IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Category: Ouin ouin

Mater Nuitée

C’est là qu’elle a vu l’essence Ciel
L’important que tu sois responsable
Que tu prennes en charge une autre vie ?

Désolée
Elle veut que tu comprennes sa douleur
C’est une façon très façon très maternelle
De se relier

Design d’extérieur. Géométrie du cadre. Désordre feu follet

Chercher la mère

Combien de fois
J’ai rêvé que tu me prennes dans tes bras mais tu as repoussé mes ET MOI ? Tu m’as rejetée si souvent quand j’avais si mal si froid

Tu n’as pas compris que je n’avais que toi avant de trouver la force en JAH  pour me montrer un peu la voix

Pour écouter quand je tentais de parler je me sentais jugée pour mon manque de foi et par deux fois 

J’ai dû partir de ce foyer où mon cÅ“ur semblait se noyer à défaut d’être familier

ÎstÎna 𓆃

Adult kult

Iels ont eu beau m’infantiliser

J’ai tenté de les adultiser

D’aucuns ont entendu adultère

Je veux pas savoir où leur honte se terre

Si je suis pas le Rédempteur

Devrais-je sanctifier les monstres qui me tuèrent ?

J’y parviens dans mon magistère

Psycho pote

Vous seriez étonné-es de ce qui fait de moi une psychopathe
Bien que ma folie ne soit pas discrète
Certaines voies de sagesse sont étroites
Mon corps n’en est qu’un interprète
Ma langue se dévoue et travaille sans plainte
Pour te dédier cette étreinte
Traduire le temps depuis lequel je viens à Ta rencontre
Je n’ai plus de montre
L’absurdité d’un monstre qui lèche la main de son maître
Et quand il mord par mégarde
Se laisse emprisonner pour absence de remords
À l’abri dans sa cage
Renonce à éblouir de son instinct sauvage
Sans pouvoir se départir de sa superbe
Hors-normes jusque dans les larmes
Celles-ci sont supposées te faire baisser les armes
Ma faiblesse sans vacarme
Comme un persistant syndrome
Sait se faire discrète pour éviter les drames
Je suis un monstre de sensibilité que rien n’épargne
Un coeur invulnérable et une poétesse à poigne

Laisse parler les gens

J’ai laissé dire des mensonges sur mon compte
Parce que je pensais que le mensonge ne comptait pas
Qu’il serait détruit par la lumière
Sitôt que Dieu donnerait le départ

J’ai laissé faire des choses injustes
Tant que je me croyais la seule victime
Car je redoutais de commettre l’injustice
Bien plus que de subir ce crime

J’ai silencié ma propre voix
En me disant que le jour où Dieu l’exige
Elle s’imposera d’elle-même
Que nul ne devrait avoir à se battre
Pour mériter l’attention

Ces tableaux pleins d’erreurs et d’approximations
Je ne m’y reconnais pas
Mais je conserve cette ligne éhontée comme Cassandre
Un million de fois je suis sortie des cendres

Un million de fois j’ai accroché mon âme à l’absolu
Pour l’y pendre
Je sais trop bien comment redescendre