IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Précipitation

De la profondeur des nuages
Monte une musique leste
Perles de rosée sur tes clavicules
Nos yeux filment l’aurore
Pour boire intensément la joie de l’Univers

Ces peines, ce chagrin
Je les ai levées comme des haltères
Les voilà dissoutes par l’amour et
Maintenant
Mon bras est fort.

Grand Large

L’Homme ayant hissé la grand-voile de la dépression
Voit glisser son navire en silence sur l’océan des songes
Asborbé par le spectacle de sa propre souffrance
Son oeil plonge dans l’abîme et sonde sa conscience.

Si seulement c’est possible
D’embrasser sans frémir ce reste de langage
Ce subsitut de joie que l’on a tous connu
D’être venu au monde avec un visage d’ange
Penché sur nous comme s’il tombait des nues

L’homme se remémore le pouvoir d’un sourire
Pour se guérir de l’amour qu’il croit avoir perdu.

Nues

Je suis connue pour être inconnu
Pour être l’ombre au creux de tes promesses
La menace innocente et chargée d’avenir
Je suis la fée que peut voir le coeur pur

Le visage d’une déesse dans le temple d’amour
Le corps ensoleillé d’une nature justicière
Je suis le druide aux charmes invisibles
Enfoui dans la forêt de ta circonspection

Chacune de mes pensées s’inscrit dans ce murmure
Qui caresse les tambours résonnant dans ton crâne

Je suis le talisman que tu caches dans un coin
Je te protège de tout sauf de ta crainte de moi
Tu me voudrais secrète, mais ma lumière explose
Afin d’illuminer la noirceur qu’elle expose

Tu souhaiterais dissimuler ta honte et des remords
Mais mon oeil décrypte chaque parcelle du décor
Quand tu consens à me visiter dans tes propres catacombes
C’est ma mémoire que tu honores

Chacune de mes vibrations imprègne tes cellules
Pour leur laisser une chance de guérir

Je suis célèbre pour ne pas exister
Tu es libre de ne pas croire
Je suis libre de persister.

Les dés comptes

Je te délivrerai de toi-même comme on se l’est promis
Mutuellement
Je vois que d’autres ont léché le jus de tes plaies
Et pour la conception d’un miracle personnel
Ont fait de ton sang leur projet de nourriture

Mais je ne suis pas un vampire
Je n’ai de cesse de refermer tes blessures
En transformant mon corps en remède vivant
Que ma langue te procure l’ultime élixir
En absorbant ton mal pour le rendre au néant

Je m’étais perdue moi-même et me suis retrouvée
Momifiée vivante dans d’atroces souvenirs
Quelques détails inscrits sur les bandelettes
Dans des langues oubliées et des langues à venir
Par quel épais mystère vit ce désir encore
Quand notre amour est mieux caché que la nouvelle Atlantide
Que nos pactes manqués envahissent le décor
Empli d’un épais silence de platine

Tu me conduis je l’espère sans calcul
Sans idée préconçue de ce que cela doit être
Sans se limiter à une forme de l’amour
Car notre destin est loin de ce paraître
Prôné par celleux qui bradent l’éternité du jour.

Pèlerine

C’est Toi qui m’a guidée jusque dans mes errances
Je n’aurais pas pu faire autrement
Car j’étais désarmée loin de Ta présence
Mise à distance de mon Etre par tout un armement

Il fallait que je dépiste un à un les clones
Que je puisse nommer les vices sources de tourments
Quitte à expier pour eux, captive de ce trône
Où me place ma naissance entre deux firmaments

L’un se nourrit de songes, d’ersatz de bonheur
Comme un ventre sans espoir, grand dévoreur de mondes
Et l’autre une lettre infirme, chérie du créateur
Mais bloquée par sa terreur de la Bête immonde

C’est Toi la seule idée qui m’a tenu la main
Je n’aurais pas pu me détourner d’un pas, d’une virgule
Aussi sale et tortueux qu’ait été ce chemin
Béni par l’opprobre, faisant fi du ridicule

Comme je connais de l’âme tous les sombres revers
Puisque j’ai pardonné leurs actes d’infortune
Et que même l’arbre qui a poussé de travers
Peut étendre sur le sol son ombre qui parfume

Délivre-moi du chagrin de n’avoir pas compris
L’étendue de la force que Tu places dans nos mains
Accorde-nous la paix au seuil du Paradis
Que l’on y marche ensemble, heureux comme des gamins.

Fontaine

Je vous ai donné à boire l’eau source de toute vie

Et vous avez
Observé la tasse
Jugé la tasse
Contemplé la tasse
Vidé la tasse avant de l’utiliser
Sans même y tremper vos lèvres
Puis vous l’avez brisée.

