Victoire
J’implore le Ciel d’apaiser mes pleurs
Mais ça ne peut pas Lui plaire de taire
Tant de douleur
Il faut que la tristesse dégage
Pour laisser place aux couleurs
L’idée déjà me soulage
Je sens la main de l’Ange
Si l’épreuve s’allonge je reviendrai en langes
Jusqu’à ce que tu voies la preuve
La réalité de l’amour que j’éprouve
Que ce constat me délivre
De l’urgence de sentir sur tes lèvres
Ce goût de fièvre
Cueille mes larmes tel un orfèvre et
Introduis ces joyaux dans ton art
Et que mon rire t’honore
Tonnerre éclatant
Je suis éclatée
On m’a laissé longtemps dans la grotte
J’y rêvais de cette plume qui gratte
Donc je ne suis pas aigrie
J’égrène ces pensées comme un chapelet
Rien de laid ne sort de ton coeur
Et si on me demande encore
Je dirai
Que tu es ma cure, ma règle, mon équerre
Que tu me pardonnes mes écarts
Et si je peux répandre mon encre sur des milliers d’hectares
C’est grâce à ce facteur
Rien ne m’oblige au contact avec la douleur
À endosser un rôle comme le font les acteurs
De l’Idéal quelque part, quelque chose a survécu
Je suis heureuse de proclamer mon coeur
Vainqueur et vaincu