IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

Legos

Ils peuvent être raffinés comme un tableau de Degas
Les jeux de l’ego ne font que des dégâts.
Se demander où l’idée de Dieu a pris naissance,
C’est tenter de visualiser les limites du cosmos
Quand tout est en expansion
Même la portée de nos remises en question

Pour nous faire douter de nous-même il y a des forces en faction
À tous niveaux des frictions causées par nos frustrations
Avoir conscience du Tout se prendre pour une fraction
Et celleux qui nous reprochent d’entrer ou pas dans l’action
Depuis le temps qu’on les observe avec attention
Empêché.es de bouger par leurs imprécations
Tout en vivant dans la peur de nos réactions

Enchaîne…
Les âmes pour mieux les délivrer
C’est ce qu’ils disaient
Des métaphores de chair, de fouet, de sang
Des réalités auxquelles ne peuvent pas échapper
Tous les enfants

Une croix en marche pour les crucifier tous
Pour appliquer Résurrection dès la Pâques prochaine
Et voir se consumer sans haine
Les mensonges que les nations exercent sur elles-mêmes

Même si je prétends faire le mime
Depuis que je suis môme,
Moi j’aime
Et si certaines idées vous ont rendu.es blêmes,
Ce n’est qu’un poème

On les voit

On les voit sur leurs pistes de ski
Où il n’y a presque plus de neige
J’en imagine avec un carnet Moleskine
En train de disserter sur notre rage
On les voit quand des enfants meurent dans les mines
Multiplier les trajets au-dessus des nuages
On les voit nous désigner les mêmes ennemis
Nous gaver insidieusement de leurs odieux messages
De sorte que celleux d’entre nous qui ont la chance de partir en voyage
Emportent des préjugés dans leurs bagages

On les voit détruire des tonnes de nourriture
Pour protester contre la vie dure
Mais c’est pire
Je veux voir détruits ces abattoirs
Et c’est pas de la littérature
Comment peut-on voir et accepter ce qu’on inflige
À ces créatures
Pour une question d’agrément, de plaisir
Et s’offusquer de la cruauté de la guerre ?

Celleux qui aimaient la violence ont dû la subir
Pourtant la paix c’est pas la mer à boire
On est là pour guérir
Et les miracles ne sont pas rares

Sur ce, je vous laisse, car il est tard
Et on n’est pas près de dormir

L’appel

On ne peut reculer ni revenir en arrière
Quand on a entendu l’appel de la lumière
Pour mieux la transformer on chérit la matière
On perçoit l or subtil caché dans la poussière

Si tu peux

Si tu peux t’aimer dans la non-existence
Si tu peux t’aimer quand tu es au plus bas
Si tu peux t’aimer quand l’amour fait silence
Qu’est-ce qui peut te faire peur à toi ?

Si tu peux t’aimer avec tous tes torts
Te prouver que tu es là pour toi
Si tu peux être dans la peine ou en proie au remords
Et quand même sentir que cela est bon pour toi,

Si tu peux t’accorder patience et tendresse
Quand fatigue, tristesse éclipsent la joie
Tout en te souvenant de ces jours d’allégresse
Que l’avenir réserve à celleux qui y croient,

Alors même au milieu des drames et tempêtes
Tu seras apaisé.e par la douceur de ta foi
Donc garde bien cette parole en tête
Tu aimes le monde entier lorsque tu t’aimes, toi

☥☥☥

Osiris végète sur le Nil
Embarqué par le cycle du temps
À l’heure la plus sombre
Un chant s’élève déjà
Célébrant la fin des ténèbres

Présentation brève de ma fièvre de joie
La douceur de sa main qui caresse ma joue
La musique qui me raconte tout
Y compris les épreuves dont nous voyons le bout

Déjà je ne vois que des âmes debout
Les concepts s’emboîtent une fois bout à bout
Maintes révélations sont déjà prêtes
Mais quelque peu confisquées par les prêtres

Le temple qui m’a vu naître est dépourvu de portes
Les pensées les plus vastes y entrent et en sortent
À l’intérieur demeure le vortex que j’emprunte
Et le soleil qui me répond par la fenêtre

Respire

Libérée

Libérée de l’espoir
D’éviter le pire
De disparaître de l’espace
D’épargner la pépite de pureté
La pensée de perfection qui m’inspire

La poésie se perpétue
Le Verbe purifie
Parabole de paix
Ou parade d’épées

Projection palpable de pensées perceptibles
La Parole atteint sa cible

Une paire d’ailes caresse mes épaules
Emprise du Père Céleste

Où est la mer ?

La mer est dans mes hanches
La plage est sur mes lèvres
Le soleil est dans ma poitrine
Les étoiles sont dans mes yeux
La source est dans mes racines
Le feu est dans ma colonne
L’énergie circule dans mes veines
La mémoire est dans mon sang
La musique est dans mes pieds
La lumière est dans mon regard
Le repos est dans mes bras
Les vagues sont dans mon souffle
La protection est dans mon cœur
La joie est dans mon âme
Et rien de tout cela
Ne m’appartient

Oshun

Que notre âme se libère de ces idées en chaînes
Qui voudraient que l’on s’échine
Et que la vie soit chienne
Au lieu d’être goûtée comme la douceur d’Oshun

Prêtez attention ça arrive par salves

Revenir de dissociation
Quand la lumière a disjoncté
Quand il a dit “on est pas là pour jacter”
Le bon sens a été éjecté
Les meutes qui éructent valent-elles
Qu’on fasse usage de tact
J’ai survécu uniquement parce qu’avec Dieu
Mon âme a fait un pacte
Que mon regard guérisse jusqu’à la cataracte
Et je témoignerai pour l’Humanité
Sauver des vies je peux le faire
En distribuant des claques
Le tout premier slam déclic
M’a évité le cloaque
Parce que j’ai cru en ma plume
Et j’ai dit non au mac
J’avais 16 ans
Il avait des contacts assez vieux et bien portants
Pour avoir envie d’abuser d’une enfant

Ce type se disait mon ami je ne l’ai jamais revu jusqu’à aujourd’hui
Il avait l’allure du Baron Samedi

J’étais déjà désespérée dans le fond
Mais à 16 ans ans ça ne peut pas être une fin
J’ai dû fermer les yeux sur certaines choses
Pour assouvir d’autres faims
La mienne tenant tout entière dans ma plume
Mon stylo droit debout sur un socle très fin
Entre le marteau et l’enclume

Raidi par la Justice que l’on réclame  Liquide comme l’océan de mon âme

C’est pas l’appât du gain qui m’a perdue
Mais par compassion
Je suis allée plus loin que ne l’autorise la raison

Prendre de la hauteur pour dépasser l’effroi
Je peux peut-être aussi pousser des cris d’orfraie
Tu préfères ?

L’amer

Parfois le cœur a mal est-ce l’ego qui crie douleur ?
Comment éliminer ce qui n’existe pas ?
Comment ignorer le besoin de reconnaissance
Qui guide les actes et nous inspire parfois ?
Comment se remettre de ces blessures
Sans avoir consolé celui qui en pleura
Un personnage fictif auquel chacun veut croire
Tant que s’anéantir sonne comme un cauchemar
Pourtant
Ce n’est que la mer à boire