IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Category: amour

Abnégation

Me demander l’abnĂ©gation
La meilleure chose que tu pouvais faire
Étant donnĂ© les conditions de ma prĂ©sentation
Me disant investie d’une mission de guĂ©rison
J’ai accompli la trahison
En étant ignorante de ma propre prison
Une fois revenue Ă  la raison j’étais poignardĂ©e sur mon propre gazon
D’oĂč j’ai une vue imprenable sur l’horizon

Psycho pote

Vous seriez étonné-es de ce qui fait de moi une psychopathe
Bien que ma folie ne soit pas discrĂšte
Certaines voies de sagesse sont étroites
Mon corps n’en est qu’un interprùte
Ma langue se dévoue et travaille sans plainte
Pour te dédier cette étreinte
Traduire le temps depuis lequel je viens Ă  Ta rencontre
Je n’ai plus de montre
L’absurditĂ© d’un monstre qui lĂšche la main de son maĂźtre
Et quand il mord par mégarde
Se laisse emprisonner pour absence de remords
À l’abri dans sa cage
Renonce à éblouir de son instinct sauvage
Sans pouvoir se départir de sa superbe
Hors-normes jusque dans les larmes
Celles-ci sont supposées te faire baisser les armes
Ma faiblesse sans vacarme
Comme un persistant syndrome
Sait se faire discrÚte pour éviter les drames
Je suis un monstre de sensibilitĂ© que rien n’épargne
Un coeur invulnérable et une poétesse à poigne

Je t’aime

Je voulais un amour au-delĂ  des fariboles romantiques
Les actes concrets valent plus que des promesses en toc
Et quand le prĂ©dateur passe Ă  l’attaque
Chaque belle parole est comme une estocade
Alors le silence peut ĂȘtre un cadeau
Pour justifier nos défaillances et nos rebuffades
Les principes ont bon dos
Tout le monde a sa propre vertu comme éthique
Ce qui explique les sacrifices AztĂšques
Les discussions, les émissions politiques
Et ton steak
Et s’il faut de la chair pour nourrir les porcs
Que le voile se déchire
L’industrie est cannibale et le moindre rapport
Nous coûte beaucoup trop cher
Cheptel élevé à coup de pilules roses
Réalité isolée comme en campagne rase
Ou croisiĂšre en zone grise
Que reste-t-il de l’insouciance, de la lĂ©gĂšretĂ© promises ?
C’est là que le coeur est balùze
Car le souffle qui entretient le brasier
Reste aussi vivant que les soleils qui se lĂšvent
Quand ton regard vient m’embrasser
Ta flamme ne brûle que pour rendre la pureté
Le superflu peut partir
On retiendra le plus important
Tu ne l’as pas laissĂ© par terre
Ce coeur suppliant, croulant sous la douleur
D’une solitude extrĂȘme
Cette illusion ultime
Tu l’as brisĂ©e par un “Je t’aime”

Lapis Lazuli

On m’ordonne de plonger dans l’abysse
Je compte sur mon lapis lazuli
Et sur l’ancre que j’ai au doigt

Et j’oublie toujours que j’ai failli mourir
De cette violence gratuite
Le pardon m’est si naturel
Ils sont devenus fous de n’avoir pu expier

Sans toi
J’aurais Ă©tĂ© piĂ©gĂ©e par la droiture du dĂ©mon
La vertu ignorĂ©e, l’innocence mĂ©prisĂ©e
Plonge dans l’hĂ©bĂ©tude les cƓurs les plus sincĂšres

Combien de gĂ©nies brĂ»lĂ©s Ă  l’hĂŽpital
Combien d’amoureux fous qui furent gavĂ©s de mensonges
S’accrochent au sentiment de propriĂ©tĂ©
Comme si le reste n’Ă©tait qu’un songe

Combien de cobayes si mal rémunérés
Qu’ils ignorent jusqu’Ă  la valeur de leurs souffrances
Et les bĂȘtes dĂ©pecĂ©es sur la mousse des bois
Symbolisent l’absurde d’une vie aux abois

