IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Category: guérison

Adult kult

Iels ont eu beau m’infantiliser

J’ai tenté de les adultiser

D’aucuns ont entendu adultère

Je veux pas savoir où leur honte se terre

Si je suis pas le Rédempteur

Devrais-je sanctifier les monstres qui me tuèrent ?

J’y parviens dans mon magistère

Faites pas ça

Ne faites pas ce que je fais
Ni ce que je dis
Faites ce qui vous met le cœur en fête
Et l’amour en tête
Ça n’a pas de prix

Retour à la base ðŸ›¸

Des faires

Faire les choses par amour d’autrui, conduit à d’inévitables déceptions

Fini le cœur confus, le fruit est confit
Au bord de dégueuler du kéfir
Affolant les fols et farfadets qui veulent me croire en enfer
Effarant les furieux peu curieux par la facilité avec laquelle
On peut se défaire de ses fers
En cessant de défendre
Ce dont le monde n’a rien à faire

IstIna 𓆃

3ème œil

Mémoires d’outre-tombe, ma main tremble
Je vois de mieux en mieux à mesure qu’il fait sombre
Le 3ème Å“il ouvre aussi les territoires de l’ombre
Où ma plume vient régner

Il pleut de la lumière sur les champs de bataille
Alors pourquoi mon cÅ“ur est dans l’obscurité
Pourquoi j’ai vu sa peur avant de franchir le seuil
Qui suis-je pour te parler

Ma poésie martiale d’une joie belliqueuse
Prend pour cible chacune de tes limitations
En écoutant la voix d’un mystique des temps modernes
Un rappeur acéré comme on en voit beaucoup d’autres

Un djihad symbolique est né dans nos quartiers
Les bombes on est venu pour les remplacer
Par des pépites verbales dont seuls les initiés
Ont compris le succès

Fermer les yeux histoire de se recentrer
Dans le cÅ“ur des multitudes qui m’offrent le reflet
De mon aspiration profonde pour une résurrection

Un Pharaon, un rêve, un espoir, un procès ?

Si je tiens la balance dans mon imaginaire
C’est mon cÅ“ur qui est posé
Échec et Maat pour une justice avérée
Y a pas de coupable dans cette version d’Armageddon

Bonté

Je ne vois que bonté
Même là où mon ego est heurté
Je bénis chaque entaille à ma fierté
L’orgueil n’est pas une vaine perte
Chaque être porte son cri d’amour
Il n’y a que la peur qui nous emporte à croire
Qu’il n’est pas là toujours
Dans chaque geste, chaque regard, chaque discours
Chaque parole, même les erreurs de parcours
Car rien ne peut distraire la Vérité qui suit son cours
Et c’est pas grave si t’as raté des cours
Il y aura toujours un.e Enseignant.e à ton secours
Ouvre bien ton coeur pour lui offrir ce rôle
À l’autre en face de toi, qu’il soit dur, qu’il soit drôle
Qu’il soit vague ou pertinent, car Jah est au contrôle
Apprend à écouter car dans cette intention
Se rejoignent tous les pôles
Ainsi Je serai ton épaule
Ton parapluie, ton armure, ton filtre à particules
Et dans la patience ton école
Tu verras que l’amour jamais ne recule
Que l’Ascension est inévitable, sonore ou tranquille
Que la Vie t’aime même quand elle te bouscule
Te voici dans un vol sans escale
Qui t’emporte au plus Haut du Ciel

Délices

Il y a des satisfactions si secrètes
Des délices de l’âme que la plupart des hommes ne peuvent comprendre
Ne serait-ce que la joie d’apprendre
Fait de toute vérité une chose belle à entendre
Je crains que mon sourire ne fasse que s’étendre
Tant pis pour celleux qui ne peuvent comprendre
Il suffit d’attendre

Super

Manger des super-aliments
Se reconnecter avec les éléments
Qui nous adressent médicalement
Les voeux d’amour du Créateur

Faut voir le prix d’une amande
Alors ce sont nos envies qu’on émonde
Ne reste que la pure demande
La gratitude qui n’attend pas demain
Le pardon pour nos propres démons
Et nos vibes angéliques qui se gèlent
Au point de pulvériser les portes des geôles
Pleines de radicaux libres
Comme des baies de goji
N’ont rien à mettre en gage que la substance d’un songe
Je pense à eux quand je mange
Et, si l’amour est magie,
Si c’est à l’appel de la foi que Dieu réagit,
Alors il est vain que l’attente se prolonge

J’ai la justice qui me démange
Pour toustes celleux qui se sentent à la marge
Qui accusent le démiurge
La Lumière qui émerge j’en reçois les images
Elle balaie les mensonges
En réveillant celleux qu’elle dérange
Par une caresse des phalanges

Je suis une éponge qui exprime ce qu’elle absorbe
Quitte à mouiller la page
Pour mes 42 piges, j’ai reçu pas mal de codes
Je me suis offert un alphabet
Pour reprendre au début
Quant à ma tisane au moringa
Je l’ai pas encore bue

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les réparer n’est pas aisé
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants délicats où l’amour se révèle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élève la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent à force d’être aimés

Le fruit

Je prends gracieusement le fruit du soleil
Je bénis amoureusement le fruit du soleil
J’ôte délicatement l’écorce du soleil
Je détache soigneusement un quartier de soleil
Je mâche longuement le fruit du soleil
J’avale littéralement le fruit du soleil