Lâcher la crise
L’état de stress
Dont certains se nourrissent
Dont j’ai fait mon ivresse
Avancer vers la paix
N’intéresser personne
Perdus en cours de route
Les vampires
Mon sang n’était pas pur
Mon sang…
Étalé sur les murs
De notre nid d’amour
Je m’en souviendrai toujours
Ceci n’est pas une fin
Écrivit-elle en vain
Ceci marque le début
Du 23ème décan
Horoscope décati
Prévisions assombries
Horizon sale
Pourquoi…
J’attendrai tes excuses
Dans le paradis blanc
Je présenterai les miennes
Par pure convenance
Ou bien
Je tiendrai ma revanche
Dans l’illusoire oubli
Existe-t-il un équilibre ?
Écrire est une utopie
Tu ne devais pas savoir en me donnant ce thème que j’ai un arbre, un arbre que j’ai élu, au bord de la Loire il y a quelques années. Je ne sais pas ce que c’est comme arbre, il a un tronc et des feuilles et des racines au sein desquelles je pouvais me loger. Je crois, j’ai l’impression d’y avoir grimpé mais… C’est flou, comme tous les souvenirs de cette époque. Il me semble bien pourtant avoir contemplé depuis une certaine hauteur le scintillement des pierres semi-précieuses que j’avais jetées dans le fleuve. Oui mon arbre fut le témoin de bien des égarements…
J’ai rencontré mon arbre lors d’une promenade solitaire. Je ne supportais guère que la nature et ses émissaires. Je trouvais refuge à son pied, tout au bord de l’eau… Et j’observais les oiseaux, les insectes vivre si libres que je les enviais. Ils n’avaient pas besoin d’amour eux. Ils n’avaient pas besoin de l’amour qui me détruisait.
Mon arbre est majestueux, il me prêtait sa force lorsque je m’appuyait contre son tronc. Mon arbre me manque parfois. Ou bien est-ce le souvenir des sentiments violents qui m’agitaient, et qui se reposaient seulement quand je rejoignaient mon arbre? Vivre en bord de Loire était un privilège. C’était trop bien pour moi, à croire que je m’étais trompée de vie. Cela ne pouvait pas durer. Mais mon arbre, lui, je l’ai mérité. Je l’ai caressé, écouté, je lui ai parlé… Peut-être m’a t-il sauvée. Car je retrouvais un semblant de raison lorsque je m’abritais sous son feuillage. Un zeste d’harmonie. Une accalmie dans la tempête de mes pensées. C’est cela la folie ? Je veux dire, c’est la tempête? Ou bien d’avoir un arbre, ou de se croire aimé?
Des années de chaos
En une seconde évanouies
Juste en fermant les yeux
Sur la soif du volcan
Une larme de sang
Un rire de crocodile
Une odeur de cristal
Le sommeil du fauve
Dire adieu
Fermer la parenthèse
Du vice épanoui
Le souvenir d’une flamme
Tient-il chaud ?
Le jour qui se répète
Nargue l’oubli
Efface les promesses
D’une mémoire étrangère
Un souvenir suspect
De complicité
Avec la folie tendre
Adulée
Des claps d’applaudissements
La fin d’une rengaine
Une rancune sourde
Acculée
Le silence se révolte
La vérité effraye
Accuse
Avoir tourné la page
Se repaître d’un mirage
Désaltéré
Le bleu sur mon visage
Leurs mains qui se détournent
Lâcheté
Le pardon sous la rage
Des mots exagérés
Des plaies sous-évaluées
Un procès
Détournement de sens
Un attentat lyrique
Crypté
Par une plume aérienne
Délicat anathème
Le bien que l’on redoute
Le diable que l’on regrette
Trop bête
Sur son âme meurtrie je veille en silence
pendant que la machine avance les pions assassins du temps
je tisse un filet de mes mots
pour retenir les minutes qui s’égrènent
et emportent son souffle dans une marée de sang
je l’ai choisi
et aussi fous que l’on puisse paraître
ce n’est rien à coté de ce qui vous attend
nos amers griefs depuis longtemps latents
se vomissent en rafale
dans le but de toucher votre âme de quelque rime perdue
pour votre plus grand mal
nous n’avons de sagesse que celle qui poussa
sur ce lit de démence
arrosée du jus de nos errances
dans les terrains vierges de la pensée
sur nos visages
les sillons laisses par les relents d’un mauvais sort
et sur la langue
une prière prête à prendre son essor
pour aller grossir les tomes des évangiles de ce nouveau millénaire
cela fait si longtemps que les poètes prophétisent l’éclipse de la raison
la fuite des saisons
rythmée par le nombre d’innocents régulièrement massacres
cela fait si longtemps que ça gronde en silence
tel le bruissement d’une foret millénaire
qui plonge ses racines dans des eaux amères et rances
et c’est toujours demain que surgissent les colombes
que se taisent les bombes
c’est toujours demain
qu’il fera bon d’être humain
à ceux qui n’en peuvent plus d’attendre
ces nuques qui se plient
ces genoux fléchis
qui par milliers implorent la fin des jours opprimes
ces veines qui se vident
ces yeux morts et avides
qui appellent de toute la force qu’ils n’ont plus
pour que se tournent enfin vers eux nos faces livides d’indifférence
mépris programmé par nos préoccupations de propriétaires
apprenant à se protéger pour
de mesquins progrès qui nous paraissent prioritaires
s’étourdir en consommant pour atténuer sa conscience de l’enfer
ces ailes qui se brisent
ces enfants qui se taisent
dans le paysage familier de l’horreur
avec la vie se transmet la terreur
d’exister
de temps en temps être atteint par d’attrayantes images
ou des humains évoluent dans d’autres paysages
d’abondance
de biens qui se produisent et qui se jettent avec la même folle cadence
et dans son dénuement
rêver de tout plaquer pour entrer dans la danse
du monde civilise !