Je suis là, entre la chenille et la vaste sacrée
Je suis cette femelle nĂ©e pour qu’on l’utilise
Je suis la larme reniée aprÚs la mort
Le verre de trop ravivera le goût de la rupture

Trop de coĂŻncidences comme si j’Ă©tais en ligne directe avec Dieu
Avec les voix de celleux qui m’aiment derriĂšre l’Ă©cran ou Ă  distance
Reflets de mon émoi quand le présent se révÚle
Indices miraculeux sur la conduite Ă  suivre

Je visualise

Ma propre mise à mort paraßt scénarisée
Mais personne ne connaĂźt l’Ăąge de ce calendrier
Pour circonscrire l’infini au bleu de ton regard
Il me fallait ce soir.

“J’aime ma vie”

Est-ce qu’on veut retrouver l’humeur belliqueuse

Pour Ă©touffer ma jubilation dans l’Ɠuf
Il y aura toujours un volontaire.

C’est lui

C’est lui qui a le plus grand cƓur, de tous ceux que j’ai connus.
C’est lui dont l’humour me porte aux nues;
Dont le regard me met Ă  nu,
C’est innĂ©.

C’est lui qui me rend dĂ©terminĂ©e,
Qui au réel me ramÚne.
Come on, sa plume est d’une qualitĂ© peu commune;
Et tous les enfants l’aiment.

Je vis tout de suite en lui une belle Ăąme,
MĂȘme assortie de son lot de problĂšmes
J’ai refoulĂ© le blĂąme
Jusqu’à ce qu’il fasse boom
Que la vérité explose en somme;
J’étais brimĂ©e par moi-mĂȘme.

J’ai fait un maximum pour tomber dans le piùge
Qui m’attendait là ;
La plage d’amour que sont ses bras
Car un piĂšge ce n’était pas.

C’est lui qui fait tout pour que j’ouvre mes ailes,
Pour que je me révÚle,
Pour que je me régale de la vie

Trop humble pour voir sa propre vertu,
Trop mystique pour rester sans répartie.

Son amour est mon répertoire,
Je l’emmùne presque partout.
Je dis presque, parce qu’au-delà de cette montagne

Il n’y a plus de moi
Ou de lui
Juste une conscience infinie de béatitude
Que connaissent celleux qui se sont élu.es,
Et dont l’ñme Ă  Dieu est liĂ©e,
Délivrée.

A quoi ça sert

Apprivoiser le silence
MaĂźtriser le moindre geste
Que la parole soit juste
Douce et tendre, ferme et sans appel

Vivre aux cĂŽtĂ©s d’un fauve Ă©corchĂ©
L’appel du sang absorbant tous nos sens

La morsure du dĂ©sir qui pour toujours s’inscrit
L’appel irrĂ©mĂ©diable vers ce qui nous dĂ©truit
La fierté du regard voilé qui se relÚve
Le dos striĂ©e la tĂȘte haute
Les ovaires qui se révoltent dans la douleur
La peur de porter et transmettre la vie
De confondre un pĂšre avec un imposteur
De nous priver de bonheur Ă  cause de ma colĂšre

Est-ce une preuve de faiblesse ou d’un courage patient
Était-ce ma force d’Ăąme ou mon entĂȘtement
Je ne sais pas

Mais si on ne peut plus s’appuyer sur la force des serments
A quoi servent les mots des amants ?

La paroles des anges vils

Leur aurĂ©ole Ă  terre sur le bitume que glace l’indiffĂ©rence
les anges vils chantent les voix du silence
Ils ont la peau trouée et des neiges éternelles au fond de leurs yeux vides
elles ont le ventre sanglé par des désirs déchus
ils ont les poings saillants et la détresse sourde
elles ont des bleus Ă  l’Ăąme

