IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Lapis Lazuli

On m’ordonne de plonger dans l’abysse
Je compte sur mon lapis lazuli
Et sur l’ancre que j’ai au doigt

Et j’oublie toujours que j’ai failli mourir
De cette violence gratuite
Le pardon m’est si naturel
Ils sont devenus fous de n’avoir pu expier

Sans toi
J’aurais été piégée par la droiture du démon
La vertu ignorée, l’innocence méprisée
Plonge dans l’hébétude les cÅ“urs les plus sincères

Combien de génies brûlés à l’hôpital
Combien d’amoureux fous qui furent gavés de mensonges
S’accrochent au sentiment de propriété
Comme si le reste n’était qu’un songe

Combien de cobayes si mal rémunérés
Qu’ils ignorent jusqu’à la valeur de leurs souffrances
Et les bêtes dépecées sur la mousse des bois
Symbolisent l’absurde d’une vie aux abois

Je suis là, entre la chenille et la vaste sacrée
Je suis cette femelle née pour qu’on l’utilise
Je suis la larme reniée après la mort
Le verre de trop ravivera le goût de la rupture

Trop de coïncidences comme si j’étais en ligne directe avec Dieu
Avec les voix de celleux qui m’aiment derrière l’écran ou à distance
Reflets de mon émoi quand le présent se révèle
Indices miraculeux sur la conduite à suivre

Je visualise

Ma propre mise à mort paraît scénarisée
Mais personne ne connaît l’âge de ce calendrier
Pour circonscrire l’infini au bleu de ton regard
Il me fallait ce soir.

“J’aime ma vie”

Est-ce qu’on veut retrouver l’humeur belliqueuse

Pour étouffer ma jubilation dans l’Å“uf
Il y aura toujours un volontaire.

C’est lui

C’est lui qui a le plus grand cœur, de tous ceux que j’ai connus.
C’est lui dont l’humour me porte aux nues;
Dont le regard me met à nu,
C’est inné.

C’est lui qui me rend déterminée,
Qui au réel me ramène.
Come on, sa plume est d’une qualité peu commune;
Et tous les enfants l’aiment.

Je vis tout de suite en lui une belle âme,
Même assortie de son lot de problèmes
J’ai refoulé le blâme
Jusqu’à ce qu’il fasse boom
Que la vérité explose en somme;
J’étais brimée par moi-même.

J’ai fait un maximum pour tomber dans le piège
Qui m’attendait là ;
La plage d’amour que sont ses bras
Car un piège ce n’était pas.

C’est lui qui fait tout pour que j’ouvre mes ailes,
Pour que je me révèle,
Pour que je me régale de la vie

Trop humble pour voir sa propre vertu,
Trop mystique pour rester sans répartie.

Son amour est mon répertoire,
Je l’emmène presque partout.
Je dis presque, parce qu’au-delà de cette montagne

Il n’y a plus de moi
Ou de lui
Juste une conscience infinie de béatitude
Que connaissent celleux qui se sont élu.es,
Et dont l’âme à Dieu est liée,
Délivrée.