IstIna Izvor đ“‹č Source de VĂ©ritĂ©

Chemins de textes

Category: amour

Adult kult

Iels ont eu beau m’infantiliser

J’ai tentĂ© de les adultiser

D’aucuns ont entendu adultĂšre

Je veux pas savoir oĂč leur honte se terre

Si je suis pas le Rédempteur

Devrais-je sanctifier les monstres qui me tuĂšrent ?

J’y parviens dans mon magistĂšre

À Moi Seule

À moi seule
Je constitue une École des Mystùres
BĂ©nĂ©dictions d’Hator
Dont la colĂšre n’a pas tort
De protéger le foyer ardent

đ“‹č 𓁡𓆃

Retour Ă  la base đŸ›ž

Des faires

Faire les choses par amour d’autrui, conduit Ă  d’inĂ©vitables dĂ©ceptions

Fini le cƓur confus, le fruit est confit
Au bord de dégueuler du kéfir
Affolant les fols et farfadets qui veulent me croire en enfer
Effarant les furieux peu curieux par la facilité avec laquelle
On peut se défaire de ses fers
En cessant de défendre
Ce dont le monde n’a rien Ă  faire

IstIna 𓆃

Rendez-vous

Je n’ai pas rendez-vous avec toi ce soir
J’ai rendez-vous avec le silence
J’ai rendez-vous avec l’absence
Au cƓur de laquelle se trouve l’Unique PrĂ©sence
Le foyer rĂ©sonne d’allĂ©gresse
Le lieu mĂȘme qui semblait avoir trahi ses promesses
Avant que l’erreur ne s’inverse
Que l’Esprit se dĂ©lecte de nos humaines prouesses
Pour nous rendre Ă  la bonne adresse
Frapper à la bonne porte et étreindre la Grùce
Dans un face-Ă -face
La VĂ©ritĂ© m’observe dans la glace
L’Amour la fait fondre et me trouve à ma place
En harmonie avec toutes les espĂšces
ReliĂ©e au rayon qui traverse l’espace
Dont la Lumiùre s’empresse
De nous trouver toustes avant que l’ÉternitĂ© passe

Il n’y a que Toi qui reste

Bonté

Je ne vois que bonté
MĂȘme lĂ  oĂč mon ego est heurtĂ©
Je bénis chaque entaille à ma fierté
L’orgueil n’est pas une vaine perte
Chaque ĂȘtre porte son cri d’amour
Il n’y a que la peur qui nous emporte à croire
Qu’il n’est pas là toujours
Dans chaque geste, chaque regard, chaque discours
Chaque parole, mĂȘme les erreurs de parcours
Car rien ne peut distraire la Vérité qui suit son cours
Et c’est pas grave si t’as ratĂ© des cours
Il y aura toujours un.e Enseignant.e Ă  ton secours
Ouvre bien ton coeur pour lui offrir ce rĂŽle
À l’autre en face de toi, qu’il soit dur, qu’il soit drîle
Qu’il soit vague ou pertinent, car Jah est au contrîle
Apprend à écouter car dans cette intention
Se rejoignent tous les pĂŽles
Ainsi Je serai ton épaule
Ton parapluie, ton armure, ton filtre Ă  particules
Et dans la patience ton école
Tu verras que l’amour jamais ne recule
Que l’Ascension est inĂ©vitable, sonore ou tranquille
Que la Vie t’aime mĂȘme quand elle te bouscule
Te voici dans un vol sans escale
Qui t’emporte au plus Haut du Ciel

Réputation

Je lui ai donnĂ© ma rĂ©putation avant de savoir ce qu’il pensait de moi
Je conseille pas
C’était pour briser des mythes qui n’existent pas
Mieux prendre ce nouveau départ
Mais tes actes sont compris en fonction de ton histoire
Tu voudrais changer leur regard
Il est peut-ĂȘtre trop tard
La cane ne veut pas faire le canard
En fonction des modĂšles que tous deux connurent
Iels ont idéalisé différentes maniÚres
Mais le plus grave est l’amour que tous deux niùrent
Lorsqu’iels avaient le plus à gagner
Tout en sachant que chacun reprĂ©sentait pour l’autre
Le haut du panier

