IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Category: poésie

Antique

L’air que je respire provient d’une autre époque
D’un temps d’héroïsme et de victoires sur soi-même
D’une ère de hautes valeurs d’idéaux et de foi
Mes poumons ne tolèrent qu’un souffle universel

J’inspire le vent des cimes d’où le monde se contemple
J’exhale dans ces grottes qu’habite la solitude
Je médite mon passage d’un univers à l’autre
Je parle au chant qui coule et je ris aux nuages

Car le soleil qui me réchauffe vient d’un futur lointain
Qui voit régner la paix et pleuvoir sur les peuples
Une divine abondance sans d’autre prix à payer
Qu’une gratitude ultime qui nous rend généreux

Ma plume anachronique vient d’un oiseau mythique
Féroce comme un phénix qui donnerait conférence
Se consumant d’amour devant son auditoire
Pour que ses cendres inspirées délivrent son histoire

Étrangère à ce siècle d’intelligence blasée
Où tout le monde a compris mais reste malheureux
Croit que la quête s’arrête quand on trouve la révolte
Et se croit plus solide que le rire du cristal

J’ai vu toutes leurs excuses pour ne pas écouter
J’ai entendu leur peine d’avoir fermé les yeux
J’ai proposé de l’eau pour cellui qui a soif
Et vu des gens mourir de s’être détournés

Je transporte mon époque de contes et de mystique
Où les ondes modernes se mêlent aux vibrations
Sachant que ces images nommées imaginaire
M’ont sauvé plus sûrement que toute autre équation

Petite cuillère 🥄

Peut-être pas d’argent mais elle sera spéciale
La cuiller qui n’ira pas dans ma bouche
Mais dans cette masse brune ouverte
Le Ciel ne déplore aucune perte

L’éclairage constitue 77% de la transmission d’une I•mage

À Moi Seule

À moi seule
Je constitue une École des Mystères
Bénédictions d’Hator
Dont la colère n’a pas tort
De protéger le foyer ardent

𓋹 𓁡𓆃

Tôt ou tard

Iels m’ont dit tous les totems sont morts
Et je ne les ai pas crus

Le mien
Un assemblage de plumes et de petits cailloux
Qui tient debout par miracle
Encadré par une cascade de papillons

Quand son oeil pleure
De l’eau, du sang
C’est que mon totem agit
Par millions

Quelle que soit la couleur superficielle de sa magie

Libérons

Si cela doit prendre dix ans
Avant que le pardon ne fraye son chemin jusqu’à nos cœurs
Que la guérison n’effleure nos cicatrices
Si cela doit prendre cent ans
Avant que la paix ne s’installe dans l’âme
Que l’harmonie émane de chacun de nos gestes
Si le chemin dure plusieurs vies
Avant de comprendre ce qu’écouter veut dire
Et que la parole soit plus qu’une gestuelle de la langue
S’il faut qu’un univers passe et trépasse
Avant que l’on vibre à l’unisson

On n’a de cesse de poursuivre la poussière
Pour se bâtir des châteaux des enclos
Qui disparaissent avant même que l’espace ait rendu son prochain soupir

Libérons la notion d’avenir

ÎstÎna 𓆃

Réalisé avec IA

Actes manqués

Pour tous les actes manqués
Qui confèrent à nos existences cet arrière-goût de raté
Pour ces buts accomplis mais qui n’étaient pas justes
Au nom de quoi peut-on se fier à sa propre volonté ?
J’interroge la destinée

Sommes-nous des jouets entre tes tentacules ?
Sommes-nous le monstre
Sommes-nous plus que de bêtes amas de particules
Sommes-nous des dieux
Et pouvons-nous faire mieux ?

Indignes de régner en maîtres sur notre univers
Nous nous laissons guider
Par des désirs archaïques
Humanité
J’interroge ta destinée

Pour tous les crimes de sang
Que nous avons commis en nos âmes et consciences
Dissous dans la volonté des masses
Ma douleur est sans fin
Comme l’amour est sans fond

Qu’ai-je fait
De mon héritage, de mes richesses et de ma chance ?
Qu’ai-je fait de ma bonne étoilée ?
A travers les voiles d’illusion qui m’aveuglent
Puis-je encore discerner son éclat ?
Qu’ai-je fait de mes trésors
De la confiance donnée ?
Mon âme était sincère
Comment naissent les regrets ?

Pour les appels manqués
Les signes inaperçus
Les messages d’alerte auxquels nous restons sourds
Si nous n’étions pas prêts ?
Juste des enfants
Qui auraient découvert par hasard la bombe atomique
Le pouvoir de faire mal avec celui de dire non
Si nous n’étions rien que des sorciers
Brisant des existences avec de simples mots
Mal appris

Alors l’ignorance fait de nous des monstres

Humble jardinier qui cultive mes pensées
Avant que mon cœur ne se change en un buisson de ronces
Interroge sans répit

Pardonnez-moi

Pardonnez-moi si je m’isole
Je ne fuis pas des êtres
Mais des situations qui me désolent
Des dialogues de muets
Des ballets d’éclopés qui me tirent des larmes
Au son des chants lugubres qui annoncent demain
On dirait que tous se préparent
A finir comme gibier d’un macabre festin

