IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Category: Uncategorized

Je de construction

Avec un Je de construction
L’ombre derriĂšre moi
Je flĂąne sur des passerelles
Entre des Ăźles de gloire
 
ÉpurĂ©e
La silhouette de l’ego se dessine
Retrouver sa propre conscience
Pour la perdre Ă  nouveau
 
Se connaĂźtre
Jusqu’Ă  la limite de son imaginaire
CernĂ© par des murailles d’antipsychotiques
Entre lesquelles ma folie s’Ă©broue tant bien que mal
 
GenÚse inachevée
ÉmancipĂ©e du nombre
Le dĂ©finir s’Ă©tale d’un univers Ă  l’autre
En vertiges hallucinés de solitude

348310

Sourire

Quand le silence rayonne pour une raison obscure
Ôter ce qui reste de nos masques
Mettre son cƓur à vif
Faire don de soi sans s’en apercevoir

Sourire 

sourire

Un possible amour

L’amour est impossibleï»ż
A qui refuse
L’avalanche de feu
La soif incendiaire
Et le manque
Le manque lancinant
Car l’absence est inĂ©luctable
C’est l’envers d’un sentiment qui nous Ă©lĂšve
Pour mieux nous montrer notre petitesse

L’amour est impossible
A quiconque se croit grand
Indispensable
L’amour est improbable
Pour qui se sent coupable
D’ĂȘtre aimĂ© sans mĂ©rite
 
Et pourtant il abonde
Comme le vent dans les steppes
Comme la lumiĂšre sur le visage d’un nouveau-nĂ©
Pourtant il sera donnĂ© Ă  tous mĂȘme
Aux mains fermées
L’amour caressera les ongles
Jusqu’Ă  faire mal
Pour entrer
Pourtant il sera toute ivresse
De joie pour le nouveau soleil
D’espoir pour une nouvelle  terre
Humanité
 
L’amour devient possible
Comme le temps qui s’exauce
Devant des foules entiĂšres
Emportées
L’amour devient colĂšre
Il devient lutte, et guerre
Sous nos contrées
 
En mĂȘme temps
Quelque part
Un enfant
Apprend Ă  chanter

symNivopage14_2

Dealer

Mon cerveau garde encore les traces
Du shoot de poĂ©sie que tu m’as donnĂ©
Dealer d’Ă©mois
Sache que tes mots quand ils s’effacent
Laissent un sillon oĂč je place le diamant qui fait chanter mon Ăąme

Dealer de rimes
Sache qu’un crime est commis
Chaque fois que tu illumines notre mélancolie
Ton verbe affûté assassine toute une partie de moi à qui suffit
L’ordinaire de la vie

Voleur de paix
Lorsque la puissance de tes paroles se déploie dans tes veines
Je n’ai que faire de la paix
Je voudrais fendre mon cƓur en deux
Pour y trouver encore un peu de cette sublime douleur
Qui me fait quitter la Terre
Et par laquelle je redeviens poussiĂšre
PoussiĂšre d’Ă©toiles

étoiles

VoilĂ 

VoilĂ 
VoilĂ  tout ce qui me reste de mes pulsions
VoilĂ  le reliquat de mes scansions
Des rythmes brisés
Désaccordés
PoÚmes morts-nés
Voilà ce qui me reste de mes heures passées
Des souvenirs bridés
Maux censurés
Dans un présent désincarné

Et pourtant je m’acharne
Comme une rĂȘveuse s’accroche Ă  son nuage
Et pourtant je m’attache
A mon carnet
A tes caresses
A ce qu’il me reste de courage

VoilĂ 
Je n’ai plus que des mots vides de sens
Et mĂȘme pas l’illusion d’une prescience
Juste un calme flou dans ma conscience
Zen
Une pseudo-paix que je suspecte
Car tout artiste qui se respecte
Nourrit sa muse de ses tourments
La mienne m’a lĂąchĂ©e au tournant