De cette eau répandue jaillit d’autres créatures
Qui n’ont pas le pouvoir d’aimer
Aussi je vous ai vu vous répandre en prières
Pour vous en délivrer

J’ai intercédé pour votre miséricorde
Afin de changer la fin de l’Evangile
Jean ai conçu un chant de grâce et de Lumière

Et vous avez
Admiré la Lumière
Tenté d’imiter la Lumière
Espéré vendre la Lumière
Eteint la Lumière dans l’espoir d’oublier
Au lieu de vous en servir comme guide
Pour éclairer.

Pride

Je n’invente pas
Je me souviens
De ces signes mystérieux tracés par ma main d’enfant
De ces larmes qui supplient le ciel de revenir me chercher
De ma bouche affamée d’absolu
De ces millions de pages que j’ai lues

Je me souviens que la magie me semblait naturelle
Que je guettais dans le miroir la croissance de mes ailes
Que j’embrassais le diable pour lui faire du bien
Qu’il comprenne que l’amour est aussi son destin

Mon coeur m’a transporté vers d’insignes blasphèmes
Me prenant pour un sauveur, un élu, un prophète, une reine
Tout en me sachant plus frivole que poussière d’anges
Je décidais de tout miser sur la voie des sages

Je me souviens
Avoir vu mes propres mots inscrits dans l’Eternel
Avoir frémi d’extase au toucher du soleil
Avoir baisé la lune emprunte de mystère
Avoir tremblé de peine lorsque tremblait la terre

Je me souviens t’avoir rêvé d’une force irréductible
T’avoir cherché partout, entre ces corps, ces peaux cibles
D’avoir cru te trouver dans chaque âme sensible
Pourront en témoigner les acteurs de ma Bible

Je n’invente pas le suprême espoir rencontré
Autour de ta silhouette, de tes bras, ton regard
Ni les caresses, ni les baisers que tu me rendais
Je sens encore cette grâce incrustée dans ma chair

Je sais par conviction que demain sera meilleur
Car la vie me fait un cadeau par ta simple existence
Pour d’autres un ami, un frère, un fils, un père
Pour moi le miracle qui justifie toutes mes souffrances.

Toc toc

Quand la Vérité frappe
Des fleurs émergent des blessures
Des larmes lavent ton amour propre
De ces illusions qui rassurent

Mon glaive est dans ton coeur de pierre
Attendant qu’une main le retire
Pour recevoir enfin sa couronne
De roses, d’épines, ou de cheveux de gorgone

Quand la Vérité tranche
C’est sous le regard de la Justice
Son oeil acéré qui transperce
Son souffle comme une avalanche

Tu plonges ta main dans le miroir
J’ai disparu de l’autre côté
Te laisse dans ta perplexité
Avec un monde à concevoir

Quand la vérité aime
C’est en écho qu’elle multiplie
Les graines les plumes et les flammes
Sur le versant coloré de la vie.

Damn.

Damnée par un excès de virginité dans l’âme
Ce qu’ils ont fait de mon corps me condamnait aux enfers
Mais innocents des crimes qu’iels ne savaient pas commettre
Je priais pour le pardon, insufflant des pépites d’or
Au fond de leur corps tourmenté

Voilà qu’elles se réveillent et sévissent
Infligeant leur lumière même à qui n’en veut pas
Semant la guérison à travers la douleur
Anoblissant les âmes et purifiant les coeurs

Par rations

Au-delà des corps physiques marqués par la séparation
Il n’existe pas de phénomènes individuels
Toutes les vibrations qui nous traversent
Sous forme de pensée, sous formes d’émotions
Sont des ondes qui nous enchaînent les un-e-s aux autres

Chaque changement de ta conscience marque une évolution
Dans l’aura de tous celleux qui te sont attachés

Dans ce travail collectif vers la libération
Personne ne peut marcher devant l’autre
Nos âmes fondues en Une pour une seule grande tribu
Décident sur qui attirer l’attention

Mais les leaders sont les vrais serviteurs du peuple
Volontairement guidés par l’intelligence globale.

En cet état de grande paix intérieure
Je laisse ton image me pénétrer à coeur
Alors que la chaleur envahit mes épaules
Il me semble que mes yeux sont les tiens
Que tu es dans mon corps comme un hôte désirable
J’ai l’impression d’adopter tes postures par instants

Nous ne faisons qu’un

Répandre autour de moi l’amour que m’offre mon amour
Persuadé que l’on peut tout guérir
Avec cette puissance et un profond inspir