Pardonnez-moi si je résiste
Je secouerai ces entraves jusqu’à épuisement
Il y a des créatures qui ne supportent pas l’enfermement
Qui se laisseraient mourir plutôt

Pardonnez-moi si je m’éloigne
Il faut de la distance pour apprécier les êtres
Et puis mon exigence est intacte
Pour que brûle le feu des retrouvailles il faut savoir partir
Alors je vous quitte incessamment
Car je ne suis que matière incandescente
Et ces espaces où l’on se cherche sont imbibés d’amour

Si vous saviez comme la tendresse me dévore
Mon âme se parcelle
Et dans ces bouts de miroirs
J’aperçois mon unique
Je l’ai rencontré maintes fois et je sais qu’en chacun de vous
Il y a une part de lui

Pardonnez-moi si je m’envole à tire d’elles
Il est grand temps que je me fasse la belle

À flots

Qui ignore encore que nous sommes des milliers
À respirer au rythme d’aspirations nouvelles
À remettre en question le culte du capital
Qui ne sait pas que nous sommes des millions
À subir avec rage leurs règles et leurs usages
À prédire le pire si malgré tout rien ne change
À piétiner en avoir marre
Qui refuse de voir que nous sommes des milliards
À payer de notre sang à subir la terreur
Pour ma part j’ai détruit ma carte d’adhésion
À leurs valeurs
À cette pensée unique qui pèse de tout son poids
Sur nos vies fatiguées
Sur nos âmes éreintées
Pour avoir dû se battre à peine le chemin commencé

Que coulent les flots d’encre
Pour dévier le courant des temps qui courent

ÎstÎna 𓆃

A force de cuire les images

À force de cuire les images
Le petit écran propage comme un vent d’habitudes sur nos turpides
Se ferment lentement nos yeux baignés de sang
Impitoyable, le réel s’étale et obscurcit d’un voile notre étincelle
C’est la barbarie
Nos idéaux sont à genoux
Sous le joug du profit tout s’explique et tout s’excuse
Jusqu’à l’enfant soldat dont le regard accuse le spectateur endormi
Seuls s’apitoyentbceux qui ont le temps, sur une main tendue,
sur une famille qui survit dans une tente près d’un canal de la capitale

À force de cuire les images
Un certain rap cristallise l’expression de la rage
Qui se fige dans l’attente d’un présent incertain
Les rebelles se parodient
Et le pouvoir se rit de nous qui payons le prix fort pour prouver qu’on est fous
Et qui nous retrouvons dépouillés de tout

À force de cuire les images
La jouissance perd en grade et le sexe se dégrade à tous les degrés
La salope en a honte, le libertin s’éteint
sous la branlée de la morale
Et tous restent sur leur faim

À force de cuire les images
La poètesse indigeste quête dans la violence
du sang frais pour sa bouche

Mon coeur

A chaque section du temps je me demande
Quel est le système qui nous dicte ces gestes
Qu’on accomplit malgré le désaccord intime?
Briser ces images qui nous dévisagent
Conséquence normative
Des automatismes qui nous dirigent en lieu et place d’agirs
J’en vois qui sont songeurs
Laissez-moi donc vous dire le mal qui nous ronge

Je vois que l’habitude est l’ennemie du bonheur
Pourtant des contrats se signent
Des engagements se disent
C’est toujours très solennel
C’est le ton que l’on prend quand on veut se faire peur
Enfin est-ce vraiment possible?
Jurer aujourd’hui de ce que seront nos cœurs
Est aussi vain qu’une idée fixe sur hier
J’en vois beaucoup qui râlent
Leurs concessions intimes leur coûtent beaucoup trop cher
Nous avons goûté la liqueur du silence jusqu’à l’écœurement
J’en vois qui sont rêveurs
Laissez-moi donc vous dire ce qu’est déjà le monde qui nous appartient

Ils l’ont réduit en parcelles et mis un prix sur tout
Le savoir s’est raréfié
Et partout nos besoins étalent leurs tarifs
Une fois l’eau et l’air empoissonnés il ne nous reste qu’à dépérir
Les laisserons-nous semer la ruine de l’humanité?

Mon cœur, refuse de te faire chantre de la résignation
Que mes désirs aient l’impulsion d’un battement d’ailes
Que nos liens soient tissés de filins de soie
Au lieu de ces lourdes chaînes que l’on appelle l’amour
On ne vole pas très haut quand on pèse sur nos êtres
Et nos avoirs nous plombent
Ils sont l’écran qui nous sépare les uns des autres
Et nous vivons courbés sous la menace tout en pestant de rage
Ne soyons pas si sages envers ceux qui usurpèrent notre obéissance
Certains deviennent serviles par soif de puissance
Que cachez-vous sous vos silences, est-ce que vous valez mieux?
Au nom de quoi vous taire?
Abattus par les mensonges
Partageons plutôt la virulence de nos songes

J’en vois qui ferment les yeux
Laissez-moi donc partir comme je suis arrivée
Sur un hasard infime, il s’en fallut de peu
Ainsi nos prières arrivent bien quelque part
Au revoir

ÎstÎna 𓆃