VoilĂ 
Que je puise des excuses dans tous ces lieux communs
Je suis tombée bien bas
J’ai perdu le chemin
C’est louche
De revenir de si loin
Avec juste
Une cicatrice imaginaire
A l’endroit oĂč l’on arracha mon cƓur
VoilĂ  ce qu’il reste de mes errances
Des tracés dansants sur un parchemin vierge
Et aujourd’hui
Un parcours pathétique
Sur une page humiliée
Par un ennui grandiose…

J’ose 

ennui-boredom-300x266

Rouge

Rouge de honte
Me suis levée
Foule discordes
Avortées
Plus vive que morte
J’ai balancĂ©
Toute mon escorte
De gardes ailés
L’amour suprĂȘme
A mes cÎtés
Me guidait mĂȘme
Révoltée
Pour des ratures
Sur le papier
Rien n’est plus sĂ»r
Désormais
Trouer ma peau
A trop frotter
Chercher l’apĂŽtre
Pour le sauver
Nombre d’indices
Sont ignorés
Diable, malices
De mijaurée
Je n’ai plus la force
De me terminer
Rien qu’une Ă©corce
A décoller
A mĂȘme la chair
J’ai embrassĂ©
Toutes tes douleurs
Humanité
Comme un trésor
Trop bien caché
Le cƓur dĂ©borde
MĂȘme attachĂ©
Noire d’espĂ©rance
Me suis couchée
Trouble d’absences
Sans respirer

IMG_8216

Ma couleur préférée

Ma couleur préférée
C’est la couleur de la colĂšre lorsqu’elle se couche
C’est une nuance un peu louche
Un peu chienne un peu louve
Ma couleur préférée
C’est la couleur des baisers de mon cher et tendre
Celle du ciel quand il gĂšle Ă  pierre fendre
Celle des esprits que la nuit engendre
Ma couleur préférée
C’est la couleur du temps d’avant
Une couleur portée par le vent
Qui est mate dehors mais brillante dedans
Ma couleur préférée
C’est celle qui tombe des nuages
Lorsque l’atmosphĂšre sent l’orage
C’est la couleur de la robe des anges
Ma couleur préférée
C’est la couleur de ton aura quand tu aimes
La teinte du sable en éden
Éclat brĂ»lant mais frais quand mĂȘme
C’est la couleur du sang d’un dragon
C’est celle qui baigne la cinquiĂšme saison
Celle qui délimite la folie de la raison
Ma couleur préférée
C’est celle dans laquelle j’ai trempĂ© mon pinceau
Pour colorier nos sentiments nouveaux

1312345-50-magnifiques-couchers-de-soleil

Mauvais genre

Plus le temps passe
Plus je me lasse
Des jeux malsains de l’ego
Mon passĂ© s’efface
Ne laissant que la trace de l’expĂ©rience
Aux dépens de cette histoire dont je suis le héros
Je parle de moi au masculin
Car c’est le genre de l’ĂȘtre humain
Et le mĂąle s’approprie encore la libertĂ© que je revendique
Pour libérer mon ùme du conditionnement historique

Au masculin je peux tout faire
Prendre des risques pour éprouver ma force
Braver des interdits
Au fĂ©minin j’ai trop souffert
Trop de limites s’opposent Ă  mes ambitions
J’ai dĂ» dĂ©truire ma rĂ©putation pour prendre mes aises
Quitte Ă  susciter le malaise
J’ai dĂ» traverser le mĂ©pris comme un fleuve qui vous laisse Ă  jamais souillĂ©e

Au masculin que de plaisirs
Le monde est mon royaume et dans un esprit de conquĂȘte
Je l’explore en ignorant mes peurs
Au fĂ©minin j’ai dĂ» subir
Être rĂ©duite Ă  un objet de dĂ©sir
Et le dĂ©lit d’inconscience me menace
Chaque fois que me prend l’envie de sortir de ma place