j’imagine juste
d’où peut jaillir la rage des justes
qui ébranlera la terre
j’imagine juste
que ceux qui n’en peuvent plus d’attendre
j’imagine qu’il y a un monde à prendre et qu’il nous attend là
au bout de quelques pas que nous ferions ensemble
quelques pas qui suffiraient pour que la terre tremble
mais si
ils l’ont dit dans les livres qu’on a si bien appris
il l’ont dit
des foules se sont levées sur la foi de mots dits
ont fait plier des empires
c’est sciemment qu’ils nous maintiennent dans l’ignorance
de notre puissance
puissent ces quelques mots jetés sur la toile
être le bruissement d’ailes du papillon
ou souffler sur ses ailes
le bruissement d’ailes qui entraîne une tornade dans l’autre hémisphère
et sur son passage
puisse la parole éventer son plus bruyant secret
par sa force des foules se sont levées a la face des tyrannies les plus veules
j’imagine juste
que l’histoire se répète
comme elle nous a habitués à le faire
car l’être humain ne supporte jamais les fers
si longtemps
que la colère finit par se taire
jamais
Si je suis revenue
De ce pays brûlant où l’amour brille par son absence
Ce n’est pas pour tempérer ma soif d’absolu
Ni pour guérir ma fièvre
Si je suis à nouveau
Cette créature anormale
Qui se nourrit d’éther et de désir
Que l’on m’aime que l’on me blâme
Cela doit m’être égal
Et ça l’est
Si je suis revenue ce n’est pas pour me fondre dans un moule
J’ai payé trop cher le prix de ma liberté
J’ai trahi ma chair
Est-ce pour rien
Est-ce pour me choisir un nouveau maître
A ce stade
On ne croit plus aux promesses comme on n’en fait plus
C’est pas l’envie qui manque
J’en guérirai pourtant
Dans la confusion comment distinguer les liens des chaînes ?
Est-ce qu’il y a des promesses en attente
Dans les dortoirs du paradis
Est-ce la face cachée de l’espoir ?
Si cela doit prendre dix ans
Avant que le pardon ne fraye son chemin jusqu’à nos cœurs
Que la guérison n’effleure nos cicatrices
Si cela doit prendre cent ans
Avant que la paix ne s’installe dans l’âme
Que l’harmonie émane de chacun de nos gestes
Si le chemin dure plusieurs vies
Avant de comprendre ce qu’écouter veut dire
Et que la parole soit plus qu’une gestuelle de la langue
S’il faut qu’un univers passe et trépasse
Avant que l’on vibre à l’unisson
On n’a de cesse de poursuivre la poussière
Pour se bâtir des châteaux des enclos
Qui disparaissent avant même que l’espace ait rendu son prochain soupir
Libérons la notion d’avenir
ÎstÎna 𓆃

Réalisé avec IA
Salut à toi je voudrais te parler
Je prie pour que ma voix traverse les rideaux de nos larmes
Les barrages de la violence et des malentendus
Pour que l’espoir prenne le pas
Au nom de quoi
Faut-il que quelqu’un paye pour le mal que l’on s’est fait
Que serait ce monde si nous n’avions pas droit à l’erreur
Je te demande pardon mais je ne m’excuserai pas
D’être une femme imparfaite
Je te demande pardon mais je ne promets rien
Je suis à peu près sûre
Que je me tromperai encore
Au milieu d’une foule de questions dérisoires
Savoir si l’on peut prêter au hasard
Le bon vouloir de nos rencontres
Si j’avais su t’aurais-je fui
Et quelle femme serais-je aujourd’hui ?
Si je n’avais pas goûté de tes poings
Si je n’avais pas commis le pardon