IstIna Izvor 𓋹 Source de Vérité

Chemins de textes

A coeur

Il me tient à cœur
Comme il me tient au corps
Il m’attire encore
Malgré les marques qu’il laisse sur mon corps

Je sais pertinemment qu’il faut que je me tire
J’ai peur
De n’être plus rien qu’une coquille vide
Si je ne m’évade pas de cet amour morbide

J’ai peur d’être morte demain
J’ai peur de ce que pourraient me faire ses deux mains
S’il me retrouve

Affairée à la cuisine
Je fantasme
En caressant ce couteau
Pourquoi ne suis-je pas partie plus tôt

Au premier regard qu’il m’a lancé
Je me suis mise à l’aimer
Au premier baiser qu’il m’a donné
Je lui appartenais
Aux premières traces de ses mains sur mon corps
J’ai commencé à trembler
Et je n’ai pas cessé
Même à sa première larme de regrets versée

Elles lavent sa conscience
Et j’ai peur
Il me prend au cœur
Comme il me prend encore et encore
L’intégrité de mon corps

Et dans ma démence je m’accroche à sa violence
Je n’ai plus d’estime
Je me sens complice
Insidieusement instigatrice
Du crime dont je suis la victime
Je me dis que je l’aime
Et dans ses bras
Je m’abîme

arton3169

Tu seras

La vraie liberté n’a ni bordures ni frontières
Si ton esprit va plus loin que ce que voient tes yeux
Si ton amour est plus profond que ce que peut ton cœur
Ta vie sera plus riche que morale et droiture
Si tu sais amener ton corps jusqu’à une jouissance
Telle que les mots ne sauraient l’exprimer
Si tu veux goûter, déguster et boire
Tous les dons, les plaisirs à portée de tes lèvres
Si tu rassasie aujourd’hui sans crainte d’avoir faim demain
Pendant que d’autres par peur de se perdre
Économisent jusqu’à leurs faims leurs désirs
Si tu n’as pas peur de te découvrir toi-même
En te mesurant à l’échelle de ton propre pouvoir
Déploie seulement tes ailes, car il n’y a plus de barreaux
Les murs de l’étroite conscience sont tombés
Déploie seulement tes ailes et laisse-toi voler
Il n’y a ni ciel ni terre ni rien où t’appuyer
Savoure l’ivresse du vertige, le parfum du danger
Le nectar empoisonné coule déjà dans tes veines
Car elle viendra à toi je te le promet si tu l’appelles
Sous l’apparence d’un ange au sourire sanglant
Tu devras payer le prix de ta paix
Oublier ce qu’ils t’ont appris à vivre
Si tu as le courage de laisser glisser ton âme
Elle t’ouvrira les portes d’un monde sans limites
Un monde où ton esprit sera roi
Où ton corps fera foi
Un monde où tu seras toi
Un monde où tu seras libre

Qu’est-ce la liberté, l’homme est-il libre

C’est fou

C’est fou comme j’ai peur
J’ai peur de la folie
Qu’elle me prenne en défaut
Et s’enfuie

C’est triste comme je pleure
Moi qui me veux guerrière
À croire que mon cœur aguerri
Me trahit

À force d’étreindre des rêves faméliques
Je renonce à la douce esthétique du bon sens me tourne vers la démence pour donner une cadence à mon thème
J’en vois si peu qui luttent jusqu’au bout de leurs forces
Mais des pactes biaisés où nos âmes sont baisées
On se croit mortels et on abuse de notre liberté
À renoncer

Alors je m’élève contre la chute originelle
Pour commencer

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