Les anges vils parfois se reconnaissent et tissent entre leurs ailes des abĂźmes de tendresse
oĂč le bonheur s’invente un nom
et la fĂ©e dĂ©cadence laisse voir sous sa jupe la fente de l’exil
puis dit non
Lorsque la porte se referme, les anges vils ont au bout de leur langue des relents d’amertume
la volonté exsangue
Ă  peine la force d’entendre ce que taisent nos plumes

Ils s’appuient sur elles comme sur des bĂ©quilles au moral minĂ©
elles cherchent des Ăźles pour se sentir tranquilles d’ĂȘtre dominĂ©es en ce terrain hostile
Les anges vils ont des histoires scabreuses et des trous de mémoire sur des sujets absurdes
leur cerveau ravagé est cruellement lucide face au réel perfide ou chacun tient son rÎle

Ils choisissent de se battre en soumettant le monde à leur volonté reine
elles optent pour le sourire pour faire passer la pilule des jours qui s’Ă©grĂšnent
ils marchent en procession sur les trottoirs nocturnes complices de tous les crimes
elles se vendent en parcelles sur le marché du désir

Laissant se briser leur ĂȘtre
En mille et un morceaux que le soleil ignore lorsqu’il balaie le monde

Les anges vils n’ont que de pauvres paroles Ă  dealer pour survivre
Dont les Ă©chos s’envolent au grĂ© de nos Ă©gos ivres

Et vont nourrir la silencieuse complainte des anges vils

Je suis

J’Ă©cris depuis toujours. Depuis que j’ai dĂ©couvert que les mots peuvent soulager nos maux. Partage de brisures intimes, les phrases tricotent un sens Ă  ma vie dĂ©cousue. Je cherche.
J’imagine que chacune, chacun, tente Ă  sa façon de remontrer le labyrinthe jusqu’au noyau de son ĂȘtre, lĂ  oĂč l’amour respire l’Ă©vidence, oĂč les mirages du paraĂźtre s’estompent pour faire place au miracle de l’unitĂ© qui se rĂ©vĂšle, et se livre sans relĂąche, malgrĂ© notre acharnement Ă  l’ignorer.
Brouhaha de nos priĂšres. Cacophonie de nos rĂ©voltes brouillonnes. Pourtant la paix et l’allĂ©gresse persistent Ă  nous hanter de leur souvenir. Comme un codage gĂ©nĂ©tique de l’Ăąme, un programme cachĂ©.
Souffrance, colĂšre et douleur; la vĂ©ritĂ© du vivant est avilie. Mais il n’est plus temps de chercher les coupables…
J’Ă©cris ma quĂȘte de sagesse. L’incohĂ©rence me guette grĂ© de ces questions aux milliards de rĂ©ponses.
Je suis le monde, la peste m’envahit lorsque j’ai laissĂ© trop de rancƓurs s’accumuler. Leurs exigences de vengeance m’acculent Ă  mon insu. Lorsque demain se dĂ©robe et recule, la peste de mon Ăąme m’empĂȘche de saisir les richesses du prĂ©sent, les milliards de possibles qui s’articulent.
Échapper Ă  la grande illusion du temps. Les plus beaux souvenirs pourrissent sous la pluie de nos larmes amĂšres, et le nĂ©ant de la douleur soigneusement entretenue par nos rĂ©criminations imbĂ©ciles, envahit tout.

Sur nos visages oĂč la beautĂ© s’Ă©teint parfois la joie trace des cicatrices. Je voudrais Ă©tendre ces sourires spasmodiques pour dĂ©chirer le voile. Nous ne sommes que des Ă©toiles fuyantes
Comme autant d’astres dans la galaxie, au-dessus des mondes qui s’Ă©teignent et se crĂ©ent dans une impermanence sensible

Je suis la chair, et je tremble. Asservie par dĂ©cret je suis nĂ©gligĂ©e, et je n’ai que ces sursauts de violence pour me manifester. Je jouis dans la dĂ©cadence d’un jet de lave, et mes cendres fertiles recouvrent bientĂŽt les cadavres
La nature sacrifiée ne se venge pas. Elle réagit, comme mon clitoris à la caresse de tes doigts.
Je porte la mort comme le PhƓnix, je suis un mythe qui te guide et t’Ă©treint, la couleur ombre qui dessine tes traits.

