Fard d’eau
Je porte la tristesse
Et le deuil caché
Je porte des souvenirs
Et des rêves échoués
Je porte une allégeance
A des poèmes fâchés
Inégaux et froissés
Aux questions déplacées
Je porte le lourd silence
D’une nuit autopsiée
Je porte la douleur
D’un monde écartelé
Je porte la tendresse
Pour la chair éprouvée
Sous contrainte et soumise
Pour être désirée
Je porte la solitude
Comme un cadeau précieux
Je porte le renoncement
Au sein de mes entrailles
Je porte la liberté
Dans le moindre refus
Et dans mes différences
Je porterai la plume
