Muette
by ÎstÎna 𓆸
La voix
Trouée par ton silence
Les fuites engagées dans l’absence
La main guidée par le non-sens
J’espère
Un signe
Qu’un oiseau se pose sur ma plume
Tandis que plongent en amertume
Mes mots saturés d’écume
J’attends
J’attends j’attends que le vent tourne
Mais c’est la même ritournelle
Le poids du passé sur mes ailes
Me conditionne et m’ensorcelle
Et quand mes larmes se souviennent
D’avoir été versées mille fois
Il arrive que je les retienne
Que je les écrase d’un doigt
Pour toi
Pour toi j’aurais rempli sans rancune
Des océans de pierre de lune
Pour me noyer dans le soleil
J’aurais écouté les conseils
Des diseurs de bonne aventure
J’aurais prêté ma signature
A des histoires sans pareil
Et dans un quart de sommeil
J’aurais renié mon écriture
Qui fut colère, qui fut violence
Qui fut sa propre caricature
Qui fut un envol, une danse
Pour atterrir entre tes bras
Mais ce réel n’est pas pour moi
Pour toi
Dont j’ai adopté la folie
J’ai replongé en alcool
J’en ai perdu mon auréole
Sans décoller de Mélancolie
Sur cette planète avilie
On avait installé nos lits
Ma foi
Diluée dans ta tragique absence
L’espoir sans cesse en transhumance
La solitude a ce goût rance
Des lendemains de nos ébats
Et si tu devais partir
Non…
Si tu devais partir
J’inventerais pour te retenir
Que je n’ai pas besoin de toi
Je prendrais mon carnet, mes soupirs
Les restes de mon cœur en charpie
Pour faire une chanson que tu n’entendras pas
Sauf si sur ta planète
Tu penses encore à moi
bonjour,
j’ai beaucoup lu tes textes, ils sont tellement vrais, je ressens la vie ainsi, et voilà c’est en ce sens que tu écris vraiment , parce que ces choses que tu dis sont terriblement la vie. Je pense à sartre quand je te lis, à vivre c’est se boire sans soif.
Mais je ne suis pas clair, mais ça m’a touché ton encre, ça fait passer la vie.
mais je me sens parfois l’homme dont tu parles, et peut être pense t il encore à toi .
Moi je n’oublie pas, comme toi, je n’oublie pas une poétesse qui écrivait si bien aussi, qui perçait la nuit avec ses doigts, avec ses étoiles, et qui sait si elle pense encore à moi.
mais moi je n’écris presque plus