Je suis le monde et je n’existe que par tes yeux, toi que j’ai créé pour combler mon cƓur, en secret, mon chaos intime, mon rĂȘve, mon dĂ©sespoir. Je t’aime.
Au milieu de ton corps oĂč les piĂšges se nichent, innombrables comme les lames scintillantes dans une forĂȘt d’Ă©pĂ©es, accueille-moi que je me trouve enfin
Je viens.

Duelle

Dans un mĂȘme Ă©lan
J’aime et je mĂ©prise
Je me lĂąche et me maĂźtrise
Je désire comme je respire
Je vous attire pour mieux vous fuir

Je me suffis Ă  moi-mĂȘme
Je me sens vivre quand on m’aime

J’ai dans mes doigts de la magie
Sur mes lÚvres une poésie
Ma peau douce est une écorce
Sous laquelle coule une sÚve féroce

Je peux te guérir mais
Je veux en fait te voir mourir
Pour renaĂźtre Ă  un monde oĂč le dĂ©sir
A la force des rĂȘves que l’on plante au soleil
Un monde oĂč ton Ăąme enfin s’Ă©veille
Et oĂč tu danses avec ton corps
Car la crainte de la mort
N’a plus de raison d’ĂȘtre

Je peux
Faire vibrer tous tes sens
Et te faire perdre ton sang-froid

Mais on en a brûlé des sorciÚres
Pour moins que ça
Je suis une lionne fiĂšre
Esseulée

Avec les fils de mes doutes
Je tisse ma route

Quelle vérité se dessinera
À la fin du canevas ?

Âme infidùle
Sauf Ă  moi-mĂȘme
Et Ă  des sentiments que tous ne comprennent pas

Je suis
Une femme
LĂ  est mon drame
LĂ  est ma flamme
LĂ  est la source de mon combat

Quand dieux et démons se disputent le chemin sous mes pas
Je voudrais juste pouvoir sortir de lĂ 

Je rĂȘve d’une puissance franche
D’un verbe qui tranche
D’abattre l’oppresseur Ă  l’aide d’une arme blanche

Mais mon cƓur flanche

Je tiens le stylo comme un poignard
Et avant de frapper je sais qu’il est trop tard

Votre injustice m’a dĂ©jĂ  vidĂ©e de mon propre sang
J’ai vu pĂ©rir ma dignitĂ© sous vos jugements
Je suis libre
De donner mon corps
Si j’aime le corps Ă  corps
Si je raffole de ces puissants accords

Je sais mon besoin de changer la partition
De la mĂ©lodie de l’amour
Qui nous chante encore la mĂȘme chanson
Du «que toi pour toujours»

Mais les fausses notes trop fréquentes
Dénotent une évidente
Discordante dysharmonie

Alors je change de clé
Pour une nouvelle symphonie

Je suis
Un instrument
Celui de ton plaisir
Ou bien de ta fierté

Je me rappelle avoir aimé
Être ainsi exhibĂ©e

Mais que je vibre sans tes doigts
Telle une harpe au gré du vent
C’est l’instrument de ton pouvoir
Qui t’Ă©chappe en un instant

Je suis
Parfois
Ta chose
Je me rappelle avoir aimé 

Souvenirs d’un esclavage trop librement consenti
Et aujourd’hui dans mon Ă©vasion
Je voudrais t’emmener
Je voudrais tant mener notre histoire sur d’autres sentiers
OĂč nos cƓurs restent entiers

Je suis
Tellement désolée
D’infliger de la peine
A ceux qui tiennent Ă  leurs chaĂźnes
MĂȘme pour aimer

Je suis
Une lionne fiĂšre
Mais sage

Je calque ma vie
Sur mon message

Et si je souffre
Si j’ai trop mal
Je mettrai par écrit
Mon cri primal
Qui est un cri
De détresse
D’une douleur animale
C’est la colĂšre
D’une femme

Un cri de liberté