Au masculin je suis rebelle, libre-penseur
Au fĂ©minin on me prĂȘte un tempĂ©rament rĂȘveur

DĂšs la naissance se dessine l’Ă©tendue des possibles
Sans aucune décence je fuis les catégories impossibles
Plus le temps passe moins je trouve drÎle ce script limité
Alors je l’Ă©corche un peu
Chacune, chacun joue son rĂŽle et moi je voudrais juste
Sortir du jeu

mask

Patience

Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rĂȘves
Pas de ces dĂ©sirs Ă©phĂ©mĂšres et futiles et qui s’envolent Ă  la premiĂšre bouffĂ©e de vent pour laisser place Ă  d’autres
Ni cette soif de possession que l’on appelle Ă  tort amour
Il faut apprendre Ă  tailler comme le fait l’orfĂšvre dans un diamant obscur
Et d’une gemme vulgaire exalter le prĂ©cieux pour Ă©viter la ruine de l’ĂȘtre
 
Je veille sur un joyau enfoui dans mes entrailles
Son Ă©clat me parvient d’entre les failles sismiques alors je me rappelle pourquoi j’endure
Pourquoi mĂȘme sous les claques du destin mon sourire perdure
Lui qui croyait avoir le privilĂšge de l’ironie
Ma vie est mon message mais comme il est plus sage de savoir se taire
Nul ne saura de quels enfers je revins et reviendrai peut-ĂȘtre encore si je ne m’y perds
Peut-ĂȘtre auriez-vous peur de mon calme inexplicable
 
Étrange j’oscille entre la paix et l’attente perpĂ©tuelle du choc en retour
VoilĂ  ce qui brise mes ailes
 
D’aprĂšs leurs fables nous sommes tous coupables et condamnĂ©s Ă  payer pour ĂȘtre nĂ©s
C’est tout juste si l’oxygĂšne n’est pas taxĂ© cela viendra respirer est dĂ©jĂ  un privilĂšge de riches
On se dĂ©mĂšne pour perpĂ©tuer un prĂ©sent toxique c’est vrai que l’on consent activement Ă  perpĂ©trer notre statut de victimes
La complaisance est un fléau
On regarde nos défauts avec une feinte affliction
Mais combien songent Ă  faire attention aux graines qu’ils sĂšment
Notre espérance de vie se gangrÚne pour quelques gestes pour un regard
Et c’est la haine qui crie victoire
J’ai si peur pour demain et le prĂ©sent me rend si lasse
Le pire
C’est que je vois ce sentiment dans le miroir de vos regards
Nos chaĂźnes nous harassent
Nous avons faim d’amour nous avons faim d’espoir
Et la soif de reconnaissance
Nous conduit à des actes que réprouve la conscience
Et lorsque tout le monde joue le jeu pourquoi chercher des preuves
Juste suivre le mouvement avec un acharnement qui nous crĂšve
 
Pour que la patience du miracle vienne effleurer nos vies
Il faut avoir le courage de ses rĂȘves
Creuser la roche des idĂ©es brutes et s’Ă©lancer de la falaise
D’oĂč nos lendemains tombent ou s’Ă©lĂšvent

Screen-shot-2011-08-05-at-2.13.17-PM

Reviens sur tes pas

Reviens sur tes pas
Et quand tu entendras chanter la forĂȘt
Tu sauras
Que tu as retrouvé le début du chemin
L’embranchement choisi du destin
 
Quelque chose de stupide
Comme un poÚme raté
Comme une étreinte trop serrée
Comme une lumiĂšre Ă©teinte trop tĂŽt alors qu’on n’est pas encore fatiguĂ©
Comme le refus du sommeil
A cause d’un moustique qui s’agite
Comme rechercher sa verve alors que la fatigue nous frappe
Et tous les a-quoi-bon
Nous assaillent d’un coup comme assomme l’Ă©vidence
 
Reviens sur tes pas

chemin2