IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

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Il a plu

Le mensonge n’existe plus
Il n’a jamais existé non plus

La réalité m’a déplu
Et mes larmes ont plu sur la vallée des ombres
De mon imagination

Me serais-je trompée d’incarnation
Est-ce que j’ai besoin de faire attention
Si je suis alignés à ma mission
Laquelle est sujette à caution

Mais chaque individu est sa propre invention
Et je suis heureuse de ma création

Remercier

Quels sont vos rituels matinaux ? À quoi ressemble la première heure de votre journée ?

Une étoile ✨ ou une nouvelle planète

Si vous pouviez donner votre nom à quelque chose, à quoi le donneriez-vous ?

All my life

Mon âme chante du matin au soir 

Ne sous-estimez jamais le bien que l’on peut faire

En proférant des paroles d’espoir

En écoutant le message d’une colère

Qui expose ce qu’il y a de plus noir 

Pour en révéler la lumière

Cachées dans les pans de l’Histoire 

Les réponses à tous les Mystères

Un ADN en constante mutation, encore vivant 

Ondes en perpétuelle circulation

Comme le sang

Ne pas montrer toute la joie que l’on ressent

Dans ce monde en souffrance franchement

Quelle indécence

Ces paroles que l’on dispense 

Sont toutes venues quand on y pense

D’un égrégore qui se situe dans l’espace

Virtuellement invisible

Sauf pour ce 3ème œil

Qui rend l’Unité visible à celleux qui le veulent 

SomOeil

Rien que pour trouver le sommeil
Il faut faire l’impasse sur
Les torrents de soucis que chaque jour nous assène
Chaque jour sous le joug du capital
La valeur accordée à l’enrichissement personnel
D’un certain nombre de privilégiés qui ne sont
Que des noix pourries dans la main du karma

Pour la plupart il s’agit de survivre
Ménager ses nerfs dans la jungle des compétitions
Qui s’accumulent comme s’accumulent les casquettes
Qui ne veut pas être premier
Se retrouve invisible
Enveloppé d’un brouillard incompréhensible À ceux qui luttent sans y arriver

S’extraire de la pensée du temps qui passe
De l’obsession de réussir
Sa vie ou de passer la semaine
Sans avoir à faire fonctionner ses méninges
Dans le seul but d’arracher au système
Quelques euros pour résoudre quelques-uns des problèmes
Les plus urgents

Que vont-ils inventer pour confisquer nos dernières ressources disponibles
Tout en nous observant en train de se faire la guerre
De se laisser diviser par des idées qui ne sont pas propres à nous
Mais à des concepts abstraits ou à des noms
Qui nous évoquent les nues

L’amour est inné
Qu’allons-nous inventer pour toucher notre dû
Est-ce à la vengeance que l’on veut se dédier ?
Alors que ce rêve perdure
Poétique prophétie qui ne peut que se dire
Porteuse d’espoir dans les temps les plus durs

Rien que pour trouver le sommeil
Réveiller la mémoire de cette force pure
La confiance absolue comme armure
Et la lumière
Douce comme une chanson qui se réverbère

Zola

J’ai envie d’écrire la fin de la cafila
Pour qu’on commence à parler de choses
Qui font notre qualité de reines et de rois
Malgré les pleurs et les siècles de terreur
Malgré les leurres infiltrés dans les histoires
Malgré la légendaire peur du noir

J’ai envie d’écrire la force de la mélanine
De la mémoire inscrite dans notre ADN
De nos origines
Certain-es de mes ancêtres ont fait un long voyage
Je vais à la recherche des textes les plus sages
Afin de leur rendre hommage

Impossible d’oublier les dommages
Mais on peut dépasser la rage
Pour retrouver notre science intérieure
Un chemin qui n’a pas de couleur
Réconciliation dans la douceur
Pour un combat qui n’en a que plus de saveur
Des mots dont je ne suis pas l’auteure
Si Dieu veut j’expliquerai tout à l’heure
Que nous venons d’ailleurs
C’est formidable
Ce que nous sommes ce que nous pouvons faire
Si on s’arme de lumière
Que Jah soutienne mes adversaires
Nul-le n’est épargné par mes prières
C’est une disposition naturelle
Dont je suis plutôt fière
Quand l’ego se manifeste pour protéger l’identité
J’ai envie de réveiller les fétiches des musées
Les statuettes les masques
Tout ce qu’on nous a volé
Les activer par la parole et la force des pensées
D’invoquer les esprits protecteurs de la Nature
De ranimer des égrégores

Nulle vengeance ne vient ternir ce rituel
Aucun sang n’est versé
Juste des plantes vertes
De l’eau et de l’amour pour que ça pousse
Cette graine de Vérité qu’on porte en chacun de nous
Rien de fou