Mais la rose est loin d’ĂȘtre fanĂ©e
Le coeur reste fan de ses senteurs les plus fines
La VĂ©ritĂ© s’exprime mĂȘme quand elle est aphone
Qu’elle porte une aurĂ©ole, une tunique safrane
Ou une robe de guépard

J’étais venue pour donner mais j’aurais tout reçu
La conscience que chaque jour est un nouveau départ
Que nous faisons la paire malgré nos impairs
Dùs qu’on cesse de se faire peur, s’imaginant le pire
Qui serait de ne pas t’avoir rendu tout cet amour
Avant de
Te voir partir

Je suis face contre terre
Mes bras Ă©pousant la courbure de l’univers
Je vois la LumiĂšre divine dans ton regard
Le futur c’est hier
La musique surgit et nous soulage
L’ego güt

Reste sage si tu ne veux pas que ça en jette
DĂ©jĂ  la joie m’agite
Bons baisers de ma part à tous les exégÚtes
C’est la foi qui m’abrite
Pour rien au monde je n’échangerais l’amour qui m’habite

Surtout quand le bruit des bottes
Nous rappelle qu’il y a des anges qui se battent
Pour que la Paix l’emporte
Sa main dans celle de l’Amour auquel nous ouvrons la porte

Quelqu’un

J’ai quelqu’un Ă  aimer c’est ma grande rĂ©compense
La GrĂące du don ne fait que croĂźtre avec le temps qui passe
J’aurais pu aussi bien ĂȘtre dans un cloĂźtre
Mes pas restent guidés par le plus doux des pùtres
Ma plume fut forgée pour écrire des épßtres
À Ton Royaume oĂč rĂ©sident les MaĂźtres
Tant d’amour en nous qu’on ne sait plus oĂč le mettre
On en a assez pour le bourreau et la marĂątre
Pour celleux qui nous poursuivent quand la mer s’écarte
Assez pour rebattre des cartes
Je Suis avant de penser
Les philosophes qui vous répondent dans une langue morte
Se marrent de celleux qui restent devant la porte
Se mirent et se possĂšdent de telle sorte
Qu’iels apprĂ©cient leur sort
S’usent sur des soucis mais se resservent
Tandis que l’étau de soie se resserre
Iels s’obstinent dans l’illusion qui rassure
Suçant des mensonges brillants comme des diamants de pacotille
Des bonbons pour calmer l’ego qui vacille

Mais vient l’heure du Soleil
Et nous voilĂ  sur le seuil
Toustes autant que nous sommes
Le Royaume nous accueille
Présent qui attendait depuis que la Conscience veille
Attendait que tu ouvres les yeux et réalises la merveille
Que Tu Es.

Sacerdoce

Ceci est mon sacerdoce
Et ses fruits sont tellement doux que je danse
Tout en marchant sur Ses traces
La sÚve qui palpite sous ton écorce
Je veux la boire Ă  la Source
Embrasse-moi et mĂȘme s’il y a eu crasse
Je serai heureuse comme une gosse
Pour certains la femme est une garce
Qui débarque dans leur vie fade
Et la corse
Mais pas de volaille farcie dans une recette végane
La compassion est la base de notre régime
C’est tout ce que j’aime
À grandes enjambĂ©es dans le poĂšme
Il est entré

Plusieurs corps

Il y a en chacun·e plusieurs corps à aimer
Dont certains furent brisés
Les rĂ©parer n’est pas aisĂ©
Mais parfois il suffit d’un baiser
Un souffle d’amour dans ta façon de respirer
Une parole de douceur ou un geste sensé
Une intention d’aider qui n’est jamais futile
Un regard acéré pour recoudre le fil
Un sourire pour réchauffer mes ailes
Juste ta présence est belle
La patience dont tu m’entoures n’est jamais cruelle
Ces instants dĂ©licats oĂč l’amour se rĂ©vĂšle
Dans sa puissance subtile
Sentir ta vibration élÚve la mienne
Ta compréhension si fine
Mon coeur qui se dilate quand tu prononces mon nom
Il y a en chacun·e quelques corps brisés
Et les miens ressuscitent Ă  force d’ĂȘtre aimĂ©s