IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Category: MILLE Y TENTENT

Seigneur


Tu as tant de noms, tant de visages
Nous Te connaissons depuis la nuit des âges
Et Te vénérons sous une seule face


À la place d’une Pierre Noire
Une sphère aux quatre coins de laquelle je me cogne et rebondis
Comme un canari dans une serre atteint de folie
Alors que les gaz s’échappent de la mine


Le Temps dit que
C’est Ton cÅ“ur
Ki prend la place de cette Arche sacrée
Alliance protégée par les ailes d’Isis


Et tout retrouve sa place
La prunelle dans l’iris
Qui danse et se dilate à ton contact

La pierre tremble sur le sillon le son est chaud
Émerge la voix de l’Oracle
Et mères et pères qui ont ouvert la voie se râclent  la gorge
Tant il est vrai que le forum déborde de non-dits
Comme le silence meurtri
De la bête dans la reine
Applaudissements nourris dans l’arène
Mise à mort du 6
T’aimes
Les amours de la Déesse en thème
La Vérité que l’on sème, slame,
Aïe aïe aïe
I & I habillait l’âme de mon calame bien avant le drame
Que chacun·e garde son calme bien fourni

C’est peut-être ma dernière fournée

Ou la première depuis le retour de la femme du boulanger

Îstina 𓆃

Mausolée

Jeu des colères : la poésie

☯

On les voit

On les voit sur leurs pistes de ski
Où il n’y a presque plus de neige
J’en imagine avec un carnet Moleskine
En train de disserter sur notre rage
On les voit quand des enfants meurent dans les mines
Multiplier les trajets au-dessus des nuages
On les voit nous désigner les mêmes ennemis
Nous gaver insidieusement de leurs odieux messages
De sorte que celleux d’entre nous qui ont la chance de partir en voyage
Emportent des préjugés dans leurs bagages

On les voit détruire des tonnes de nourriture
Pour protester contre la vie dure
Mais c’est pire
Je veux voir détruits ces abattoirs
Et c’est pas de la littérature
Comment peut-on voir et accepter ce qu’on inflige
À ces créatures
Pour une question d’agrément, de plaisir
Et s’offusquer de la cruauté de la guerre ?

Celleux qui aimaient la violence ont dû la subir
Pourtant la paix c’est pas la mer à boire
On est là pour guérir
Et les miracles ne sont pas rares

Sur ce, je vous laisse, car il est tard
Et on n’est pas près de dormir

Heineken

Petit coup de pression sur les ailes du nez
C’est léger
Juste assez pour sentir la tension
Qui va nous porter

NGONGA
C’est l’heure
(22:33)

Que le soleil balaie le sol de ses rayons
Et brûle
Dans sa générosité
L’indécence animale que nous avons créée

Sans l’ombre d’un remords
Pour les innocentes vies sacrifiées
Sans un regard de peine pour leurs corps entravés

Mille et une nuits d’histoires ensanglantées
Mille et une vies qui ne suffiraient pas
A vous les raconter

Voilà qu’une porte est claquée
Dans l’auguste couloir
Votre conscience braquée
Votre façon d’aimer

Dégustez.