Les chaînes ne sont pas qu’une idée
Mais les idées brisent les chaînes
Que la Flamme Noire se déchaîne
Que l’authenticité soit notre domaine
L’Amour le seul Royaume
Zola

Révélation

Droite comme un I
Istina Izvor révèle ses écrits
Étalage de son art pour sortir du mépris
Où nous ont placé-es celleux qui nous ont tout pris
Mais tant pis
La résurrection est mon parti pris
La ferveur de mon timbre évoque la folie
Mais les paroles sont dites et le message est parti
Tout s’arrête et commence ici

Quand des mères abandonnent leurs enfants
Que bien des gens n’ont pas de lit
Quand la faim nous fait serrer les dents
Le capital s’enrichit
Quand des personnes violées sont tournées en ridicule
Et des violeurs acclamés comme des héros
Le sheitan bon dos
Ici on est clairement dans une approche non-dualiste
On ne sépare pas l’homme de l’artiste
Si tu as peur de voir ton nom sur la liste
Tu tiens peut-être une piste

Tout commence avec la parole des victimes
Tout s’arrête en vulnérabilité
Ça part de la définition du crime
Ça stoppe au pardon accordé
Dans notre joie de vivre se situe la revanche
Tout le reste va suivre
Pourvu que l’on penche du bon côté

Libre

Qu’est-ce qu’on fait quand on est libre ?
Je demande à mon cœur

On dépose
Tous ses fardeaux toutes ses craintes et toutes ses peurs
On peut encore sourire à l’idée de ne pas plaire
Chacun de nos gestes retrouve sa saveur
Quand on est libre
Le pire de nos choix n’a plus rien d’une enclume
On ne regrette rien on apprend et assume
Le pardon rend léger et on atteint les cimes
On n’a plus honte d’être heureux-se

La joie est intime
Et la vérité libère nos personnages des chaînes de notre ego
On considère tous les êtres comme nos égaux
Détaché-es de l’illusion d’être en solo
On se permet d’être nous-mêmes en oubliant de jouer notre rôle
On se surprend même
On se sait assez fort-es pour être vulnérables

Dans une réalité éphémère
L’image a la consistance d’un dessin dans le sable
Quand on est libre on ne fait qu’un avec le vent
Le Soi se dissout pour se fondre dans l’instant

Sur la voie

Je vous remercie de m’avoir suivie
Tout au long de mes pérégrinations
Je vous suis gré de me suivre
Alors que je pense avoir trouvé ma solution
Faisant fi de l’autocensure
Je philosophe sur les formes que peut prendre l’ascension
Au travers d’une modeste écriture
Je me raconte sans rature
Et à travers ces mots c’est la lutte qui perdure

On ne peut pas le mettre sous verre
Cet éclat cristallin que Dieu déclenche
Et que notre âme comprend
Parfois c’est à travers le plaisir
Que l’on apprend
On voit la Providence même dans les revers
On se réjouit et on espère
Avec la certitude d’être exaucé-es
Pendant que d’autres sont dans la peur de l’enfer
De quoi causer la démence
Déconnecté-es se sentant indignes
Ils jugent et raisonnent pour attraper dans leurs lignes
Ceux qui aiment le fruit de la vigne
Pour briser les illusions ma plume se bétonne
Il n’y a plus personne
Plus rien que l’Unité qui résonne
Dans la plénitude du grand Soleil
Noir comme la tradition qui m’envoie
Faire feu de tout bois
Avec la douceur d’un Soi
Imprégné par la foi

Le rugissement du lion c’est à dire que tout est traitable
Sur la Voie

À tout prix

Un poème à tout prix
Au prix de la contrainte enjolivée par un rituel glacé
Déposer ses espoirs sur la table
Les examiner au bistouri de la pensée

Un poème au prix des larmes et de la solitude
Des futurs dévastés par une verte acrasie
Des idéaux fanés par les tempêtes de sable
Le sable du désert où nulle âme ne répond

Un poème à tout prix lorsque l'on a plus rien
Que des roses figées dans l'instant éternel
D'une rencontre avec l'autre qui nous allait si bien
Que les étoiles ont brillé de plus belle

Au prix de l'acharnement sur la piste des mots
Où je dansais naguère, ivre et libre
Prise de tant de passion, bercée de tant d'émois
Que j'ai fini par perdre l'équilibre

Au prix de l'enfermement, au prix de la violence
Au prix des sacrifices et des renoncements
De multiples adieux, d'une terrible élégance
Des chemins de traverse qui mènent à ce nulle part

Un poème à tout prix pour faire la part des choses
Pour m'accrocher, fébrile, à un rayon de lune
S'il reste un univers où je pourrai éclore
Fait de papier et d'encre, fait de mots et d'espaces

Je donne ce qu'il me reste pour que la joie revienne
Que coulent les métaphores, anaphores et refrains
Sans autre musique que mon cœur qui se bat
Pour le prix d'un poème


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