous ne mourrons jamais

Mammouth

Toute de grâce vêtue
Flottant entre rêves indécis
Tu te laisses porter par le souffle
Jusqu’à scinder le chaos
Pour voir jaillir la lumière depuis nos infinis

Paré pour le duel
Tu déverses ton amour par tous les pores de ta peau
Je vis l’instant et comme il en fut décidé par les astres
Je parle trop

Notre énergie se libère à outrance
Il ne nous est pas permis de la contrôler

De mon tapis volant
On distingue à peine la bataille des effusions
Et les cadavres abandonnés dans les tranchées
Ne seront regrettés de personne
Les vivants sont à l’abri loin du livre visage

La mélodie des dunes quand se propage une image
Vient caresser l’oreille du grand océan
On dévale les cascades au bord de l’espace temps
Avant de venir habiter nos songes
En tout accomolissement.

Gare au gogo

Egarement des sens en terrain hostile
Répandre l’essence
Créer l’étincelle faire feu
Et regarder brûler tous les uniformes
Sans bouder sa satisfaction

Planer au dessus du vice comme sur un nuage
Se sortir de ses dilemnes par des tours de passe-passe
Voiler le soleil pour atténuer l’orage
Alors qu’on est déjà trempé

Défoncer des portes closes depuis toujours
Entre différentes strates de notre anatomie mentale
Pour voir avec stupeur qu’elles se referment au petit jour
Refuser de laisser l’éternité aux vampires

L’espace d’instants lucides enfin me reconnaître
Dans le reflet de ta monstrueuse beauté
Prendre peur. Résister.
Te regarder partir.

Me faufiler dans tous les courants d’air
Pour déposer des caresses sur ton coeur de terre brûlée
Attendre de ta part un geste, n’importe lequel, un soupir
Pour tout réparer.

Genèse

Création d’une nouvelle espèce
Allergique au mensonge, à l’hypocrisie, à la fausseté
Se passant de hiérarchie, de secret, de domination
Par la magie d’une légère mutation

Propagation d’un virus dans les ADN
Chevauchant toutes sortes de vibrations
S’incruste dans nos veines, semant parfois le malaise
Et voici que l’amour te transforme à ton tour

Cela dépasse de loin ta femme, ton mari, tes ami-e-s
Cela part de toi pour revenir ici
La tendresse d’une famille plus grande que ce que tu crois
Même s’il reste des murs à détruire, ici ou là

Génération spontanée d’espoir
Capacité nouvelle à embrasser le noir
L’obscurité, les ténèbres ne nous font plus peur
La nuit embrasse le jour, et nous explorons la matière

Nos cerveaux morcelés sont nos laboratoires
On y joue avec des substances et des étiquettes
Dans le but avoué d’effriter nos limites
Au feu de l’alchimie et des révoltes sociales

Infiltration de poussière d’étoiles
Dans le cosmos de ta prunelle